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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- droit : a° Un droit: liberté d'accomplir une action (droit de vote); possibilité d'y prétendre ou de l'exiger (droit au travail, droit de grève). b° Le droit: ce qui est légitime ou légal, ce qui devrait être, opposé au fait, ce qui est. c° Ce qui est permis par des règles non écrites (droit naturel) ou par des règles dûment codifiées (droit positif). Le droit positif est l'ensemble des règles qui régissent les rapports entre les hommes dans une société donnée. Le droit naturel est l'ensemble des prérogatives que tout homme est en droit de revendiquer, du fait même de son appartenance à l'espèce humaine (droit au respect).
- erreur : Affirmation fausse. A la différence du mensonge, l'erreur implique la bonne foi; l'erreur, dit Platon, est une ignorance double, c'est-à-dire une ignorance qui ne se sait pas ignorante, une ignorance doublée d'une illusion.
Extrait du corrigé : Dans le dernier cas, peut-on encore parler d'un droit au sens strict (ce que l'on peut faire sans être fautif)? Problématique : On admet que « l'erreur est humaine », c'est-à-dire que se tromper n'est pas une faute : l'homme de par sa nature est faillible. Cependant, est-ce pour autant que toute erreur est excusable ? Nous tenons aussi les hommes pour responsables de leurs actes, nous les louons ou les blâmons pour ce qu'ils font ou refusent de faire. Or comment de tels jugements pourrait-ils être possibles si à chaque instant chacun peut invoquer son droit à l'erreur ? Par conséquent, y a-t-il un droit à l'erreur (se tromper n'est pas une faute) ou bien n'est-ce là qu'un alibi pour amoindrir nos responsabilités ? 1- Il y a un droit à l'erreur a) Qu'est-ce que l'erreur ? L'erreur désigne le fait de se tromper, de manquer le vrai. En ce sens, elle n'est pas négation du vrai (comme le faux) mais est privation : je me trompe parce que j'ai manqué le vrai et non parce que je le nie (tel un menteur). Ainsi Descartes fait remarquer que l'erreur repose sur une disproportion entre la volonté et l'entendement : celle-ci étant infinie, elle peut se porter au-delà de ce que l'entendement nous propose, et c'est ainsi que nous pouvons vouloir des choses qui ne sont pas claires et distinctes.
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Le corrigé du sujet " Y a-t-il un droit à l'erreur ?" a obtenu la note de : aucune note
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Remarque sur l’intitulé du sujet :
· « Y a-t-il » indique qu’il faut s’interroger sur une existence sur quelque chose qui est. Or, ce quelque chose = « droit à l’erreur ».
· Mais qu’est-ce qu’un droit ? Le droit est ce qui permet, ce qui rend licite quelque chose. Donc, sommes-nous autorisés à nous tromper ?
· A priori, nous le sommes car comme on le dit « errare humanum est », l’erreur est humaine.
· Cependant, on indique donc que nous ne sommes pas coupables de nos erreurs. Si tel est le cas, il n’y a plus de justice possible : chacun peut à la suite d’un crime se retrancher derrière l’idée selon laquelle « tout le monde peut se tromper ».
· Le problème tient donc à ce que le droit à l’erreur ne nous dispense pas de bien faire et donc de ne pas nous tromper.
· Dès lors quel sens donner au terme « droit à l’erreur » si nous sommes obligés d’en commettre le moins possible ?
· Finalement, le mot « droit » renvoie-t-il à ce qui est permis ou ce qui est possible, c’est-à-dire réalisable sans pour autant être licite ? Dans le dernier cas, peut-on encore parler d’un droit au sens strict (ce que l’on peut faire sans être fautif)?
Problématique : On admet que « l’erreur est humaine », c’est-à-dire que se tromper n’est pas une faute : l’homme de par sa nature est faillible. Cependant, est-ce pour autant que toute erreur est excusable ? Nous tenons aussi les hommes pour responsables de leurs actes, nous les louons ou les blâmons pour ce qu’ils font ou refusent de faire. Or comment de tels jugements pourrait-ils être possibles si à chaque instant chacun peut invoquer son droit à l’erreur ? Par conséquent, y a-t-il un droit à l’erreur (se tromper n’est pas une faute) ou bien n’est-ce là qu’un alibi pour amoindrir nos responsabilités ?
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