Les Essais de Montaigne (1885) - CONVAINCRE ou PERSUADER

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Les Essais de Montaigne (1885) - CONVAINCRE ou PERSUADER

Littérature

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Les Essais de Montaigne (1885) - CONVAINCRE ou PERSUADER
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  • montaigne : Peu de philosophes ont, tel Montaigne, fait voir un pareil attachement à la vérité, manifesté une pareille obstination à la chercher. C'est parce qu'il aimait trop la vérité qu'il ne s'est jamais autorisé à la trahir en l'enfermant dans une affirmation péremptoire et définitive.
  • persuader : Amener quelqu'un à penser quelque chose, en utilisant sa sensibilité plutôt que sa raison (arguments rationnels).

Le 16ème siècle : humanisme mais voyage et découverte du nouveau monde. Les essais sont originaux par leur sujet, par le caractère personnel de son jugement. Montaigne fait l’essai de son jugement. Il émaille ces textes de citations latines. C’est un homme qui a un esprit ouvert, indépendant et conscient de la relativité des mœurs. 

Extrait du livre III des Essais de Montaigne, chapitre 6. Ce texte est de genre argumentatif. Il s’agit d’un essai intitulé des Coches

La découverte de ce Nouveau Monde est l’occasion pour Montaigne de songer aux rapports entre l’Europe et la nouvelle civilisation. Le registre est polémique : il s’agit d’une critique et voir même d’une dénonciation. Mais l’on trouve également le registre épidictique.

Comment Montaigne mène t-il sa réflexion ? Quel est sa position ? Comment fonctionne t-il et arrive t-il à cette dénonciation ?




CONVAINCRE ou PERSUADER
Lecture analytique 1

Les Essais de Montaigne (1885)

Notre monde vient d'en trouver un autre (et qui nous répond si c'est le dernier de ses frères, puisque les démons, les sibylles et nous, avons ignoré celui-ci jusqu'à cette heure ?) non moins grand, plein et membru que lui, toutefois si nouveau et si enfant qu'on lui apprend encore son a, b, c ; il n'y a pas cinquante ans qu'il ne savait ni lettres, ni poids, ni mesure, ni vêtements, ni blés, ni vignes. Il était encore tout nu au giron, et ne vivait que des moyens de sa mère nourrice. Si nous concluons bien de notre fin , et ce poète de la jeunesse de son siècle, cet autre monde ne fera qu'entrer en lumière quand le nôtre en sortira. L'univers tombera en paralysie ; l'un membre sera perclus, l'autre en vigueur.
Bien crains-je que nous aurons bien fort hâté sa déclinaison et sa ruine par notre contagion, et que nous lui aurons bien cher vendu nos opinions et nos arts. C'était un monde enfant ; si ne l'avons-nous pas fouetté et soumis à notre discipline par l'avantage de notre valeur et forces naturelles, ni ne l'avons pratiqué par notre justice et bonté, ni subjugué par notre magnanimité. La plupart de leurs réponses et des négociations faites avec eux témoignent qu'ils ne nous devaient rien en clarté d'esprit naturelle et en pertinence. L'épouvantable magnificence des villes de Cuzco et de Mexico, et, entre plusieurs choses pareilles, le jardin de ce roi où tous les arbres, les fruits et toutes les herbes, selon l'ordre et grandeur qu'ils ont en un jardin, étaient excellemment formées en or ; comme, en son cabinet, tous les animaux qui naissaient en son État et en ses mers ; et la beauté de leurs ouvrages en pierrerie, en plume, en coton, en la peinture, montre qu'ils ne nous cédaient non plus en l'industrie. Mais quant à la dévotion, observance des lois, bonté, libéralité, loyauté, franchise, il nous a bien servi de n'en avoir pas tant qu'eux ; ils se sont perdus par cet avantage, et vendus et trahis eux-mêmes. 



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    Problématique

    Plan détaillé

    Textes / Ouvrages de référence

    Citations

    (...) les anciens ont défini l'éloquence, -le talent de persuader, et (...) ils ont distingué -persuader de -convaincre, le premier de ces mots ajoutant à l'autre l'idée d'un sentiment actif excité dans l'âme de l'auditeur et joint à la conviction., D'ALEMBERT, Mélanges littéraires, Élocution, Oe. compl., t. IV, p. 518.

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    Il est aisé de convaincre un enfant que ce qu'on lui veut enseigner est utile : mais ce n'est rien de le convaincre, si l'on ne sait le persuader. En vain la tranquille raison nous fait approuver ou blâmer; il n'y a que la passion qui nous fasse agir (...), ROUSSEAU, Émile, III.

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    -Convaincre (...) marque un acquiescement de l'esprit produit par des preuves qui forcent de convenir que celui qui parle a raison, et ne laissent rien à objecter. -Persuader (...) exprime un acquiescement de la volonté, gagnée à ce qu'on lui propose, et comme tournée ou convertie., LAFAYE, Dict. des synonymes, Convaincre...

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    Définitions de éloquent, adjectif Flexion m. s. éloquent m. pl. éloquents f. s. éloquente f. pl. éloquentes PhonétiqueAfficher l'API éloquent, éloquente [élòkâ], [élòkât] Étymologie IXe XXIe s. XIIIe Du latin eloquens, ?qui exprime'. Indice de fréquence47 fréquent Parmi les 10 000 mots les plus fréquents. Recherches par critères Définition contient éloquent Rime avec éloquent Qui est capable de convaincre, de persuader par la parole. Un politicien, un vendeur éloquent. Qui sert à convaincre, à persuader. Un discours, un exposé éloquent. PAR EXTENSION ? Qui signifie bien ce qu'il veut signifier; expressif, probant. Des graphiques éloquents. Un silence éloquent. Une mimique éloquente.

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    (...) l'éloquence (...) est étrangère à tout ouvrage où il ne s'agit pas de persuader, mais de convaincre (...), P.-L. COURIER, Éloge de Buffon, Pl., p. 566 ( Éloquence, cit. 7).

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    Je ne tardais pas à sentir que j'avais tort de vouloir convaincre par le raisonnement dans un genre où il ne faut que persuader par le sentiment., BEAUMARCHAIS, -in LAFAYE, Dict. des synonymes, p. 468.

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    L'art de persuader consiste autant en celui d'agréer qu'en celui de convaincre., PASCAL, l'Esprit géométrique, 2.

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    L'art de persuader consiste autant en celui d'agréer qu'en celui de convaincre., PASCAL, De l'esprit géométrique, 2.

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    L'art de persuader consiste autant en celui d'agréer qu'en celui de convaincre. [ De l'esprit géométrique ] Pascal, Blaise

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    Quelle est la couleur de la tomate ?

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