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Définitions des termes :
- dire : Affirmer, soutenir, tenir pour vrai.
- parler : Faire usage d'une langue. Exprimer sa pensée.
Extrait du corrigé : Nul n'est besoin de savoir ce qu'est la vertu, le courage, pour argumenter et choisir les mots qui montreront que telle action est courageuse devant un tribunal ; il suffira de faire en sorte que la thèse adverse soit réfutée. Si besoin est, on pourra soutenir et démontrer le contraire devant un autre auditoire : il est possible de parler d'une chose sans en rien savoir puisque de toutes façons le discours ne dit que des mots, et non des choses.■ Pourtant, la philosophie consiste à montrer que si on ne mesure pas nos mots à ce qu'ils prétendent dire, si on ne juge pas la vérité d'un discours à partir de la chose même dont il parle, alors il suffira de parler pour dire vrai, et il n'y aura plus de différence entre dire vrai et dire faux. Il faut d'abord savoir en quoi consiste le courage pour en dire quelque chose, savoir ce qui fait l'essence du courage quelles que soient les circonstances. En effet, il est parfois courageux de fuir momentanément, si c'est pour surprendre l'ennemi : définir ce qu'est le courage suppose autre chose que d'utiliser les mots qui s'y rapportent.B - Mots et concepts : noms de choses ou noms d'idées ?■ Le discours est donc vide s'il ne permet pas de révéler quelque chose de ce dont il parle. Mais si nos mots découpent le réel, comment pourraient-ils coïncider avec ce que sont les choses, et en dire quelque chose ? Selon la formule de Bergson, l'intelligence qui découpe un monde de choses dans le continuum du devenir ne coïncide nullement avec ce qu'elles sont : nous parlons du temps en unités de mesures, comme s'il était mathématique, presque aussi découpable que l'espace. Or, quand nous faisons l'expérience de l'attente, nous percevons alors un flot ininterrompu de durée, qui semble parfois long, parfois court : nos « secondes », « minutes », etc.
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Le corrigé du sujet "Dire et parler" a obtenu la note de : aucune note
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C’est une réflexion sur le langage qu’il s’agit de faire. Il faut donc ici considérer le langage comme une puissance de mettre en relation, tout d’abord ce qui apparaît et ce qui est caché. Ensuite, les signes linguistiques entre eux, « nous appelons signe, la combinaison du concept et de l’image acoustique…Nous proposons de conserver le mot signe pour désigner le remplacer concept et image acoustique respectivement par signifié et signifiant » F. de Saussure Cours de linguistique général. Enfin, deux utilisateurs au moins, entre lesquels circulent une information : un locuteur, un auditeur, un émetteur, un récepteur. Lorsque l’on se demande à quoi sert le langage, on répond sans réfléchir qu’il sert à la communication. Si l’on part de cette affirmation du langage comme étant essentiellement communication, et que l’on interroge celui-ci nous répondrons alors à la question de savoir à quoi sert le langage et serons alors en mesure de savoir si l’on peut parler pour ne rien dire.
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