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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- vérité : La vérité concerne l'ordre du discours, et il faut en cela la distinguer de la réalité. Elle se définit traditionnellement comme l'adéquation entre le réel et le discours. Qualité d'une proposition en accord avec son objet. La vérité formelle, en logique, en mathématiques c'est l'accord de l'esprit avec ses propres conventions. La vérité expérimentale c'est la non-contradiction de mes jugements, l'accord et l'identification de mes énoncés à propos d'un donné matériel. On distinguera soigneusement la réalité qui concerne un objet (ce cahier, cette lampe sont réels) et la vérité qui est une valeur qui concerne un jugement. Ainsi le jugement : « ce cahier est vert » est un jugement vrai ou bien un jugement faux. La vérité ou la fausseté qualifient donc non l'objet lui-même mais la valeur de mon assertion. La philosophie, parce qu'elle recherche la vérité, pose le problème de ses conditions d'accès et des critères du jugement vrai.
- esprit : La notion d'esprit revêt plusieurs sens. Elle désigne d'une part l'intellect, la raison, la pensée. Elle désigne d'autre part l'âme, l'être immatériel qui constitue notre intériorité, notre personnalité. Les philosophes classiques ne faisaient pas de différence entre les deux: l'âme, qui relève du sentiment que nous avons de nous-mêmes, est aussi le siège de la pensée. C'est peut-être une indication qu'affectivité et raison sont plus étroitement unies qu'on ne le croit, dans l'esprit, précisément.
Extrait du corrigé : LIRE LE SUJET La question est ici de bien savoir en quel(s) sens l'on prend les termes « diviniser » et « péché », car la réponse sera différente selon qu'on les prend au sens strict (religieux) ou au sens figuré. Diviniser signifie en effet au sens propre « élever au statut d'un Dieu », mais au sens figuré « donner une grande valeur à » ; de même « péché » signifie au sens propre « acte conscient par lequel on contrevient aux lois religieuses, aux volontés divines », mais au sens figuré: une « faute ». On pourra ainsi adopter le plan suivant : - Analyse de la « divinisation » de la vérité: on lui prête un caractère absolu et intemporel. Dès lors, toute possibilité d'évolution de la pensée, mais aussi de débat critique, disparaît (faire de la vérité une « divinité » peut aussi signifier qu'on la concevrait comme d'origine divine: ce qui lui confère une éternité homologue à celle de Dieu lui-même).- Montrer le risque d'aboutir au fanatisme:* la vérité « divine » doit être respectée, éventuellement imposée;* elle ne supporte aucune contradiction et devient totalitaire.- L'esprit; dans son dynamisme même, est au contraire synonyme de liberté, d'attitude critique et de quête interminable (on peut, là, prendre appui sur Hegel). Admettre une vérité «divine », c'est admettre qu'il doit lui être soumis et perd dès lors son autonomie (cf. historiquement: la vérité admise, au Moyen Age, des vérités «révélées» sur les vérités « de la raison »). 1. Position de la conscience religieusea) Pour la conscience religieuse, Dieu est la Vérité absolue en même temps qu'il est l'Esprit absolu.
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Le corrigé du sujet " Diviniser la vérité, n'est-ce pas pécher contre l'esprit ?" a obtenu la note de : aucune note
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