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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- devenir : Du latin devinere « venir en ascendant », « arriver à ». Marque le passage à un autre état et est synonyme de changer. Le devenir exprime aussi le fait d’être soumis au temps.
- homme : Le plus évolué des êtres vivants, appartenant à la famille des hominidés et à l'espèce Homo sapiens (« homme sage »). Traditionnellement défini comme « animal doué de raison », l'homme est aussi, selon Aristote, un « animal politique ». Ce serait en effet pour qu'il puisse s'entendre avec ses semblables sur le bon, l'utile et le juste que la nature l'aurait pourvu du langage.
Extrait du corrigé : 1° Notre essence d'homme nous est donnée, l'apprentissage consiste à bien user de nos facultés Pour Descartes, nous sommes hommes par notre essence, qui nous est donnée de manière innée : nous ne devons donc pas apprendre à devenir hommes, mais à bien user de ce qui nous définit comme hommes. La qualité d'homme réside dans l'âme, qui est substance pensante, opposée à la substance étendue qu'est la matière. Nous naissons avec des facultés qui caractérisent l'humanité : Descartes affirme dans le Discours de la méthode que la raison est la chose du monde la mieux partagée, ce qui signifie que nous la possédons de façon innée, même si cela n'implique pas que nous savons en user correctement. De plus, l'homme possède un ensemble d'idées innées, que Dieu a mises en notre esprit et dont il garantit la vérité, comme les idées mathématiques. Etre homme est donc le résultat de notre essence de substance pensante, nous n'avons pas à proprement parler à devenir hommes au sens où il nous faudrait acquérir cette essence. Mais cela ne signifie pas qu'être homme consiste à ne rien avoir à apprendre : nous devons éduquer notre raison en dirigeant notre pensée de manière à n'accepter dans notre entendement que les idées innées dont la vérité nous apparaît clairement, et en préservant notre raison de l'emprise des passions qui nous induit en erreur. 2° Il est de notre essence d'être libres d'apprendre à devenir hommes Dans la perspective stoïcienne, telle que l'expose notamment Epictète, nous possédons une faculté, la raison, qui nous différencie des animaux. Mais cette faculté en elle-même n'est rien si nous n'apprenons pas à en user selon notre destination : être homme ne se définit pas par la possession de la raison, mais par son usage. Zeus nous a en effet donné la raison en nous laissant la liberté de son usage, pour qu'il revienne à notre mérite d'apprendre à nous conduire selon l'humanité. La sagesse consiste à apprendre, en s'exerçant, à accepter l'ordre du monde, ou la Providence, en conformant nos désirs à ce qui arrive : il nous revient donc, pour vivre en hommes, d'user des représentations de la raison, pour accéder à la possibilité de participer à l'oeuvre de Zeus.
Corrigé de 1220 mots (soit 2 pages) directement accessible
Le corrigé du sujet "Doit-on apprendre à devenir homme ?" a obtenu la note de : aucune note
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Etre homme se comprend généralement comme un fait, en référence à la possession de l’essence ou de la nature humaine. Par ailleurs, il semble être une caractéristique de l’homme, contrairement aux animaux, de ne pas se définir par un ensemble d’instincts figés, mais de posséder une capacité d’apprentissage qui permet le développement de ses facultés. Faut-il alors penser que la qualité d’être homme nous est donnée d’emblée, de façon innée, par notre nature, qui serait directement achevée, et que l’apprentissage ne consiste que dans le perfectionnement de cette nature ? Ou bien cet apprentissage doit-il nous conférer la qualité d’homme, à partir d’une potentialité qu’il nous reviendrait de faire accéder à la nature humaine ?
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