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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- doute : État de l'esprit quand nous nous demandons si un fait est réel ou non, si une proposition est vraie ou non. Douter n'est pas nier : la négation est une certitude, le doute revient à admettre qu'on ne sait pas.
- force : a) Principe de puissance ou d'action. b) Par opposition au droit: recours à la contrainte pour faire respect un pouvoir illégitime. c) Droit du plus fort: conception qui fait reposer l'autorité du chef sur sa supériorité physique. d) Fort: qui possède la force au sens fort ou au figuré. Opposé à faible.
- esprit : La notion d'esprit revêt plusieurs sens. Elle désigne d'une part l'intellect, la raison, la pensée. Elle désigne d'autre part l'âme, l'être immatériel qui constitue notre intériorité, notre personnalité. Les philosophes classiques ne faisaient pas de différence entre les deux: l'âme, qui relève du sentiment que nous avons de nous-mêmes, est aussi le siège de la pensée. C'est peut-être une indication qu'affectivité et raison sont plus étroitement unies qu'on ne le croit, dans l'esprit, précisément.
Extrait du corrigé : La « Renaissance » du doute... - Montaigne montre dans ses Essais que vouloir saisir l'être, c'est comme vouloir empoigner de l'eau. La raison n'est pas un honorable refuge, d'où une déconstruction de l'homme et de ses prétendues facultés, c'est ce qu'appelle Montaigne « la vanité et dénéantise de l'homme ». Il y a une vacuité ontologique de l'homme, alors que ce dernier croit le plus souvent fermement à sa raison, ou à son être. Avec Montaigne on peut douter sur tout, sauf sur la vanité de l'homme. Ainsi le stoïcien est vaniteux puisqu'il pense être maître de lui-même. Le doute exclut qu'on ne fasse jamais sienne une certaine présentation du moi, et c'est toute la présentation des Essais : « Je ne peins pas l'être, je peins le passage » (III, 2). Ainsi il n'y a pas avec Montaigne de résultat, que ce soit l'ataraxie sceptique, ou une certitude inébranlable ; de fait, pour cet humaniste, la vie humaine n'a pas de but, mais seulement « un bout » (Essai, III, 12). Ainsi le titre de cette oeuvre montre bien que l'homme est un essai permanent. - Montaigne s'emploie aussi à une critique de tout dogmatisme en réhabilitant la croyance.
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Le corrigé du sujet " Le doute est il impuissance ou force de l'esprit? " a obtenu la note de : aucune note
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Le doute peut se définir comme un état d’esprit qui suspend son jugement, ou diffère une décision, dans l’indétermination des raisons ou des motifs qui le pousse vers le vrai, le bien ou l’utile. On peut aussi distinguer deux formes du doute : le doute naturel (ou spontané) qui désigne une hésitation due à l’incertitude d’une affirmation ou à la non prépondérance des raisons d’agir, et le doute philosophique qui repose sur une résolution de douter, dans lequel sont inclus le doute sceptique (les Sceptiques grecs, Montaigne, etc.) et le doute méthodique (tel Descartes). On peut affirmer que le doute est au fondement de toute philosophie, puisqu’on met en doute ce qui est donné, les opinions, et ce afin de se faire une idée plus adéquate concernant la réalité. Cependant le doute peut tout aussi bien mener à un arrêt total du mouvement de la pensée, car on ne saurait déterminer au final le vrai du faux. C’est en ce sens que l’on peut comprendre le doute comme impuissance de l’esprit, dans l’incapacité de l’homme à se prononcer sur la vérité d’une chose. Toutefois, le doute peut être une force en ce qu’il permet de dépasser le rapport immédiat aux choses, et ainsi de réfléchir de manière plus global sur la chose. Dans cette mesure, le doute n’est qu’un moment dans le chemin du savoir, il est la condition de son propre dépassement vers un savoir plus vrai. En quoi l’esprit doit-il dompter le doute ?
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