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Extrait du corrigé : C- « Plaire et instruire » « Il obtient tous les suffrages celui qui unit l'utile à l'agréable, et plaît et instruit en même temps.» (Horace, Art poétique, III, 342-343). C'est justement par la forme simple, agréable à lire de la fable que le lecteur parvient à entrer (et adhérer) plus facilement dans le texte. Cette forme en apparence simple est donc bien plus subtile qu'elle pourrait le paraître car elle fait appel à la réflexion du lecteur, à son intelligence. Ainsi, sans lire de phrases longues, de développements compliqués, le lecteur s'instruit et réfléchit. La Fontaine, Fables, livre VI, 1 : « Le conte fait passer le précepte avec lui [1]» Conclusion : * La fable semble un récit anodin, enfantin. Mais elle comporte un message. Chez La Fontaine, moraliste, la fable permet de dénoncer les vices et de critiquer la société ; et, si le Lion est coupable de tyrannie, Louis XIV n'étant jamais pas cité, La Fontaine se protége de la censure par exemple. * Les fables écrites au XVIIe siècle, représente bien cette époque d'abord par les situations sociales de l'époque, mais aussi par le respect des règles classiques. La Fontaine donne une leçon de morale, une morale universelle qui touche même le lecteur du xxie siècle.
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Le corrigé du sujet " Estimez vous qu'écrire des fables soit une entreprise futile ? " a obtenu la note de : 









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réponse qu'écrire fables dépourvue estimez dévoilement même suis-je vous autobiographique futile conscience illusions question l'art être aussi vérité l'entreprise l'auteur limites pensez "qui mort entreprise pour lecteurs d'une utile pas lui exacte soi-même penser d'intérêt contraire
La fable est un récit qui comporte une morale. Les enfants les apprennent (sans toujours les comprendre vraiment).
La Fontaine lui-même évoque la futilité de son entreprise : « Je suis chose légère et je vole à tout sujet. Je vais de fleur en fleur et d'objet en objet », (dans une lettre à Madame de la Sablière).
Et cependant, peut-on seulement concevoir l'écriture de la fable, et donc la fable elle-même comme un texte futile, sans profondeur ? N'oublions pas que la fable contient souvent un arrière plan social, politique, philosophique.
La fable, récit en prose ou en vers, est très souvent associée aux poésies ânonnées en classe ; son domaine est réduit au monde scolaire, à celui de l'écolier. De fait, il serait facile de considérer le travail du fabuliste comme une entreprise futile, sans profondeur, destiné aux enfants. Et cependant, exercice pratiqué depuis l'Antiquité, célébré au XVIIe siècle avec La Fontaine, et continué les siècles suivants par des auteurs comme Anouilh, la fable est loin d'être un écrit simple et anodin. Texte le plus souvent symbolique, où l'imagination intervient pour une grande part, la fable est un genre hybride, associant morale et la facilité, les fameux docere et placere de l'époque classique. De fait, peut-on seulement concevoir l'écriture de la fable, et donc la fable elle-même comme un texte futile, sans profondeur ? Dans une première partie, il serait intéressant d'évoquer les aspects a priori futiles de ce genre. Puis, dans une deuxième partie, nous montrerons qu'il contient un message, une réflexion et enfin, dans une troisième partie, nous soulignerons le pouvoir argumentatif de la fable.
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