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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- doute : État de l'esprit quand nous nous demandons si un fait est réel ou non, si une proposition est vraie ou non. Douter n'est pas nier : la négation est une certitude, le doute revient à admettre qu'on ne sait pas.
- liberté : Ce mot, en philosophie a trois sens : 1° Libre arbitre. Pouvoir mystérieux de choisir entre les motifs qui me sollicitent sans être déterminé par aucun d'eux. 2° Liberté de spontanéité. S'oppose non plus au déterminisme mais à la contrainte : état de celui qui agit sans être contraint par une force extérieure. 3° Liberté du sage. État de celui qui est délivré des passions et agit à la lumière de la raison.
- esprit : La notion d'esprit revêt plusieurs sens. Elle désigne d'une part l'intellect, la raison, la pensée. Elle désigne d'autre part l'âme, l'être immatériel qui constitue notre intériorité, notre personnalité. Les philosophes classiques ne faisaient pas de différence entre les deux: l'âme, qui relève du sentiment que nous avons de nous-mêmes, est aussi le siège de la pensée. C'est peut-être une indication qu'affectivité et raison sont plus étroitement unies qu'on ne le croit, dans l'esprit, précisément.
Extrait du corrigé : Le doute apparaît dans la tradition philosophique comme la propédeutique à toute science afin d'obtenir un degré scientifique de certitude. D'emblée donc la notion même de doute porte en elle-même une interrogation épistémologique. En effet, le doute serait le moyen de suspendre notre jugement et de nous libérer de croyances et de tous nos préjugés. Le doute serait donc la manifestation de la liberté de l'esprit notamment par rapport aux choses corporels pour en venir directement aux principes. Et en ce sens, que le doute, en tant que méthode sceptique, serait une arme de lutte contre le dogmatisme notamment et les croyances de l'esprit. Pourtant, s'il s'agit du pan positif du doute, il faut nécessairement bien voir que cette définition positive du doute ne va pas de soi. Le doute étymologiquement représente effectivement un balancement, une incertitude. Et l'on voit mal alors comment le doute pourrait être cette libération de l'esprit si ce doute ne prouve pas sa solution. Alors plutôt que le doute, ce serait la solution du doute qui serait la manifestation, c'est-à-dire la phénoménalisation de la liberté de l'esprit : la mise au grand jour. Le doute est en effet l'apanage du scepticisme qui fait de lui un gage de sagesse et se comprend la « non-prise-de-décision ». Bien moins qu'une liberté de l'esprit, le doute serait plutôt une humiliation de la raison et la manifestation de sa limite et de son ignorance. C'est donc à l'aune de problème de la valeur épistémologique du doute que prend tout son sens le sujet : « le doute est-il la manifestation de la liberté de l'esprit ? » Ainsi, si dans l'épistémologique cartésienne notamment il apparaît que le doute est bien cette manifestation de la liberté de l'esprit (1ère partie), nous serons tout de même amener à mettre en doute cette valeur du doute lui-même c'est-à-dire aussi sur la possibilité de sa résolution en une certitude apodictique (2nd partie), or si l'on perçoit alors un paradoxe, ou une tension dans la notion même, il nous faudra essayer d'envisager une solution, une issue à ce balancement au risque sinon de conduire définitivement à un scepticisme radical, et stérile en science ; ce que l'on pourra peut-être faire en réinterrogeant la valeur gnoséologique et la fécondité cognitive du concept de doute au science d'un système des sciences c'est-à-dire du point de vue de la critique ; nous amenant éventuellement à distinguer entre un usage de la méthode sceptique du doute et le scepticisme lui-même en tant que doctrine (3ème partie).
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Le corrigé du sujet " Le doute est-il une manifestation de la liberté de l'esprit ?" a obtenu la note de : aucune note
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