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Sujet : Doit-on respecter les choses comme on doit respecter autrui ?

Définitions des termes :
  • respect : Sentiment éprouvé face à une valeur jugée éminente ou absolue, et qui conduit à s'interdire tout ce qui pourrait lui porter atteinte. Le respect est, selon Kant, le seul mobile subjectif possible de l'action morale désintéressée, c'est-à-dire d'une action déterminée objectivement par la seule représentation de la loi ( ou impératif catégorique). Le respect est alors ce que l'on doit à autrui en tant que personne morale.
  • chose : 1. Désigne la réalité (res en latin : chose) en gén. ; cf. DESCARTES : « chose pensante » (âme), « chose étendue » (matière). 2. Désigne la réalité, envisagée comme déterminée et statique, existant hors de la représentation ; en ce sens, KANT utilise l'expression « chose en soi ». 3. (Par ext.) À partir du sens 2, désigne la réalité inanimée, hors de son rapport à la pensée (le monde des choses). Rem. : la chose se distingue de l'objet en ce que ce dernier est construit ; cela n'implique pas que la chose soit chose en soi ; ce qui est chose se constitue comme ce qui est maniable, ce qui est disponible ; autrement dit, l'objet se réfère à la pensée, la chose à l'action ; le monde des choses, c'est le monde qui se détermine dans la pratique, et y résiste ; à partir du sens 3, le réaliste confond volontiers la chose et l'objet (cf. DURKHEIM : « Il faut considérer les faits sociaux comme des choses »). 4. Chosisme : attitude qui consiste à considérer la réalité comme une chose au sens 2.
  • comme : De même que, tel que, à l'instar de.
  • autrui : Un autre homme, une autre personne. En philosophie, "autrui" est ce qui est différent de moi et que l'appréhende par ma subjectivité. L'homme est ce que j'ai en commun avec les autres, tandis qu' "autrui" est ce qui me différencie des autres, ce que je ne peux connaître totalement, à cause de ma subjectivité.

Extrait du corrigé : De même mon adversaire, quelle que soit l'opinion que j'ai de lui, me fait obligation de le respecter, en tant qu'il est mon adversaire, ce qui revient à respecter les règles du combat, guerrier ou sportif. Ainsi, au-delà de toute personne particulière, c'est une loi générale que je respecte : le respect s'adresse d'abord à une loi. Cette loi peut tirer sa légitimité d'un commandement divin (loi religieuse), d'une convention sociale (loi civile) ou d'un impératif moral qui s'impose à tous les hommes (loi morale). Mais son effet est toujours de prendre sous sa protection un objet. Dans le cas du respect d'autrui, cet objet est la personne humaine.Ainsi mieux instruit sur le premier terme de la comparaison proposée par le sujet, voyons le deuxième, qui n'est, lui, qu'une hypothèse : on doit (on devrait) respecter les choses. Qu'en est-il à présent du respect quand son objet est non plus autrui mais les « choses » ?Les « choses » désignent à première vue une idée bien vague. Ce qu'on peut d'abord en dire, c'est que « les choses », comme l'énoncé du sujet nous les présente, ce n'est pas autrui, ce sont les choses par opposition aux hommes. Mais jusqu'où va cette opposition ?

Doit-on respecter les choses comme on doit respecter autrui ?

Corrigé : Doit-on respecter les choses comme on doit respecter autrui ? Corrigé de 2075 mots (soit 3 pages) directement accessible

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