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Doit-on justifier son existence ?

Philosophie

Aperçu du corrigé : Doit-on justifier son existence ?



Publié le : 25/3/2004 -Format: Document en format FLASH protégé

Doit-on justifier son existence ?
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La question « doit-on « porte sur un devoir ou une obligation, que cette obligation vienne d’une autorité extérieure ou bien d’une exigence que l’on formule vis-à-vis de nous-mêmes. Le « on « est ici le « on « indéfini de l’espèce humaine prise dans son ensemble – c’est donc l’existence humaine qui est en question ici, ou plutôt sa justification – son sens et sa raison d’être -, ainsi que le rapport que chaque homme entretient avec le sens de sa propre existence, comme le montre l’emploi du possessif « son «. Justifier quelque chose, c’est l’expliquer, en exposer les raisons d’être, déterminer en quoi il est juste, pertinent, que telle ou telle chose existe.
La question est donc ici double : a-t-on le devoir de justifier notre existence ? – autrement dit, une existence que l’on ne s’efforcerait pas de justifier peut-elle prétendre à une forme d’excellence ? D’autre part, est-il pertinent de chercher à justifier son existence ? – comme si l’existence était un objet qui, par son caractère injustifié, absurde, refusait que l’on accomplisse envers lui un travail de justification. Le sujet porterait alors sur une la valeur d’une affirmation de l’impertinence de la justification en ce qui concerne l’existence, et renfermerait implicitement la question suivante : l’existence est-elle absurde ou justifiable ?
Ces deux questions s’impliquent l’une l’autre : il faudra donc interroger en même temps l’éventuelle absurdité de l’existence et le devoir ou le non-devoir de justification que l’homme peut entretenir à son égard. La réponse au premier problème conditionnera ainsi la réponse au second.



Quoi qu'on dise, le moment le plus heureux de l'homme heureux est encore celui où il s'endort, comme l'instant le plus malheureux de la vie de l'homme malheureux est celui de son réveil. Au surplus, une preuve indirecte, mais certaine, de ce que les hommes se sentent malheureux et, en conséquence, le sont, est encore fournie par l'envie féroce, innée en chacun de nous, qui, dans toutes les circonstances de la vie, éclate au sujet de quelque supériorité que ce soit, et ne peut retenir son venin. Le sentiment qu'ils ont d'être malheureux empêche les hommes de supporter la vie d'un autre, présumé heureux ; celui qui se sent momentanément heureux voudrait aussi répandre le bonheur tout autour de soi, et dit : Que tout le monde ici soit heureux de ma joie. (Helvétius, De l'esprit, discours III, chap. XII.) Si la vie était en soi un bien précieux et décidément préférable au non-être, la porte de sortie n'aurait pas besoin d'en être occupée par des gardiens aussi effroyables que la mort et ses terreurs. Mais qui consentirait à persévérer dans l'existence, telle qu'elle est, si la mort était moins redoutable ? - Et, si la vie n'était que joie, qui pourrait aussi endurer la seule pensée de la mort ! - Mais, dans notre situation présente, elle a toujours du moins ce bon côté d'être la fin de la vie, et nous nous consolons des souffrances de la vie par la mort, et de la mort par les souffrances de la vie. La vérité est qu'elles sont toutes deux inséparablement liées, et constituent pour nous un labyrinthe, d'où il est aussi difficile que désirable de revenir             Transition : cette position pessimiste a l'avantage de ne faire appel à aucun élément extérieur à l'existence pour poser le problème de sa justification. Est-il possible, compte tenu de cette position, de penser malgré tout un devoir de justification de l'existence, et, si oui, à quelles conditions pour le sujet qui prend en charge ce devoir ?


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