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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- esprit : La notion d'esprit revêt plusieurs sens. Elle désigne d'une part l'intellect, la raison, la pensée. Elle désigne d'autre part l'âme, l'être immatériel qui constitue notre intériorité, notre personnalité. Les philosophes classiques ne faisaient pas de différence entre les deux: l'âme, qui relève du sentiment que nous avons de nous-mêmes, est aussi le siège de la pensée. C'est peut-être une indication qu'affectivité et raison sont plus étroitement unies qu'on ne le croit, dans l'esprit, précisément.
- plus : d'avantage, un surcroît, un supplément.
- doute : État de l'esprit quand nous nous demandons si un fait est réel ou non, si une proposition est vraie ou non. Douter n'est pas nier : la négation est une certitude, le doute revient à admettre qu'on ne sait pas.
- alain : Éviter les préjugés, se méfier des opinions communes et des idées toutes faites: tel est le message d'Alain. Pour cela, il faut travailler en prise directe sur le monde humain tel que nous le voyons et non à partir d'un système théorique éloigné de la réalité.
Extrait du corrigé : ● En effet, c'est seulement parce que je considère le monde comme extérieur à moi, comme différent de moi que je peux exercer le doute. Cette distance par rapport au monde est permise par la conscience. En effet, comme l'explique Sartre dans L'être et le néant, la conscience est un « néant », c'est-à-dire une puissance néantisante - capable de nier l'existence du monde, de le dire différent d'elle - qui permet le dévoilement du monde par sa mise à distance. ● Si le doute implique nécessairement comme fondement une mise à distance du monde, et si cette mise à distance n'est possible que par le biais de la conscience, alors celui qui ne sait plus douter est celui qui ne sait plus se mettre à distance du monde. Il est engagé dans le monde, enfoncé, englué, il ne se distingue plus de lui, et n'existe donc plus en tant que conscience. L'individu qui ne doute plus n'existe donc plus comme conscience et n'existe donc plus non plus en tant qu'esprit. Sa qualité d'homme peut de ce fait être remise en cause. III/ Douter comme marque de la liberté : Mais la particularité du doute cartésien, est qu'il est motivé par une tromperie. Il s'aperçoit en effet que certaines choses qu'il a toujours considérées comme vraies sont en réalité fausse. Or, on pourrait considérer que le véritable doute ne se contente pas de porter sur ce qui nous est révélé comme étant une illusion.
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Le corrigé du sujet "L'esprit qui ne sait plus douter, dit Alain, descend au-dessous de l'esprit. Qu'en pensez-vous ?" a obtenu la note de : aucune note
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Le sujet ne pose pas la question de la capacité initiale de l’esprit à douter – il ne s’agit pas ici de savoir quel est le rôle de l’esprit, mais plutôt de sa possible dénaturation : l’esprit ne sait plus douter. Il ne s’agit pas d’un choix libre, d’une décision - qui n’empêche pas à nouveau l’exercice du doute, mais plutôt d’une incapacité contractée, peut-être à la suite d’un manque d’exercice.
Cependant, si l’on admet que le doute est une caractéristique de l’esprit, et que l’esprit est une caractéristique de l’homme, alors il semble que le doute soit une caractéristique de l’homme. Se pose donc la question de savoir si l’absence de l’exercice du doute met en danger l’humanité de l’homme. Autrement dit, est-ce que l’homme qui ne doute pas est tout de même un homme – au sens d’être spirituel ?
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