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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- dire : Affirmer, soutenir, tenir pour vrai.
- art : 1) Au sens ancien, tout savoir-faire humain, toute pratique produisant un résultat non naturel (artificiel). 2) Au sens esthétique moderne, production ou création d'oeuvres destinées à plaire (beaux-arts), c'est-à-dire à susciter par leur aspect, une appréciation esthétique positive.
Extrait du corrigé : [Introduction]Le sens commun définit l'art comme une activité oisive par opposition au travail, activité contraignante, voire pénible comme le souligne l'étymologie du mot travail, tripalium, instrument de torture donc de souffrance. C'est par son travail sur la nature que l'homme a conquis le monde, apportant un réel mieux-être matériel à chacun : confort, hygiène, soins médicaux, etc., même si une grande partie de l'humanité ne bénéficie pas encore de ces découvertes ni de leurs applications. Mais elles existent, grâce au développement de la technique.L'art ne contribue pas à ce mieux-être matériel. Il ne participe pas à l'arrangement utilitaire du monde. Est-ce dire qu'il est inutile, non nécessaire, et qu'on peut vivre sans art ? Mais que signifie alors cette obstination humaine, depuis les temps préhistoriques, à laisser des traces artistiques, jusque dans les pires moments qu'un individu peut vivre, comme les guerres, les génocides ?[I. L'art n'est pas utile pour vivre]Ce qui est utile vise à satisfaire un besoin vital.
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Le corrigé du sujet "Dire de l'art qu'il n'est pas utilitaire, est-ce dire qu'il est inutile ? " a obtenu la note de : aucune note
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Lorsque nous parlons d’art, nous désignons en vérité deux réalités distinctes. Jusqu’au dix-huitième siècle, le terme « art » désignait l’ensemble des techniques de production d’artefacts : tel était encore le cas dans le Discours sur les sciences et les arts (1750) de Jean-Jacques Rousseau. Ainsi, l’activité de l’artiste et celle de l’artisan étaient recouvertes par le même terme. Or, il semble que ces deux activités ne soient pas entièrement réductibles l’une à l’autre, qu’elles possèdent chacune une spécificité à élucider. Par conséquent, il nous faudra au cours de ce travail préciser d’une part ce qui distingue l’art de l’horloger de celui du poète, l’activité du coutelier de celle du plasticien ; et toujours préciser à laquelle de ces deux activités singulières nous pensons lorsque nous employons le signifiant « art ».
Une chose utile est une chose qui sert valablement de moyen à la réalisation d’une ou plusieurs fins. A l’inverse, une chose inutile est soit une chose qui ne sert pas efficacement de moyen à la fin qu’un agent veut lui voir accomplir, soit une chose qui ne sert à strictement aucune fin.
La question qui nous est posée semble s’opposer frontalement au principe de non contradiction. Ce principe aristotélicien expose que l’on ne peut dire quelque chose d’une autre et son contraire, simultanément et sous les mêmes rapports. Analysons un instant la question : si nous disons de l’art qu’il n’est pas utile, cela signifie nécessairement qu’il est inutile. En effet, nous ne pouvons dire de l’art à la fois qu’il n’est pas utile et qu’il est son contraire, à savoir non inutile. Par conséquent, si nous voulons donner un sens à la question posée, et dépasser son caractère contraire au principe de non contradiction, nous devrons nous interroger plus profondément sur les concepts de non utile, et d’inutile, qui ne sont sans doute pas aussi synonymes qu’ils le semblent.
Nous nous demanderons donc si la question qui nous est posée tombe sous le coup de la critique du principe de non contradiction, ou s’il existe bien une différence entre le non utile et l’inutile.
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