Doit-on nécessairement penser la culture au pluriel ? *
EXEMPLES DE RECHERCHE
Aperçu du corrigé : Doit-on nécessairement penser la culture au pluriel ?
• Angles d’analyse
→ Il a pu arriver, en raison de ces différences ou sous prétexte de ces différences, de refuser le statut d'homme à des êtres qui manifestement pourtant ressemblaient à des hommes, comme par exemple les Noirs dont on a prétendu qu'ils n'avaient pas d'âme, ce qui autorisait à les utiliser comme esclaves ou comme les Juifs que les nazis comparaient à des rats ou à des microbes, ce qui préparait à l'idée qu'il était nécessaire de les supprimer et qu'en le faisant, on ne tuerait pas des hommes. Au nom d'une certaine idée de l'homme et de la culture, et en raison de différences observables entre eux, on a pu donc refuser le statut d'hommes à des êtres qui pourtant étaient des membres de l'espèce humaine.
→ Il s’agit donc de s’interroger sur la légitimité d’une penser plurielle de la culture. Car si de fait il semble qu’il y ait bien plusieurs cultures différentes, peut-on franchir le cap du droit ?
→ Au fond, c’est bien ici la définition de la culture comme telle, et a fortiori sont statut, qui sont mis à la question. Mais, plus profondément encore, c’est l’unité de l’homme comme espèce, comme appartenant à un même genre d’êtres, c’est-à-dire la notion de nature humaine, qui est à interroger. Nature et culture ne sont donc pas séparables.
- Problématique
Si de fait il semble qu’il faille reconnaître qu’il y a bien plusieurs cultures (parfois bien différentes), cela signifie-t-il nécessairement qu’il faille renoncer à penser, en droit, et de manière quasi régulatrice
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Doit-on nécessairement penser la culture au pluriel ?