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EXEMPLES DE RECHERCHE
Extrait du corrigé : Cette superbe puissance ennemie de la raison, qui se plaît à la contrôler et à la dominer, pour montrer combien elle peut en toutes choses, a établi dans l'homme une seconde nature. Elle a ses heureux, ses malheureux, ses sains, ses malades, ses riches, ses pauvres. Elle fait croire, douter, nier la raison. Elle suspend les sens, elle les fait sentir. (...) Qui dispense la réputation, qui donne le respect et la vénération aux personnes, aux ouvrages, aux lois, aux grands, sinon cette faculté imaginante ? Toutes les richesses de la terre (sont) insuffisantes sans son consentement. Ne diriez-vous pas que ce magistrat dont la vieillesse vénérable impose le respect à tout un peuple se gouverne par une raison pure et sublime et qu'il juge des choses par leur nature sans s'arrêter à ces vaines circonstances qui ne blessent que l'imagination des faibles. Voyez-le entrer dans un sermon où il apporte un zèle tout dévot renforçant la solidité de sa raison par l'ardeur de sa charité ; le voilà prêt à l'ouïr avec un respect exemplaire. Que le prédicateur vienne à paraître, si la nature lui a donné une voix enrouée et un tour de visage bizarre, que son barbier l'ait mal rasé, si le hasard l'a encore barbouillé de surcroît, quelque grandes vérités qu'il annonce, je parie la perte de la gravité de notre sénateur.
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On distingue l’erreur de la faute : l’erreur est un jugement qui, s’il est faux, n’est pas condamnable pour sa fausseté, il est une sorte d’égarement, d’errance de l’esprit, sans grande gravité, et susceptible d’être corrigé. La faute est une notion morale, le jugement faux est condamnable.
La question est ici celle du « sens » des erreurs. Le sens d’une chose, c’est sa signification, mais c’est aussi ce vers quoi se dirige une chose, ce que peut produire une chose, l’apport qu’elle peut avoir. Il s’agira donc d’examiner la nature et les contenus possibles des erreurs dans le but de déterminer si une erreur est par nature absurde et inutile, ou si au contraire elle peut avoir un apport, une signification, une productivité, par exemple par contraste avec le jugement vrai et dépourvu d’erreur.
C’est un sujet qui demande que l’on réévalue l’habitude que nous avons d’éviter et de mépriser les erreurs ; il permettra de mettre en relief peut-être une efficace paradoxale de la pensée, qui passerait par une attention à l’erreur, à la fausseté.
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