LE SITE D'AIDE À LA DISSERTATION ET AU COMMENTAIRE DE TEXTE EN PHILOSOPHIE

EXEMPLES DE RECHERCHE


POUR LE SUJET: L'homme est-il réellement libre ?
TAPEZ LES MOTS-CLES: homme libre

POUR LE SUJET: En quel sens la société libère-t-elle l'homme de la nature ?
TAPEZ LES MOTS-CLES: homme nature ou homme nature société
»Créer un compte Devoir-de-philo
»
» 5272 inscrits

Sujet : Le droit doit-il régler toutes les affaires humaines ?

Définitions des termes :
  • droit : a° Un droit: liberté d'accomplir une action (droit de vote); possibilité d'y prétendre ou de l'exiger (droit au travail, droit de grève). b° Le droit: ce qui est légitime ou légal, ce qui devrait être, opposé au fait, ce qui est. c° Ce qui est permis par des règles non écrites (droit naturel) ou par des règles dûment codifiées (droit positif). Le droit positif est l'ensemble des règles qui régissent les rapports entre les hommes dans une société donnée. Le droit naturel est l'ensemble des prérogatives que tout homme est en droit de revendiquer, du fait même de son appartenance à l'espèce humaine (droit au respect).
  • tout : La totalité sans exception.
  • humain : Sens 1: Personne humaine. Synonyme: individu. Sens 2: Qui a trait à l'homme. Sens 3: Sensible, compréhensif. Synonyme: accessible.

Extrait du corrigé :   Angles d'analyse ® « Dans un bois aussi courbe que celui dont est fait l'homme, on ne peut rien tailler tout à fait droit » : cette formule de Kant (Idée d'une histoire au point de vue cosmopolitique) dit bien ce qu'est le droit en son premier sen, à savoir l'effort pour redresser l'homme dans le bon sens, contraire à son égoïsme, au moyen de (droites) règles qui s'appliquent à tous. La règle trace le droit, le droit est un ensemble de règles ; qui ne se conforme pas au droit a trot, est dans son tort, a quitté le droit chemin pour emprunter les sentiers tordus. Le droit s'oppose au tort, et la formule de Kant suggère que cette opposition est en son fond irréductible : l'ensemble des faits ne saurait être entièrement conforme au droit. D'ailleurs, le droit est irréductible au fait, c'est-à-dire que le fait ne peut pas créer un droit (si ce n'est en vertu d'un droit antérieurement défini et posé). ® « On ne voit rien de juste ou d'injuste qui ne change pas de qualité en changeant de climat » (Pascal, Pensées, 294, Ed. Brunschvicg) : on parle ici de droit positif qui constitue le droit effectivement existant. Il se présente comme un ensemble plus ou moins fortement lié et systématique de règles de droit qui régissent la vie en société, tantôt en énonçant ce qui est interdit, tantôt en énonçant expressément ce à quoi les personnes ont droit (droits subjectifs). ® Ces règles peuvent avoir des sources diverses (= coutumes, constitution, pouvoir législatif, ministre, préfet, maire, etc.) par rapport auxquelles s'établit une hiérarchie de normes. Mais la règle qui symbolise à elle seule tout le droit, du fait de sa position éminente et de sa présence effective, est la loi.

	Le droit doit-il régler toutes les affaires humaines ?

Corrigé : 	Le droit doit-il régler toutes les affaires humaines ?	Corrigé de 4782 mots (soit 7 pages) directement accessible

Le corrigé du sujet " Le droit doit-il régler toutes les affaires humaines ? " a obtenu la note de :

9 / 10

Cacher les ressources gratuites

Définitions

  • droit : a° Un droit: liberté d'accomplir une action (droit de vote); possibilité d'y prétendre ou de l'exiger (droit au travail, droit de grève). b° Le droit: ce qui est légitime ou légal, ce qui devrait être, opposé au fait, ce qui est. c° Ce qui est permis par des règles non écrites (droit naturel) ou par des règles dûment codifiées (droit positif). Le droit positif est l'ensemble des règles qui régissent les rapports entre les hommes dans une société donnée. Le droit naturel est l'ensemble des prérogatives que tout homme est en droit de revendiquer, du fait même de son appartenance à l'espèce humaine (droit au respect).
  • tout : La totalité sans exception.
  • humain : Sens 1: Personne humaine. Synonyme: individu. Sens 2: Qui a trait à l'homme. Sens 3: Sensible, compréhensif. Synonyme: accessible.

Problématique


Angles d’analyse

« Dans un bois aussi courbe que celui dont est fait l’homme, on ne peut rien tailler tout à fait droit » : cette formule de Kant (Idée d’une histoire au point de vue cosmopolitique) dit bien ce qu’est le droit en son premier sen, à savoir l’effort pour redresser l’homme dans le bon sens, contraire à son égoïsme, au moyen de (droites) règles qui s’appliquent à tous. La règle trace le droit, le droit est un ensemble de règles ; qui ne se conforme pas au droit a trot, est dans son tort, a quitté le droit chemin pour emprunter les sentiers tordus. Le droit s’oppose au tort, et la formule de Kant suggère que cette opposition est en son fond irréductible : l’ensemble des faits ne saurait être entièrement conforme au droit. D’ailleurs, le droit est irréductible au fait, c’est-à-dire que le fait ne peut pas créer un droit (si ce n’est en vertu d’un droit antérieurement défini et posé).
 « On ne voit rien de juste ou d’injuste qui ne change pas de qualité en changeant de climat » (Pascal, Pensées, 294, Ed. Brunschvicg) : on parle ici de droit positif qui constitue le droit effectivement existant. Il se présente comme un ensemble plus ou moins fortement lié et systématique de règles de droit qui régissent la vie en société, tantôt en énonçant ce qui est interdit, tantôt en énonçant expressément ce à quoi les personnes ont droit (droits subjectifs).
Ces règles peuvent avoir des sources diverses (= coutumes, constitution, pouvoir législatif, ministre, préfet, maire, etc.) par rapport auxquelles s’établit une hiérarchie de normes. Mais la règle qui symbolise à elle seule tout le droit, du fait de sa position éminente et de sa présence effective, est la loi.
Il s’agit donc de s’interroger sur la fonction du droit, sur domaine d’application. Le « doit-il » peut être la remise en cause d’un état de fait qui serait conçu comme non légitime.
Il faut entendre ici le « droit » dans son sens fort de « loi ». Il s’agit en effet à proprement parler du droit positif plutôt que du droit naturel. Or, toutes les affaires humaines peuvent-elles et doivent-elles être réglées par des lois qui définissent les droits et les devoirs des individus (comme citoyens) mais qui aussi, a fortiori, implique des sanctions (pas seulement morales mais aussi, dans cette perspective, pénales) ?


Problématique

Peut-on, en droit, affirmer que l’objet (conforme à sa vocation essentielle) du droit est de s’appliquer à toutes les affaires humaines afin d’en régler les moindres mouvements, les moindres détails ? Le domaine d’extension et d’application du droit s’applique-t-il à tous les domaines qui supposent un quelconque échange entre les hommes ? Et un tel droit, qui s’immiscerait ainsi partout, serait-il légitime ?



« Ressource précédenteRessource suivante»

15000 corrigés de disseration en philosophie

 Maths
 Philosophie
 Littérature
 QCM de culture générale
 Histoire
 Géographie
 Droit
Nom/Pseudo :

email :
 
Demandez votre sujet :