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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- éducation : 1. Processus consistant en ce qu'une ou plusieurs fonctions se développent graduellement par l'exercice et se perfectionnent. 2. Suite des opérations par lesquelles des adultes développent les qualités de l'enfant ( apprentissage, enseignement ; l'éducation a un caractère global). 3. Résultat de 1 ou de 2.
- force : a) Principe de puissance ou d'action. b) Par opposition au droit: recours à la contrainte pour faire respect un pouvoir illégitime. c) Droit du plus fort: conception qui fait reposer l'autorité du chef sur sa supériorité physique. d) Fort: qui possède la force au sens fort ou au figuré. Opposé à faible.
- travail : Du latin populaire tripalium, «machine à trois pieux » destinée à immobiliser les chevaux pour les ferrer, d'où « instrument de torture ». Toute activité visant à la production d'une oeuvre utile. Spécialement, ensemble des activités accomplies par l'homme pour produire des biens et des services en contrepartie desquels il est rémunéré. * Le travail est souvent associe a la peine et a la souffrance. Dans la Bible d'ailleurs, Dieu punit le premier péché en chassant Adam du jardin d'Eden et en l'obligeant à cultiver désormais une terre stérile : « Tu gagneras ton pain à la sueur de ton front ». * Pour Marx, le travail humain contribue à transformer l'homme tout autant que la nature. En effet, contrairement à l'animal, qui agit par pur instinct, l'homme détermine dans sa conscience le but qu'il veut atteindre avant de le réaliser. « Ce qui distingue dès l'abord le plus mauvais architecte de l'abeille la plus experte, écrit Marx, c'est qu'il a construit la cellule dans sa tête avant de la construire dans la ruche. » * Le travail salarié constitue, selon Nietzsche, « la meilleure des polices » : « il tient chacun en bride et s'entend à entraver puissamment le développement de la raison, des désirs, du goût de l'indépendance ».
Extrait du corrigé : Il s'agit de la discipline. Grâce à elle, l'enfant s'habitue à supporter la contraintes des lois, de ce qui lui est imposé. La contrainte aide l'enfant à surmonter sa sauvagerie. Elle lui apprend à s'intégrer socialement puisque la société est faite de règles et d'obligations valables pour tous. En effet, le travail scolaire permet à l'enfant de s'éloigner de ses désirs primaires en tant qu'il est la condition essentielle du progrès, de la libération des déterminismes naturels. A travers lui, l'enfant se discipline et méprise ses désirs immédiats. Le travail scolaire est réfléchi, conscient et volontaire (personne ne peut l'accomplir pour quelqu'un d'autre, il faut une participation active du sujet). Il fait corps avec l'intelligence et oblige l'enfant à développer ses potentialités et ses capacités intellectuelles. Cependant, si l'éducation a pour but de rendre l'individu autonome et libre, la notion de contrainte qui s'associe au travail scolaire n'entre-t-elle pas en opposition avec cet objectif ? L'enfant peut-il vraiment devenir un individu à part entière par le biais du travail scolaire ?
Corrigé de 1912 mots (soit 3 pages) directement accessible
Le corrigé du sujet " l'éducation des enfants justifie-t-elle qu'on les force au travail scolaire ?" a obtenu la note de : aucune note
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Il s’agit de se demander ici si le travail scolaire est une nécessité dans l’éducation des enfants. Se poser une telle question consiste, entre autre, à s’interroger sur les fins de l’éducation. Le travail scolaire apparaît bien souvent comme une contrainte mais il semble justifié quand on le présente comme un devoir. Vous pouvez simplement penser ici à l’expression « faire ses devoirs ». Spontanément, les enfants préfèrent s’amuser ou suivre leur désirs. Or, l’école n’a pas pour but de satisfaire les désirs immédiats mais doit avant tout s’attacher à apprendre à différer les désirs et ceci parce que vivre en commun, c’est apprendre à prendre en compte les autres et comprendre que ses désirs ne peuvent pas être toujours satisfaits. C’est en ce sens que l’éducation est avant tout une éducation de la raison. Si on ne force pas au travail scolaire, on peut alors penser que les enfants ne travailleront pas. Or, si l’école a pour but de former à l’usage de la raison, d’exercer le jugement, ceci nécessite parfois une forme de contrainte. Vous pouvez penser ici à la célèbre formule de Rousseau dans le Contrat social lorsqu’il dit qu’on forcera à être libre celui qui n’obéit pas à la loi. Forcer à être libre peut sembler une formule paradoxale, mais elle signifie forcer à obéir à la loi, à ne pas simplement suivre ses désirs. C’est en ce sens que l’on pourrait donc justifier que l’on force les enfants au travail scolaire, et peut-être alors pour les mêmes raisons. Néanmoins, on peut se demander si la force est le meilleur moyen. En outre, on peut également s’interroger à savoir à quelles conditions le travail scolaire peut justifier une telle attitude. En effet, il se pourrait parfois qu’un certain type de travail ne corresponde pas exactement à une nécessité. Il est aussi nécessaire peut-être que le travail puisse susciter un intérêt chez l’enfant. En ce sens, forcer aveuglément n’est peut-être pas justifié. En d’autres termes, si on justifie que l’on force un enfant à travailler c’est au nom du fait que l’école est le lieu de l’éducation de la raison, de la formation du sujet. Mais, il ne faut peut-être pas oublier que l’école est aussi le lieu où se trouvent des individus avec des capacités, des intérêts et des désirs différents. Vous pouvez ici réfléchir à la distinction entre le sujet et l’individu. Eduquer un enfant, n’est ce pas lui apprendre à devenir plus humain, n’est ce pas lui donner les moyens de se réaliser, de développer ses capacités et ses potentialités en lui donnant un cadre dans lequel il peut devenir ce qu’il est, un individu ? Le travail scolaire se justifie t-il dans cette perspective ? L’éducation suppose-t-elle nécessairement cette dimension de contrainte ?
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