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Les échanges marchands peuvent-ils à la fois unir et satisfaire tous les membres d'une société ?

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Les échanges marchands peuvent-ils à la fois unir et satisfaire tous les membres d'une société ?

Philosophie

Aperçu du corrigé : Les échanges marchands peuvent-ils à la fois unir et satisfaire tous les membres d'une société ?



Publié le : 5/1/2004 -Format: Document en format FLASH protégé

Les échanges marchands peuvent-ils à la fois unir et satisfaire tous les membres d'une société ?
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  • échange : Du latin excambiare, « échanger », «troquer» (de cambiare, «changer »). En droit, contrat par lequel deux parties se donnent respectivement une chose pour une autre. En économie, transfert réciproque de biens ou de services, soit directement (troc), soit indirectement (par l'intermédiaire de la monnaie).
  • tout : La totalité sans exception.
  • société de consommation : Société dont le principe économique repose non sur la possibilité pour tous de consommer le nécessaire, mais sur la continuelle et artificielle création de nouveaux besoins.

Analyse du sujet :

Le sujet propose d’interroger la manière dont le commerce peut réguler dans une société les rapports sociaux. Il faut commencer par éclaircir, dans un premier temps, le terme de « société ». Une société, c’est d’abord un ensemble d’individus qui entrent dans des rapports coutumiers, des usages suffisamment durables.

Toute société est donc plus ou moins régulée par des pratiques sociales, mais n’est pas forcément un peuple. Le peuple suppose une union politique plus forte qu’une société. Tout membre d’un peuple doit se sentir appartenir à le même communauté. Dans une société, les corps sociaux font que chaque membre peut se sentir membre d’une corporation particulière, au sein d’un ensemble de corporations. Or, le commerce suppose qu’il y ait plusieurs corps de métier qui entrent en relation les uns envers les autres. Il reste à savoir si dans cet échange il y a davantage qu’un simple échange de biens, s’il y a par son biais une harmonisation des mœurs, une communication qui engendre une société unifiée.

Si les hommes font société, c’est en vue de l’assistance mutuelle. Les hommes conjuguent leur force, répartissent les efforts et les fonctions. Mais, l’échange seul parvient-il au but premier de la société ?

L’unification des membres d’une société et la répartition des richesses sont des tâches normalement dévolues au politique. Il faut donc mettre en question le libéralisme politique et économique et questionner non seulement le rôle de l’Etat mais aussi et surtout le rôle de la politique.

Problématisation :

      Les échanges marchands sont en premier temps des échanges de bien, ils visent pour celui qui commerce à un avantage particulier. La manière dont le Marché régule les échanges, et notamment par la loi de l’offre et de la demande, est-elle suffisante pour remplir des tâches classiquement dévolues au politique à savoir l’unification et la satisfaction de chacun des membres de la société ?  

 



La spécialisation permet au producteur d'améliorer son rendement, et par l'échange, d'acquérir globalement plus. Les hommes ainsi répartis dans des spécialités se trouvent plus satisfaits. Mais en réalité une telle conception pose de sérieuses difficultés. Tout d'abord elle repose sur un individualisme naturel que la société ne corrige pas. Il n'y a pas de principe d'union des individus autre que l'intérêt bien compris b)                  Si l'échange marchand suppose au préalable une division des tâches, une spécialisation qui trouvera son achèvement dans la forme moderne de la division du travail, cela implique entre les différents corps de métier des relations permanentes de dépendances. L'ouvrier dépend du paysan pour le blé qu'il récolte, le paysan de l'ouvrier pour les outils qu'il fabrique. Durkheim dans la Division du travail social oppose à la vision d'Adam Smith, qui pense l'origine de la division du travail dans un penchant naturel égoïste, la solidarité organique. Celle-ci consiste dans la solidarité naissant entre des groupes sociaux distinctifs. La société est composée de corps sociaux avant que d'individus, et elle repose sur la dissemblance entre les individus. Le principe d'unification par l'échange, ici la solidarité sociale, est d'un autre genre que la solidarité mécanique qui suppose que chaque membre de la société partage les mêmes représentations sociales.


