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Sujet : Doit-on être vertueux pour savoir ce qu'est la vertu ?

Définitions des termes :
  • être : Du latin esse, « être ». 1) Verbe : exister, se trouver là. En logique, copule exprimant la relation qui unit le prédicat au sujet (exemple : l'homme est mortel). 2) Nom : ce qui est, l'étant. 3) Le fait d'être (par opposition à ce qui est, l'étant). 4) Ce qu'est une chose, son essence (exemple : l'être de l'homme). 5) Avec une majuscule (l'Être), l'être absolu, l'être parfait, Dieu.
  • vertueux : C'est montrer la force de sa volonté dans l'accomplissement de son devoir. C'est une disposition acquise et habituelle à vouloir et à accomplir le bien et à fuir le mal. (Morfaux)
  • savoir : a) Comme nom, ensemble de connaissances acquises par l'apprentissage ou l'expérience. b) Comme verbe, avoir appris quelque chose, et pouvoir le dire, le connaître, le répéter.
  • vertu : La vertu est la force morale de la volonté d'un homme dans l'accomplissement de son devoir, lequel est une coercition morale exercée par sa propre raison législatrice.

Extrait du corrigé : La connaissance de la vertu peut donc être celle d'un personnage qui lui-même n'est pas vertueux.   II-Le problème de la connaissance.               Le concept clef dans le problème que nous avons à résoudre est celui de connaissance : autrement dit, peut-on réellement connaître une chose en lui demeurant extérieur ? La connaissance théorique, livresque, de la vertu, égale-t-elle le savoir dont disposent les gens vertueux sur leur propre qualité ? On accorderait sans peine avec La Bruyère qu'il faut avoir aimé pour prétendre savoir ce qu'est l'amour ; or, être vertueux, n'est-ce pas également une disposition psychique singulière ? Dès lors ne doit-on pas distinguer entre une connaissance adéquate de la vertu et une connaissance secondaire ?             Deux solutions paraissent donc possibles et qui tiennent à deux attitudes bien distinctes ; soit l'on adopte l'attitude du philosophe contemplatif, et dès lors il suffit d'atteindre à l'idée de la vertu, par la méditation, pour s'en construire un savoir ; soit l'on préfère une attitude plus scientifique, qui consiste à privilégier l'expérience des choses en première personne. A ce titre, un savoir n'est garanti que s'il est doublé, soutenu, par une expérience personnelle.             Toutefois il peut sembler trop radical de distinguer absolument un savoir de première main et un savoir secondaire ; les personnages des écrits de Sade décrivent parfois fort justement en quoi consiste la vertu, quoiqu'ils ne l'observent pas. Ne pourrait-on pas argumenter d'ailleurs que l'on connaît d'autant mieux une chose qu'on lui est extérieur ?

Doit-on être vertueux pour savoir ce qu'est la vertu ?

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