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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- opinion : Idée sans contenu démontré par la raison. L'opinion s'oppose, dans la philosophie platonicienne, à l'Idée. L'opinion renvoie au particulier, l'Idée à l'universel. Un jugement de goût relève de l'opinion. Définir ce qu'est l'essence de la beauté relève de l'Idée. OPINION DROITE: Selon Platon, c'est une connaissance vraie mais non justifiée ni fondée pour celui qui l'émet.
- relativisme : Idée selon laquelle il n'y a pas de vérité absolue, mais qu'il peut y avoir autant de vérités que de points de vue, que toutes les croyances se valent.
Extrait du corrigé : Proposition de plan : 1) Partons de cette tradition philosophique qui fait que la vérité est une et donc universelle. Aristote relevait déjà le principe de non-contradiction ; alors la diversité d'opinions ne peut être que le signe d'une errance ou tout du moins cela implique qu'une seule idée est dans le vrai et le reste se trompe. En creusant l'idée, on peut aboutir à la thèse extrême, celle d'un Protagoras qui prône un relativisme absolu. En effet, la vérité universelle n'existe pas et « l'homme est la mesure de toute chose », telle qu'elle lui apparaît à ses sens. L'être, la vérité est multiple et est ce qui se donne aux sens selon les individus et les circonstances. Aussi ne peut-on pas parler de LA vérité mais de vérités subjectives. Chacun établit sa norme. Ce qui montre, par la négative, que la diversité des opinions tourne le dos à la vérité. Seulement, s'il existe autant de vérités que d'avis, alors le dialogue n'est plus possible et tout est permis au nom de sa vérité ; ceci est vrai ou légitime parce que je le pense. C'est une thèse assez dangereuse qui autoriserait n'importe quel acte aussi intolérable soit-il.
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Le corrigé du sujet " La diversité des opinions nous condamne-t-elle au relativisme ?" a obtenu la note de : aucune note
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La vérité est ce qui se présente d'emblée comme universelle ; elle est donc unique, identique en tout temps et en tout lieu. La vérité est valable pour tous et échappe donc au relativisme. Or, le relativisme caractérise les jugements personnels et individuels que sont les opinions. Ainsi, l'opinion apparaît comme contradictoire avec l'idée de vérité et la remet même en question : s'il y a autant d'opinions qui se valent que d'individus, c'est tout critère du vrai qui s'évanouit. Et c'est même tout jugement moral qui est interdit si les opinions sont équivalentes.
Mais le problème est de savoir comment atteindre la vérité. Le débat d'opinions n'est-il finalement pas une démarche afin de découvrir le vrai ? Refuser l'opinion des autres revient à supposer que l'on dispose soi-même de l'unique vérité : est-ce réellement toujours le cas ? De plus, peut-on faire taire les voix divergentes au nom de la Vérité ? Le problème moral et politique est sous-jacent.
La science, dans son besoin d'achèvement comme dans son principe, s'oppose absolument à l'opinion. S'il lui arrive, sur un point particulier, de légitimer l'opinion, c'est pour d'autres raisons que celles qui fondent l'opinion ; de sorte que l'opinion a, en droit, toujours tort. L'opinion pense mal; elle ne pense pas : elle traduit des besoins en connaissances. En désignant les objets par leur utilité, elle s'interdit de les connaître. On ne peut rien fonder sur l'opinion: il faut d'abord la détruire. Elle est le premier obstacle à surmonter.
L'esprit scientifique nous interdit d'avoir une opinion sur des questions que nous ne comprenons pas, sur des questions que nous ne savons pas formuler clairement. Avant tout, il faut savoir poser des problèmes. Et quoi qu'on dise, dans la vie scientifique, les problèmes ne se posent pas d'eux-mêmes.
S'il n'y a pas eu de question, il ne peut y avoir connaissance scientifique. Rien ne va de soi. Rien n'est donné. Tout est construit.
Gaston Bachelard, La Formation de l'esprit scientifique, Vrin, 1938.
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