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Doit-on le respect au vivant ?

Philosophie

Aperçu du corrigé : Doit-on le respect au vivant ?



Publié le : 25/8/2005 -Format: Document en format FLASH protégé

	Doit-on le respect au vivant 	?
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  • respect : Sentiment éprouvé face à une valeur jugée éminente ou absolue, et qui conduit à s'interdire tout ce qui pourrait lui porter atteinte. Le respect est, selon Kant, le seul mobile subjectif possible de l'action morale désintéressée, c'est-à-dire d'une action déterminée objectivement par la seule représentation de la loi ( ou impératif catégorique). Le respect est alors ce que l'on doit à autrui en tant que personne morale.
  • vivant : L'être vivant est un organisme. Il n'est pas constitué d'une juxtaposition de parties ajoutées les unes aux autres. Ces parties forment un tout car elles sont interdépendantes (le fonctionnement d'une partie est tributaire de celui des autres) et paraissent toutes participer à une fin commune : le maintien de l'être vivant en vie. Parce qu'il est un organisme, l'être vivant est un organisme. Tout être vivant est un individu au sens où il forme une unité distincte, ne ressemblant exactement à aucune autre, qui ne peut être divisée sans être détruite. Leibniz au XVII ième avait énoncé l'existence d'un principe, nommé principe des indiscernables, selon lequel il n'y a pas deux êtres identiques dans la nature. Qu'est-ce qui différencie les organismes vivants des choses naturelles ou objets fabriqués ? Jacques Monod, généticien, prix Nobel de médecine en 1965, retient dans Le hasard et la nécessité trois critères qui doivent être présents simultanément dans un être pour que celui-ci puisse être qualifié de vivant. Le premier est la téléonomie (du grec télos : fin et nomos : loi). L'être vivant est toujours un être qui, pris dans son ensemble ou chacune de ses parties, répond à une fonction, donc apparemment à une fin. Du point de vue de l'ensemble, l'être vivant semble "fait pour" se perpétuer. Se perpétuer lui-même, du moins le temps nécessaire à la reproduction, et perpétuer son espèce. Du point de vue de chacune des parties, ces dernières semblent "faites pour" accomplir telle ou telle fonction. L'oeil est "fait pour" voir, la langue du fourmilier "pour" attraper les fourmis ... comme si une fin à réaliser était à l'origine de chaque organe, comme si la fonction créait l'organe. Le second critère retenu par Monod est la morphogenèse autonome (du grec morphé : forme et genesis développement). L'être vivant est en relation constante avec un milieu extérieur ; néanmoins, le processus de formation et de développement d'un être vivant est indépendant du milieu extérieur. Même si, pour son entretien et sa croissance, un organisme vivant a besoin d'assimiler des substances étrangères (nourriture, oxygène, gaz carbonique, etc.), même si, sans ce type de relations la vie ne pourrait ni exister, ni se développer, toujours est-il que sa forme et sa croissance sont régies par une programmation interne qui n'est pas le résultat des forces extérieures qui s'exercent sur l'être vivant. Par exemple, un poisson rouge ne peut survivre sans eau et daphnies, mais aucune force physique ne peut transformer ce dernier en éléphant. Les manifestations principales de cette morphogenèse autonome sont l'auto-formation, l'autorégulation et l'auto-réparation. Cette dernière, bien qu'elle ne concerne pas tous les organes, s'étend cependant à un nombre infini d'agressions et de blessures. C'est ainsi que l'écorce du pin entaillé se refait, que la pince du crabe repousse et que les blessures se cicatrisent. Le troisième critère est l'invariance reproductive. Les êtres vivants se reproduisent. En outre, cette reproduction est marquée par l'invariance, soit complète en cas de reproduction par sissiparité (division des cellules), soit partielle en cas de reproduction sexuée. Il existe alors des différences individuelles (à l'exception des jumeaux univitellins) mais les caractéristiques de l'espèces sont conservées. Il ne faut pas confondre la variabilité des individus et l'invariance propre à l'espèce. Ces trois critères, présents en un même être, nous permettent-ils de distinguer assurément le vivant de l'inerte ? Après tout les machines sont également des objets téléonomiques, les machines peuvent s'autoréguler et les ordinateurs, en raison de la programmation, ont une certaine autonomie. Il est moins aisé qu'il ne le paraît au premier abord de dégager des critères permettant de différencier un être vivant d'une machine complexe toutefois, la machine ne se reproduit pas, ne croit pas et connaît une autonomie très limitée.

Alors que la morale traditionnelle est centrée sur le respect dû à la personne humaine, de plus en plus souvent de nos jours des voix s'élèvent pour réclamer une extension de cette notion à l'ensemble du vivant, afin d'imposer une stricte limitation des interventions humaines aussi bien sur les animaux que sur la vie humaine à son commencement. Doit-on véritablement le respect au vivant ? Nous étudierons dans un premier temps les raisons pour lesquelles le respect s'adresse habituellement à la personne humaine, puis nous envisagerons les motifs qui poussent à une extension de cette notion; nous nous demanderons enfin si, sans aller jusqu'à un effacement de la spécificité humaine, la dignité de l'homme n'est pas de savoir limiter son action à l'égard du vivant.



Bien que décrété de manière unilatérale, le respect peut-il fonder une communauté de tous les êtres vivants avec ce seul critère comme lien de solidarité ? Certains penseurs, notamment dans le monde anglo-saxon, ontreproché à la morale traditionnelle d'être trop centrée sur l'espèce humaine et ont tenté de formuler ce que pourraient être les droits des animaux.

* Quelle serait la portée de ce respect?La question est cependant épineuse car il est difficile de tracer une limite nette entre les actes qui sont à interdire clairement (les traitements cruels envers les animaux) et ceux qu'il serait absurde de condamner (consommer des plantes). Le respect pour les animaux implique-t-il, par exemple, la généralisation du végétarisme ? Ou seulement la mise en place de certaines normes dans le domaine de l'élevage ou de l'expérimentation biologique à des fins médicales? 

Troisième partie: quelles peuvent être les limites de l'action humaine sur le vivant ?

En ce qui concerne le travail sur l'embryon humain, il est difficile de dire à quel moment un amas de cellules devient véritablement un être humain; comme tout embryon peut devenir une personne, une protection spécifique est nécessaire afin d'éviter des abus en termes de manipulations voire de commerce. C'est pourquoi un statut de l'embryon a été formulé pour encadrer la pratique scientifique et médicale.De même, des débats vigoureux sont en cours pour que ne prévalent pas les seuls intérêts économiques dans le développement d'organismes transgéniques: face au manque de visibilité pour les conséquences à long terme de ces transformations la simple prudence incite à ralentir le développement de ces cultures.




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Le corrigé du sujet " Doit-on le respect au vivant ?" a obtenu la note de : aucune note

Corrigé consulté par :
  • GGpilote (Hors-ligne), le 23/01/2011 à 23H14.
  • Ilan50784 (Hors-ligne), le 28/12/2009 à 28H12.
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