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Le droit n'est-il que l'expression de rapports de force ?

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Sujet : Le droit n'est-il que l'expression de rapports de force ?

Aperçu du corrigé : Le droit n'est-il que l'expression de rapports de force ?



Publié le : 29/1/2004 -Format: Document en format FLASH protégé

Le droit n'est-il que l'expression de rapports de force ?
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  • droit : a° Un droit: liberté d'accomplir une action (droit de vote); possibilité d'y prétendre ou de l'exiger (droit au travail, droit de grève). b° Le droit: ce qui est légitime ou légal, ce qui devrait être, opposé au fait, ce qui est. c° Ce qui est permis par des règles non écrites (droit naturel) ou par des règles dûment codifiées (droit positif). Le droit positif est l'ensemble des règles qui régissent les rapports entre les hommes dans une société donnée. Le droit naturel est l'ensemble des prérogatives que tout homme est en droit de revendiquer, du fait même de son appartenance à l'espèce humaine (droit au respect).
  • expression : Action d'exprimer, de dire, de manifester quelque chose. « L'expression de ma liberté » c'est la façon dont ma liberté se réalise et se montre, se donne à voir.
  • rapport : Sens 1 Produit, revenu. Synonyme revenu. Sens 2 Exposé, compte-rendu. Synonyme description. Sens 3 Relation entre les choses. Sens 4 Analogie.
  • force : a) Principe de puissance ou d'action. b) Par opposition au droit: recours à la contrainte pour faire respect un pouvoir illégitime. c) Droit du plus fort: conception qui fait reposer l'autorité du chef sur sa supériorité physique. d) Fort: qui possède la force au sens fort ou au figuré. Opposé à faible.

• Le sujet interroge sur :

- le fondement du droit
- sa mise en application
- la possibilité de dérapage : l'oppression par la loi
- Qu'est-ce alors que le droit de la force ?



.. La marque du juste, c'est la domination du puissant sur le faible et sa supériorité admise. De quel droit, en effet, Xerxès vint-il porter la guerre dans la Grèce, ou son père chez les Scythes ? Et combien de cas semblables ne pourrait-on citer ? Or tous ces gens-là agissent, à mon avis, selon la vraie nature du droit. » (Platon, Gorgias) Ainsi Calliclès ramène-t-il le droit à la force.b - Le droit du plus fort : Hobbes Telle est aussi la conception de Hobbes, dont la vision se veut éminemment réaliste. C'est, en effet, selon Hobbes, l'égoïsme qui représente la substance même de la nature humaine. Aussi, dans l'état de nature, les hommes sont-ils en guerre perpétuelle les uns contre les autres, assurés qu'ils sont que tout leur est permis : c'est la guerre de tous contre tous (bellum omnium contra omnes). Chacun, usant de son pouvoir propre, est pour tous les autres une source de danger.Dès lors, comment faire cesser cet état de conflit permanent?


Introduction

  • I. Le droit s'oppose à la force.

1. Le droit met fin au règne de la force.
2. La force est au service du droit, non à son fondement.
3. Le droit résulte d'une libre décision de chaque citoyen : la notion de contrat social.

  • II. Le droit doit composer avec la force.

1. La société est constituée de rapports de force.
2. Le refus de l'idéalisme : le droit doit composer avec la force.
3. La tentation du cynisme : le droit est l'expression des rapports de force.

  • III. À quelles conditions le droit peut-il recourir à la force sans se dénaturer ?

1. Le problème de l'établissement du droit.
a) Le fondement théorique du droit : le contrat social.
b) L'avènement historique du droit.
2. Le processus d'élaboration des lois.
3. L'application du droit.


Conclusion.

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    Problématique

    • Un point de départ à discuter : l'idée que le droit se réduirait à la force correspond à l'attitude du cynisme politique (par exemple, celle des sophistes) ou à la suspicion vis-à-vis des institutions (voir la défiance populaire à l'égard de l'État).
    • Problématique : les concepts de droit et de force sont en opposition totale (voyez le chapitre III du livre I du Contrat social). Cependant, pour constituer le problème, il faut comprendre comment le droit est essentiellement lié à la force. Certes, on pourrait dire qu'en théorie, le droit s'oppose aux rapports de force alors que dans la pratique, ce n'est pas toujours le cas, mais cette opposition serait un faux problème car elle ne montrerait pas pourquoi, de toute nécessité, le droit doit avoir recourse la force. Il faut, de manière générale, éviter de construire votre devoir sous la forme d'une opposition entre l'idéal et la réalité (assortie d'un catalogue complet des malheurs du monde!). En revanche, si l'on fait du rapport de force l'essence de la société, on découvre que le droit ne peut y triompher qu'en passant un accord de compromis avec la force. Toute la question est de savoir si ce compromis peut exister sans altérer la pureté du droit.


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