Éduquer, est-ce avant tout transmettre des savoirs ? *
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Aperçu du corrigé : Éduquer, est-ce avant tout transmettre des savoirs ?
L'homme, à la différence d'autres animaux, vient au monde faible et relativement indéterminé quant à ses instincts. L'apprentissage est alors la première des nécessités concernant sa survie, et son mode primordial est le mimétisme. En ce sens, éduquer serait transmettre des savoirs, lesquels concernant la possibilité de la vie tant naturelle que sociale. De ce point de vue, l'éducation aurait essentiellemnet pour contenu un savoir déterminé par l'intérêt commun des éduqués et des éducateurs. Néanmoins, on peut alors se demander dans quelle mesure l'éducation peut conduire à la corruption, pour autant que la socialisation implique des négations de son être naturel. En effet, tout savoir transmis est éminément social dès qu'il n'est que reçu. Dans cette première conception, ce n'est donc pas la notion de savoir qui importe mais bien celle de transmition, laquelle fonde l'intégration. Mais cette intégration peut être source de misère du point de vue de l'individu naturel, et il faut dès lors interroger le sens d'un éducation de l'individu conçu comme élévation. Ce qui importe en ce second sens n'est alors plus la notion de transmition mais bien celle de savoir, lequel excluant l'autorité s'il doit être véritable (non plus pensé comme "mémorisation" mais comme "science"). Mais ceci implique alors une dépréciation de la mémoire et paraît exclure une élévation de l'individu à partir d'une élévation de la société en une culture. Le problème est donc qu'il nous faut penser l'éducation à la croisée de la transmition et du savoir, ces deux termes semblant exiger des déterminations incompatibles.
L'essence de l'éducation serait alors la tradition ou le conservatisme. Ici donc, l'éducation s'identifie à l'instruction. Mais alors on voit une tension avec la notion de savoir, lequel n'étant pas compatible avec un mode d'enseignement relevant de l'autorité. · avant tout : cela peut avoir un sens temporel (il faut commencer par transmettre les savoir) ou principiel (c'est le fond) lequel s'entendant soit comme but soit comme moyen. Se profile ici la question du rapport moyen / fin dans l'éducation et donc la place de la transmission des savoirs dans le procès éducatif : simple moyen dont il faut encore interroger la fin (laquelle peut être la domination de l'éduqué), réalisation de la nature de l'homme ? Problématique L'homme, à la différence d'autres animaux, vient au monde faible et relativement indéterminé quant à ses instincts. L'apprentissage est alors la première des nécessités concernant sa survie, et son mode primordial est le mimétisme. En ce sens, éduquer serait transmettre des savoirs, lesquels concernant la possibilité de la vie tant naturelle que sociale. De ce point de vue, l'éducation aurait essentiellemnet pour contenu un savoir déterminé par l'intérêt commun des éduqués et des éducateurs. Néanmoins, on peut alors se demander dans quelle mesure l'éducation peut conduire à la corruption, pour autant que la socialisation implique des négations de son être naturel.
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