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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- état : 1) Avec une minuscule, manière d'être, disposition (un état d'esprit). 2) Avec une majuscule, un ensemble d'individus soumis à une même autorité politique, ou plus précisément cette autorité politique elle-même. L'État c'est le gouvernement et l'ensemble des structures par lesquelles il manifeste son autorité. 3) État de droit: tout État qui s'applique à respecter la personne et à garantir les libertés individuelles. 4) Raison d'État: motif d'intérêt public invoqué par l'État pour justifier une action contraire à la loi ou à la morale.
- religion : Étymologie discutée. Cicéron fait dériver le mot du latin relegere qui s'oppose à neglegere comme le soin et le respect s'opposent à la négligence et à l'indifférence. D'autres font dériver le mot de religare: La religion est avant tout le lien qui rattache l'homme à la divinité : «La religion consiste dans un sentiment absolu de notre dépendance.» (Schleiermacher). La religion c'est le sentiment que l'homme ne s'est pas donné lui-même l'existence, qu'il dépend d'un Être qui le dépasse infiniment. Sociologiquement, les religions sont les divers cultes organisés (avec leurs dogmes et leurs rites) pour rendre hommage à Dieu.
- citoyen : Qui jouit des droits propres aux membres d'une cité ou d'un État. L'individu membre du corps politique, détenant des droits politiques et participant donc au pouvoir.
Extrait du corrigé : Tel est le « christianisme romain », la « religion du prêtre », le christianisme qui s'est réalisé dans l'histoire. A considérer politiquement ces trois sortes de religion, elles ont, dit Rousseau, toutes leurs défauts. La troisième, en opposant dans l'homme le citoyen au croyant, rompt l'unité sociale. En établissant sur la terre un royaume spirituel, Jésus, « séparant le système théologique du système politique, fit que l'Etat cessa d'être un ». La deuxième est mauvaise car, « fondée sur l'erreur et le mensonge, elle trompe les hommes, les rend crédules, superstitieux, et noie le vrai culte de la Divinité dans un vain cérémonial ». De plus elle peut rendre le peuple « sanguinaire et intolérant », de telle sorte « qu'il ne respire que meurtre et massacre, et croit faire une action sainte en tuant quiconque n'admet pas de Dieux ». Reste donc le « vrai christianisme », celui de l'Evangile. Or si cette religion n'a nulle relation particulière avec le « corps politique », il n'en demeure pas moins que « loin d'attacher les coeurs des citoyens à l'Etat, elle les en détache comme de toutes les choses de la terre ». Rousseau affirme ne rien connaître « de plus contraire à l'esprit social ». Une telle religion tend à détruire tout lien social.
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Le corrigé du sujet "L'Etat doit-il se préoccuper de la religion de ses citoyens ?" a obtenu la note de : aucune note
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