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A-t-on le droit de s'opposer à la loi ?

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Sujet : A-t-on le droit de s'opposer à la loi ?

Aperçu du corrigé : A-t-on le droit de s'opposer à la loi ?



Publié le : 2/1/2004 -Format: Document en format FLASH protégé

A-t-on le droit de s'opposer à la loi ?
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  • droit : a° Un droit: liberté d'accomplir une action (droit de vote); possibilité d'y prétendre ou de l'exiger (droit au travail, droit de grève). b° Le droit: ce qui est légitime ou légal, ce qui devrait être, opposé au fait, ce qui est. c° Ce qui est permis par des règles non écrites (droit naturel) ou par des règles dûment codifiées (droit positif). Le droit positif est l'ensemble des règles qui régissent les rapports entre les hommes dans une société donnée. Le droit naturel est l'ensemble des prérogatives que tout homme est en droit de revendiquer, du fait même de son appartenance à l'espèce humaine (droit au respect).
  • opposer : Invoquer (une raison, un prétexte, un argument) dans le but de manifester son désaccord, objecter. Opposer le bon sens à une proposition farfelue. Présenter (un obstacle). Opposer un refus catégorique, une farouche résistance. Mettre (quelque chose, quelqu'un) en situation d'affrontement. Opposer deux équipes. Opposer l'armée aux révolutionnaires. Mettre (des éléments différents) côte à côte ou face à face. Toile qui oppose les ombres et la lumière. •Comparer (des éléments différents). Opposer la raison et la passion. •Présenter (des éléments) comme étant différents. Opposer la philosophie de Marx à celle de Hegel. PRONOMINAL S'opposer à : faire obstacle à (quelque chose), contrecarrer. Je m'oppose à votre départ. Résister à, braver. S'opposer à ses parents. S'opposer : contraster. Tons, tempéraments qui s'opposent.
  • loi : 1. (Juridique) Prescription promulguée par l'autorité souveraine d'un pays et dont la transgression est poursuivie ; synonyme de loi positive ; par analogie, lois divines : décrets supposés émaner de la volonté divine et gouvernant tant la nature que les actions humaines. 2. Par ext., règle suivie avec une certaine régularité dans une société, et dont la transgression est considérée comme une faute, même si elle n'est pas obligatoirement suivie de sanctions : les lois de l'honneur, les lois morales. 3. Norme à laquelle on ne peut se soustraire : « L'impératif catégorique seul a valeur de loi pratique » (KANT) ; les lois de la pensée. 4. Loi de la nature, loi scientifique : a) Proposition générale constatant une nécessité objective : tout phénomène a une cause. b) Fonction math. permettant, à partir de données initiales, de calculer la valeur de certaines variables, et pouvant servir à la prévision : « La loi nous donne le rapport numérique de l'effet à la cause » (Cl. BERNARD) ; les positivistes opposent l'explication par les causes à celle par les lois dans lesquelles ils voient « des relations constantes qui existent entre des phénomènes observés » (A. COMTE). 5. Loi naturelle : a) Prescription du droit naturel. b) Loi de la nature.

I - LES TERMES DU SUJET
 

 C'est le terme "loi" qui constitue ici le pivot de la réflexion puisqu'il faudra distinguer : la loi au sens scientifique qui relève du domaine de la nature et à laquelle on ne saurait désobéir puisqu'elle définit entre des phénomènes une relation universelle et constante qu'il n'est pas possible de transgresser. Les plus étonnantes prouesses de la technique utilisent les lois naturelles pour produire des effets que la nature ne produit pas mais elles ne désobéissent pas à ses lois qui sont de l'ordre de la nécessité. les lois en fonction desquelles les hommes peuvent régler leurs comportements privés (loi morale) ou réguler l'espace de leurs relations au sein de la société (lois juridiques).
 
 
II - ANALYSE DU PROBLÈME
 

 Si dans toutes ses acceptions, la notion de "loi" recouvre un principe ayant un degré d'abstraction et de généralité par rapport aux faits dont il constitue (ou devrait constituer) la loi, une distinction essentielle doit être faite entre les lois de la nécessité que l'on peut utiliser mais non transgresser (voir ci-dessus) et celles qui imposent une obligation (loi morale et juridique) à laquelle la liberté humaine peut parfaitement se dérober et dont elle peut même contester le bien fondé. La formulation du sujet suppose que l'on ne saurait refuser d'obéir à toutes les lois ou au principe même de la loi mais que l'on peut/doit parfois être conduit à les transgresser :
 * soit parce que des circonstances particulières ne permettraient pas de respecter une loi jugée par ailleurs respectable
 * soit parce que l'on en vient à contester le caractère même de respectabilité d'une loi (juridique ou morale).
 
 
III - LES GRANDES LIGNES DE RÉFLEXION
 

 On pourra commencer par distinguer les différents types de loi pour préciser dans quels champs le sujet prend son sens. On pourra ensuite évoquer quelques situations concrètes dans lesquelles l'obéissance à une loi peut ne pas apparaître souhaitable voire même apparaître comme criminelle. Enfin il faudra réfléchir sur ce qui peut fonder l'autorité des lois humaines.



Il faut déposséder la classe capitaliste au nom d'un système mutualiste et autogéré. B - Pourquoi le faut-il parfois ?* soit que certains principes perdent leur sens dans des circonstances exceptionnelles (on peut mentir à un ennemi en temps de guerre, se demander s'il ne vaudrait pas mieux mentir à un malade condamné...)* soit que les lois juridiques positives que l'on prétend nous imposer nous apparaissent comme foncièrement iniques et que nous récusions les valeurs mêmes dont ces lois se réclament ou l'autorité qui les établit. Ainsi, des lois fixant des statuts d'esclavage ou de discrimination raciale, ou des lois établies par les hommes pour ceux qui ne veulent reconnaître que celles que Dieu aurait pu fixer. C - Reste que si la liberté humaine peut contester des lois particulères, elle ne saurait rationnellement refuser de reconnaître la nécessité de tout principe. Le monde humain, puisqu'il n'est pas régulé par les lois de la nécessité naturelle, a besoin de s'en fixer d'autres auxquelles les hommes accepteront de se soumettre. V - DES REFERENCES POSSIBLES SOPHOCLE, AntigonePLATON, République Livre I, Thrasymaque y soutient qu'aucune loi humainen'est absolument respectable, toutes dérivant d'interêts masqués.ROUSSEAU, Discours sur l'origine de l'inégalité , Contrat social ,pour ladistinction entre les lois positives établies sur l'injustice et la natured'une loi légitime.KANT, Fondements de la métaphysique des moeurs où est affirmé le caractèreinconditionnel de la loi morale.
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