Epicure: La mort n'est rien...

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Epicure: La mort n'est rien...

Philosophie

Aperçu du corrigé : Epicure: La mort n'est rien...



Publié le : 23/3/2005 -Format: Document en format FLASH protégé

	Epicure: La mort n'est rien...
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  • épicure : Quand Épicure fonde son école, en 306 avant J.-C., la vie culturelle de la Grèce est dominée par deux écoles: l'Académie, qui a recueilli l'héritage de Platon, et le Lycée, qui dispense l'enseignement d'Aristote. Face à elles, Épicure propose une nouvelle façon de concevoir l'homme et le monde.
  • mort : Du latin mors, «mort». Cessation complète et définitive de la vie. Seul parmi les animaux, l'homme se sait mortel: cruelle certitude qui limite son horizon et l'oblige à composer avec sa propre disparition, comme avec celle des êtres auxquels il est attaché. Pour Platon, la mort est un «beau risque à courir». Dans le Phédon, Socrate définit la mort comme la séparation de l'âme et du corps; délivrée de sa prison charnelle, l'âme immortelle peut librement regagner le ciel des Idées, patrie du philosophe. Épicure tient la mort pour un non-événement, puisque jamais nous ne la rencontrons. Tant que nous sommes en vie, la mort n'est pas; et quand la mort est là, c'est nous qui ne sommes plus. Pour Heidegger au contraire, la vie humaine s'inscrit dans la finitude: «Dès qu'un humain vient à la vie, il est déjà assez vieux pour mourir».
  • rien : Le néant, l'absence, la nullité.

Ce texte d’Epicure, extrait de la Lettre à Ménécée, présente un argument fameux d’Epicure selon lequel la mort n’est rien pour nous dans la mesure où elle n’est rien que nous puissions sentir. En effet, si la mort est bien ce qui vient mettre un terme à la vie et si elle en est inséparable au sens où nous y sommes tous destinés, il n’en reste pas moins qu’elle n’est pas quelque chose que nous devons craindre, puisqu’elle est hors du champ de notre sensation, cette dernière étant la seule faculté en nous qui puisse nous procurer du plaisir ou de la douleur.

§  Une crainte de la mort est alors une crainte sans objet, donc une crainte vaine, si résulte d’une pensée déraisonnable des hommes qui ne savant pas jouir de la vie présente et profiter de l’agréable et qui ne savent pas qu’aucune douleur ne peut être provoquée par la mort, ni pendant celle-ci, puisque nous ne la sentons pas, ni après celle-ci puisque l’âme ne survit pas au corps, ces deux entités étant matérielles et périssant en même temps et donc l’âme n’étant pas immortelle.

 



Prends l'habitude de penser que la mort n'est rien pour nous. Car tout bien et tout mal résident dans la sensation : or la mort est privation de toute sensibilité. Par conséquent, la connaissance de cette vérité que la mort n'est rien pour nous, nous rend capables de jouir de cette vie mortelle, non pas en y ajoutant la perspective d'une durée infinie, mais en nous enlevant le désir de l'immortalité. Car il ne reste plus rien à redouter dans la vie, pour qui a véritablement compris que hors de la vie [il faut entendre : dans la « non-vie »], il n'y a rien de redoutable. On prononce donc de vaines paroles quand on soutient que la mort est à craindre non parce qu'elle sera douloureuse étant réalisée, mais parce qu'il est douloureux de l'attendre. Ce serait en effet une crainte vaine et sans objet que celle qui serait produite par l'attente d'une chose qui ne cause aucun trouble par sa présence [...]. Mais la multitude tantôt fuit la mort comme le pire des maux, tantôt l'appelle comme le terme des maux de la vie. Le sage, au contraire, ne fait pas fi dé la vie et il n'a pas peur non plus de ne plus vivre : car la vie ne lui est pas à charge, et il n'estime pas non plus qu'il y ait le moindre mal à ne plus vivre. De même que ce n'est pas toujours la nourriture la plus abondante que nous préférons, mais parfois la plus agréable, pareillement, ce n'est pas toujours la plus longue durée qu'on veut recueillir, mais la plus agréable. Epicure


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Problématique

La morale s'enracine ainsi dans la science, et, réciproquement, l'attitude scientifique, celle qui consiste à connaître rationnellement l'univers, est par excellence l'attitude morale: connaître c'est connaître le plus grand plaisir, à la fois au sens de savoir en quoi il consiste et au sens de l'éprouver. L'originalité d'Épicure, c'est le fait qu'il assimile bonheur et plaisir: cela contraste avec le stoïcisme, et, plus tard, avec le christianisme. Mais il faut bien comprendre ce que cela signifie (voir ci-dessous). SUJET TYPE: La pensée de la mort a-t-elle un objet? C ontresens à ne pas commettre Il ne faut pas confondre l'épicurisme avec l'hédonisme [philosophie du plaisir. V oir dissertation n° 1]. En effet, le «plaisir» dont parle Épicure n'est pas la satisfaction effrénée de tous les désirs, la débauche sans retenue.

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Textes / Ouvrages de référence

Citations

Épicure, « La mort n'est rien »

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La mort n'est rien pour nous... Epicure

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« Celui des maux qui fait le plus frémir n'est rien pour nous, puisque tant que nous existons, la mort n'est pas, et que, quand la mort est là, nous ne sommes plus. » Épicure, Lettre à Ménécée, IIIe s. av. J.-C.

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Habitue-toi à penser que la mort n'est rien par rapport à nous. Epicure

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 Habitue-toi à penser que la mort n'est rien par rapport à nous. [ ] Epicure

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« Familiarise-toi avec l'idée que la mort n'est rien pour nous, car tout bien et tout mal résident dans la sensation; or, la mort est privation de toute sensibilité. » Épicure, Lettre à Ménécée, ive s. av. J.-C.

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Après la mort, il n'y a rien et la mort elle-même n'est rien. [ Les Troyennes, 398 ] Sénèque

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"La justice n'est rien en soi, elle n'a de sens que dans les contrats liant les parties et rédigés pour déclarer que l'on évitera de se nuire mutuellement." Epicure, Maxime fondamentale 28.

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"Il ne reste plus rien à redouter dans la vie pour qui a vraiment compris que hors de la vie il n'y a rien de redoutable." Épicure, Lettre à Ménécée.

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