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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- vérité : La vérité concerne l'ordre du discours, et il faut en cela la distinguer de la réalité. Elle se définit traditionnellement comme l'adéquation entre le réel et le discours. Qualité d'une proposition en accord avec son objet. La vérité formelle, en logique, en mathématiques c'est l'accord de l'esprit avec ses propres conventions. La vérité expérimentale c'est la non-contradiction de mes jugements, l'accord et l'identification de mes énoncés à propos d'un donné matériel. On distinguera soigneusement la réalité qui concerne un objet (ce cahier, cette lampe sont réels) et la vérité qui est une valeur qui concerne un jugement. Ainsi le jugement : « ce cahier est vert » est un jugement vrai ou bien un jugement faux. La vérité ou la fausseté qualifient donc non l'objet lui-même mais la valeur de mon assertion. La philosophie, parce qu'elle recherche la vérité, pose le problème de ses conditions d'accès et des critères du jugement vrai.
- mot : 1. Élément du discours, signe d'une idée distincte. 2. Unité linguistique composée et fonctionnant de manière relativement autonome : « Segment de la chaîne parlée ou du texte écrit tel qu'on le puisse séparer de son contexte en le prononçant isolément ou en le séparant par un blanc des autres éléments du texte et lui attribuer une signification et une fonction spécifique » (MARTINET). 3. Au pluriel, souvent synonyme de paroles.
- sens : Du latin sensus, organe des sens, façon de sentir ou de penser . (a) Faculté d'éprouver des sensations d'un certain ordre (exemple : le sens du toucher). (b) Intelligence intuitive ou immédiate (exemple : le sens du commerce). (c) Intention de celui qui parle ou agit, signification des mots qu'on emploie. (d) Direction ou orientation d'un mouvement. (e) Bon sens : faculté de bien juger, de distinguer le vrai d'avec le faux (synonyme de raison chez Descartes). (f) Sens commun : ensemble d'opinions et de jugements reçus dans un milieu déterminé.
Extrait du corrigé : § Mais alors, si la vérité est extérieure au sujet, comment celui-ci peut-il la reconnaître ? Comment adopter et comprendre une chose à laquelle on ne participe pas et à laquelle on doit se soumettre néanmoins ? Le mot vérité a-t-il plus de sens pour nous si nous n'en sommes pas les producteurs ? En effet, si la vérité doit être objective, il n'en reste pas moins que toute vérité n'est reconnue comme telle et dite telle que par un sujet : il n'y a pas de vérité sans sujet pour la reconnaître. Se dessine alors une aporie selon laquelle le mot vérité semble dénué de sens à la fois lorsqu'il est tout subjectif et lorsqu'il est si objectif qu'il nous est extérieur. § Se pose alors le problème suivant : la vérité est-elle subjective et dépend-elle par là de chacun comme en étant son producteur ou est-elle objective, devant avoir un critère de reconnaissance en dehors de toute subjectivité, mais tout en étant reconnaissable par le sujet qui doit y prendre part pour la reconnaître comme telle ? PROPOSITION DE PLAN. I) La vérité semble bien être subjective et dépendre de celui qui la cherche et la possède. § Dire « à chacun sa vérité » semble vouloir dire que la vérité serait subjective, au sens où chacun possède ou croit posséder des vérités sur les choses. Dès lors, sur un même thème, différents sujets ne seront pas d'accord, chacun étant persuadé qu'il possède la vérité sur les choses.
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Le corrigé du sujet " Si l'on dit "A chacun sa vérité" le mot vérité garde t-il un sens ?" a obtenu la note de : aucune note
vérité chacun d'une vérité" conscience l'on garde "qui mot pas être dit sens question soi-même réponse l'art penser limites exacte suis-je mort illusions dévoilement
§ La vérité semble bien dépendre, de prime abord, d’un sujet qui la possède et qui l’énonce. Dès lors, elle semble être subjective et c’est cela que le sujet interroge. En effet, si la vérité est subjective, il semble bien alors que chacun possède sa propre vérité, indépendamment des autres. Dire « à chacun sa vérité » reviendrait alors à dire que la vérité est toute subjective, dépendant des sujets dans lesquels elle s’incarne.
§ Mais dire cela, n’est-ce pas ôter toute valeur à la vérité ? En effet, une vérité toute relative est-elle encore une vérité ? Le propre de la vérité n’est-il pas son objectivité, sa capacité à être reconnue comme telle universellement ? Dès lors, dire « à chacun sa vérité » reviendrait à abolir la vérité comme universelle et objective. La vérité serait alors bien plutôt ce qui est hors du sujet et ce qui s’impose à lui de l’extérieur comme étant ce à quoi il doit nécessairement se soumettre. La vérité est objective et doit alors trouver un critère qui soit autre que celui de la subjectivité et de la relativité à un sujet. En disant « à chacun sa vérité » on abolirait donc la vérité au profit d’une simple opinion voire de la croyance.
§ Mais alors, si la vérité est extérieure au sujet, comment celui-ci peut-il la reconnaître ? Comment adopter et comprendre une chose à laquelle on ne participe pas et à laquelle on doit se soumettre néanmoins ? Le mot vérité a-t-il plus de sens pour nous si nous n’en sommes pas les producteurs ? En effet, si la vérité doit être objective, il n’en reste pas moins que toute vérité n’est reconnue comme telle et dite telle que par un sujet : il n’y a pas de vérité sans sujet pour la reconnaître. Se dessine alors une aporie selon laquelle le mot vérité semble dénué de sens à la fois lorsqu’il est tout subjectif et lorsqu’il est si objectif qu’il nous est extérieur.
§ Se pose alors le problème suivant : la vérité est-elle subjective et dépend-elle par là de chacun comme en étant son producteur ou est-elle objective, devant avoir un critère de reconnaissance en dehors de toute subjectivité, mais tout en étant reconnaissable par le sujet qui doit y prendre part pour la reconnaître comme telle ?
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