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Le corrigé du sujet "Les échanges marchands peuvent-ils à la fois unir et satisfaire tous les membres d'une société ?" a obtenu la note de :

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Corrigé consulté par :
  • Ananda25845 (Hors-ligne), le 09/03/2009 à 09H23.
  • Leila22394 (Hors-ligne), le 08/02/2009 à 08H16.
  • Sylvain21978 (Hors-ligne), le 04/02/2009 à 04H17.
  • Nicolas10912 (Hors-ligne), le 27/01/2009 à 27H17.
  • Pierre17839 (Hors-ligne), le 07/01/2009 à 07H14.
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    Problématique

    En réalité, si un individu a besoin de beaucoup, il ne sera jamais satisfait, il est dans une logique de surenchère. Un tel argument est donc plus que critiquable et n'est souvent qu'un moyen de justifier ce que le sens de justice, reposant sur la réciprocité et l'égalité, ne peut que condamner. L'inégalité est considérée en économie comme vecteur de production. Ainsi, selon certaines conceptions politiques, il faudrait une inégalité raisonnable de façon à ce que les plus mal lotis des membres, le soient moins que dans une société plus égalitaire. C'est la vision libérale conciliée avec une intervention étatique de redistribution des richesses. L'intérêt public est alors associé à la production globale, ce que nous nommons aujourd'hui la croissance, ainsi qu'à des minima sociaux.

    Ajouté par PROF

    Plan détaillé

    Textes / Ouvrages de référence

    Citations

    Heureusement, les hommes n'ont besoin que d'une certaine analogie dans les idées, d'une certaine approximation dans le langage, pour satisfaire aux devoirs de la société., BARTHÉLEMY, -in BESCHERELLE.

    Ajouté par webmaster

    Mais ce bistrot, ces maigres délinquances, les échanges sournois et impunis (...) rien de tout cela ne pouvait le satisfaire une seconde, ni l'apaiser., Michel DE SAINT-PIERRE, les Nouveaux Aristocrates, p. 109.

    Ajouté par webmaster

    (...) à condition qu'ils fussent membres de la société et ne remplissent leurs devoirs de martyriseurs que porteurs de leur insigne., A. JARRY, Spéculations, La société protectrice des enfants martyrs, OE. compl., t. VII, p. 39.

    Ajouté par webmaster

    La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi, l'exercice des droits naturels de chaque homme n'a de bornes que celles qui assurent aux autres membres de la société la jouissance de ces mêmes droits. Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la Loi., Déclaration des droits de l'homme, Constitution du 3 sept. 1791, art. 4.

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    Pour obtenir une paix durable par une sorte d'équilibre, tentative que les congrès européens recommencent au moins une fois tous les cent ans, on procéda à de nombreux échanges de territoires. La physionomie de l'Europe en fut transformée., J. BAINVILLE, Hist. de France, XIII, p. 250.

    Ajouté par webmaster

    « La sûreté est la notion sociale la plus haute de la société bourgeoise, la notion de la police : toute la société n'existe que pour garantir à chacun de ses membres la conservation de sa personne, de ses droits et de ses propriétés. » Marx, La Question juive, 1844.

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    Il faut de la variété dans l'esprit; ceux qui n'ont que d'une sorte d'esprit ne peuvent pas plaire longtemps., LA ROCHEFOUCAULD, Réflexions diverses, De la société.

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    Tous les fonds des mosaïques chrétiennes sont en cela semblables au fond d'or; et puisqu'il ne s'agit pas de la représentation plus ou moins illusionniste d'un spectacle sacré, mais bien d'une figuration sacrée, l'artiste ne peut unir ses personnages au fond qui leur préexiste (ou créer à la fois ces personnages et ce fond) que par des formes et des couleurs étrangères à l'apparence. C'est pourquoi la mosaïque emploie systématiquement les smaltes -visibles. Rome l'avait fait à des fins décoratives; lorsque sa mosaïque rivalisait avec la peinture, elle employait des smaltes minuscules., MALRAUX, la Métamorphose des dieux, p. 130 (1957).

    Ajouté par webmaster

    Les convives étaient pour la plupart des marchands et des voituriers, tous d'une politesse extrême, qui firent quelques questions à Cacambo avec la discrétion la plus circonspecte (...), VOLTAIRE, Candide, XVII.

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    Quelle est la couleur de la tomate ?

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