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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- droit : a° Un droit: liberté d'accomplir une action (droit de vote); possibilité d'y prétendre ou de l'exiger (droit au travail, droit de grève). b° Le droit: ce qui est légitime ou légal, ce qui devrait être, opposé au fait, ce qui est. c° Ce qui est permis par des règles non écrites (droit naturel) ou par des règles dûment codifiées (droit positif). Le droit positif est l'ensemble des règles qui régissent les rapports entre les hommes dans une société donnée. Le droit naturel est l'ensemble des prérogatives que tout homme est en droit de revendiquer, du fait même de son appartenance à l'espèce humaine (droit au respect).
- état : 1) Avec une minuscule, manière d'être, disposition (un état d'esprit). 2) Avec une majuscule, un ensemble d'individus soumis à une même autorité politique, ou plus précisément cette autorité politique elle-même. L'État c'est le gouvernement et l'ensemble des structures par lesquelles il manifeste son autorité. 3) État de droit: tout État qui s'applique à respecter la personne et à garantir les libertés individuelles. 4) Raison d'État: motif d'intérêt public invoqué par l'État pour justifier une action contraire à la loi ou à la morale.
Extrait du corrigé : Quelles sont les circonstances dans lesquelles la révolte est légitime, c'est-à-dire est un droit ? Plan : I/ Nous ne pouvons en aucun cas nous révolter contre l'Etat : Si l'on considère avec Kant que c'est la raison qui est à l'origine du fondement de l'Etat, alors il n'est pas possible de se révolter contre lui, car ce qui vient de la raison est universel et a priori. * Ce qui constitue l'Etat pour Kant, c'est le pouvoir législatif qui est la volonté unifiée du peuple. Les individus sont unis par la loi civile (= l'usage de notre liberté doit pouvoir coexister avec celle de chacun) qui est une loi universelle et a priori, et donc inconditionnée à elle ne peut donc pas être remise en cause. * Si un sujet veut résister à l'autorité actuellement régnante, il est au nom des lois puni, mis à mort ou banni, parce qu'il met en danger l'Etat, par sa remise en cause de la volonté législatrice. « Contre le législateur suprême de l'Etat, il n'y a donc point d'opposition légale du peuple ; car un état juridique n'est possible que par soumission à sa volonté législatrice universelle. » Métaphysique des moeurs II, I°section, remarque A. (=la révolte anéantit la constitution légale.) è Nous n'avons donc pas le droit de nous révolter contre l'Etat, puisque c'est un produit de notre raison. II/ Nous pouvons dans certaines circonstances nous révolter contre l'Etat : Cependant, si les actions du souverain nous apparaissent comme des droits en tant qu'elles se font dans une puissance d'agir reconnue par chacun, il n'en va pas de même, lorsque ce souverain s'arroge des droits qu'il n'a pas.
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Le corrigé du sujet " A-t-on le droit de se révolter contre l'État? " a obtenu la note de : aucune note
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Bien définir les termes du sujet :
- « Avoir le droit de » : possibilité, pouvoir, autorisation, pour faire ou accomplir quelque chose. C’est donc agir de façon légitime.
- « Se révolter » : c’est lorsque l’homme se dresse non pas uniquement contre sa condition, mais lorsqu’il revendique pour tous les hommes victime de la même injustice. C’est un soulèvement de la conscience contre le droit positif (=droit établi) qui se fait au nom du droit naturel (= droit de l’homme en tant qu’être naturel).
- « Etat » : c’est un ensemble organisé d’institutions, sous un gouvernement autonome et sur un territoire indépendant. Il est artificiel, c’est-à-dire qu’il a été créé par l’homme (=on n’en trouve pas d’exemple dans la nature) pour permettre le rassemblement des individus. Il garantit une coexistence pacifique, en légiférant les rapports entre les individus.
Construction de la problématique :
Le sujet demande de répondre à la question par non ou oui. Si malgré l’évidence de la réponse (=oui) la question se pose quand même, c’est que d’un certain point de vue, les choses ne vont pas de soi. En effet, les théoriciens du contrat social expliquent que c’est l’homme qui, par le contrat social, a créé l’Etat.
Comment pouvons-nous légitimement nous révolter contre quelque chose que nous avons nous-mêmes créé et choisi ? Quelles sont les circonstances dans lesquelles la révolte est légitime, c’est-à-dire est un droit ?
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