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Sujet : Les échanges marchands peuvent-il unir et satisfaire les membres d'une socièté ?

Définitions des termes :
  • échange : Du latin excambiare, « échanger », «troquer» (de cambiare, «changer »). En droit, contrat par lequel deux parties se donnent respectivement une chose pour une autre. En économie, transfert réciproque de biens ou de services, soit directement (troc), soit indirectement (par l'intermédiaire de la monnaie).

Extrait du corrigé : Si l'ouvrier dépend du paysan pour subsister, il en dépend davantage que le paysan de l'ouvrier. D'un autre façon, la dépendance du salarié au patron n'est pas du même ordre que celle du patron vis-à-vis des employés car le salarié n'est pas sûr de trouver du travail ailleurs. Les rapports de force dépendent de la façon dont les corps sociaux sont capables de s'organiser et de s'unir au sein d'une société. Mais cela implique également qu'à l'union naturelle pensée par Smith s'oppose la vision d'un société aux intérêts essentiellement divergents. Puisque ces sociétés partielles ne peuvent subsister par elles-mêmes, elles sont inter-dépendantes, elles ne sont pas des sociétés globales. Une société doit être un ensemble composé de corps plus ou moins diversifiés de façon à ce qu'elle s'auto-suffise. L'union sociale qui résulte des rapports de force entre les corps sociaux, ne peut aboutir qu'aux conflits ou au compromis, qui risque toujours d'être un conflit remis à plus tard. Les corps étant dans leur nature en lutte les uns contre les autres, l'intérêt public ne peut résulter de leur confrontation que par accident, ou en se fiant à une régulation naturelle des rapports de force, qui dans la pratique conduit souvent au conflit. Le « laisser aller » ne conduit pas à une pacification des rapports sociaux.   Mettre fin à l'injustice sociale est le but du gouvernement   a)                  Entre l'union et l'assistance, il y a une relation de réciprocité.

Les échanges marchands peuvent-il unir et satisfaire les membres d'une 

socièté ?

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socièté ? Corrigé de 1716 mots (soit 3 pages) directement accessible

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Définitions

  • échange : Du latin excambiare, « échanger », «troquer» (de cambiare, «changer »). En droit, contrat par lequel deux parties se donnent respectivement une chose pour une autre. En économie, transfert réciproque de biens ou de services, soit directement (troc), soit indirectement (par l'intermédiaire de la monnaie).

Problématique

 

Analyse du sujet :

Le sujet propose d’interroger la manière dont le commerce peut réguler dans une société les rapports sociaux. Il faut commencer par éclaircir, dans un premier temps, le terme de « société ». Une société, c’est d’abord un ensemble d’individus qui entrent dans des rapports coutumiers, des usages suffisamment durables.

Toute société est donc plus ou moins régulée par des pratiques sociales, mais n’est pas forcément un peuple. Le peuple suppose une union politique plus forte qu’une société. Tout membre d’un peuple doit se sentir appartenir à le même communauté. Dans une société, les corps sociaux font que chaque membre peut se sentir membre d’une corporation particulière, au sein d’un ensemble de corporations. Or, le commerce suppose qu’il y ait plusieurs corps de métier qui entrent en relation les uns envers les autres. Il reste à savoir si dans cet échange il y a davantage qu’un simple échange de biens, s’il y a par son biais une harmonisation des mœurs, une communication qui engendre une société unifiée.

Si les hommes font société, c’est en vue de l’assistance mutuelle. Les hommes conjuguent leur force, répartissent les efforts et les fonctions. Mais, l’échange seul parvient-il au but premier de la société ?

L’unification des membres d’une société et la répartition des richesses sont des tâches normalement dévolues au politique. Il faut donc mettre en question le libéralisme politique et économique et questionner non seulement le rôle de l’Etat mais aussi et surtout le rôle de la politique.

Problématisation :

      Les échanges marchands sont en premier temps des échanges de bien, ils visent pour celui qui commerce à un avantage particulier. La manière dont le Marché régule les échanges, et notamment par la loi de l’offre et de la demande, est-elle suffisante pour remplir des tâches classiquement dévolues au politique à savoir l’unification et la satisfaction de chacun des membres de la société ?  

 



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