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Définitions des termes :
- droit : a° Un droit: liberté d'accomplir une action (droit de vote); possibilité d'y prétendre ou de l'exiger (droit au travail, droit de grève). b° Le droit: ce qui est légitime ou légal, ce qui devrait être, opposé au fait, ce qui est. c° Ce qui est permis par des règles non écrites (droit naturel) ou par des règles dûment codifiées (droit positif). Le droit positif est l'ensemble des règles qui régissent les rapports entre les hommes dans une société donnée. Le droit naturel est l'ensemble des prérogatives que tout homme est en droit de revendiquer, du fait même de son appartenance à l'espèce humaine (droit au respect).
- sans : A l'exclusion de, exprime l'absence.
- limite : 1. Ce qui sépare deux portions d'espace ; par anal., ce qui borne une étendue, un temps, une fonction. 2. Extension extrême d'une étendue, d'une faculté, sans que pour autant on ait à concevoir quelque chose qui lui serve de borne ; en ce sens, KANT oppose limite à borne.
Extrait du corrigé : Avec le droit, l'égalité peut intégrer la différence. L'expression de sa différence est l'expression de sa liberté. Ainsi, en limitant le droit à la différence, ne limite-t-on pas la liberté ? Il est intéressant de s'interroger sur la déclaration des droits de l'homme pour se pencher sur cette question. On peut par exemple articuler l'article premier à l'article 10. Le droit à la différence peut ainsi être représenté dans l'article 10 : « Nul ne doit être inquiété pour ses opinions ». Déclaration des droits de l'Homme et du citoyen 26 août 1789 : Article premier - Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l'utilité commune. Article 2 - Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l'homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l'oppression.
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Le corrigé du sujet "Le droit à la différence est-il un droit sans limite ?" a obtenu la note de : aucune note
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-Un droit constitue un principe auquel tout citoyen qui tombe sous la juridiction de ce droit doit se soumettre ; tous les citoyens sont donc égaux devant cette loi : le droit fonde l'égalité.
-La différence constitue l'altérité, mais au sein même de l'identité ; sans quoi il n'y aurait aucun référent commun à partir duquel on pourrait même parler de "différence" : la différence suppose donc l'identité, qui se décline en modes divers.
-Or, comme penser le lien entre le droit, qui fonde l'égalité des citoyens, et la différence, qui constitue ce par quoi un citoyen se distingue d'un autre citoyen, tout en restant identique à lui en tant précisément que citoyen ? La différence peut-elle se revendiquer sous la forme d'un droit ? Le droit à la différence n'irait-il pas contre la reconnaissance même de ce à partir de quoi toute différence peut précisément être reconnue comme telle ?
HEGEL, Propédeutique philosophique.
« L'état de nature est l'état de rudesse, de violence et d'injustice. Il faut que les hommes sortent de cet état pour constituer une société qui soit État, car c'est là seulement que la relation de droit possède une effective réalité.
On décrit souvent l'état de nature comme un état parfait de l'homme, en ce qui concerne tant le bonheur que la bonté morale. Il faut d'abord noter que l'innocence est dépourvue, comme telle, de toute valeur morale, dans la mesure où elle est ignorance du mal et tient à l'absence des besoins d'où put naître la méchanceté. D'autre part, cet état est bien plutôt celui où règnent la violence et l'injustice, précisément parce que les hommes ne s'y considèrent que du seul point de vue de la nature. Or, de ce point de vue-là, ils sont inégaux tout à la fois quant aux forces du corps et quant aux dispositions de l'esprit, et c'est par la violence et la ruse qu'ils font valoir l'un contre l'autre leur différence. Sans doute la raison appartient aussi à l'état de nature, mais c'est l'élément naturel qui a en lui prééminence. Il est donc indispensable que les hommes échappent à cet état pour accéder à un autre état, où prédomine le vouloir raisonnable. »
RAWLS, Théorie de la justice, I, 1, 1.
« Chaque personne possède une inviolabilité fondée sur la justice qui, même au nom du bien-être de l'ensemble de la société, ne peut être transgressée. Pour cette raison, la justice interdit que la perte de liberté de certains puisse être justifiée par l'obtention, par d'autres, d'un plus grands bien. Elle n'admet pas que les sacrifices imposés à un petit nombre puissent être compensés par l'augmentation des avantages dont jouit le plus grand nombre. C'est pourquoi, dans une société juste, l'égalité des droits civiques et des libertés pour tous est considérée comme définitive. Les droits garantis par la justice ne sont pas sujets à un marchandage politique ni au calcul des intérêts sociaux. La seule chose qui nous permettrait de donner notre accord à une théorie erronée serait l'absence d'une théorie meilleure ; de même, une injustice n'est tolérable qui si elle est nécessaire pour éviter une plus grande injustice. »
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