Si le droit est relatif aux temps et aux lieux, faut-il renoncer à l'idée d'une justice universelle ? *
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La formulation de la question appelle deux remarques.
* La question est au conditionnel : elle repose sur une hypothèse (" Si le droit est relatif au temps et au lieu ”). Il faudra donc établir cette hypothèse en introduction, avant de poser le problème du sujet. *Elle est introduite par l'expression " faut-il ”. Or la forme verbale " il faut ” implique un impératif, un ordre. D'emblée, il faut être conscient que la réponse à cette question aura une portée morale : soit il faut renoncer à l'idée d'une justice universelle, soit il faut conserver une telle idée.
* Dès lors, l'ambiguïté de la question se révèle : elle demande si une constatation de fait (" Si le droit est relatif au temps et au lieu ”) peut déterminer ou infléchir un impératif de droit (la question de savoir s'il faut conserver ou abandonner l'idée d'une justice universelle). Nous verrons que le problème du sujet se noue dans cette ambiguïté même.
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- I) Si le droit est relatif, il n'y a pas de justice universelle.
a) La justice varie.
b) Le relativisme est incompatible avec l'idée de critère objectif.
c) Il faut renoncer à l'universalisme.
- II) L'idée de justice universelle existe, même si le droit est relatif.
a) Le relativisme repose sur un principe universel.
b) De la Déclaration universelle des droits de l'homme...
c) Des sociétés justes peuvent avoir des lois différentes..../...
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