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Sujet : L'État fait-il nécessairement usage de la violence ?

Définitions des termes :
  • état : 1) Avec une minuscule, manière d'être, disposition (un état d'esprit). 2) Avec une majuscule, un ensemble d'individus soumis à une même autorité politique, ou plus précisément cette autorité politique elle-même. L'État c'est le gouvernement et l'ensemble des structures par lesquelles il manifeste son autorité. 3) État de droit: tout État qui s'applique à respecter la personne et à garantir les libertés individuelles. 4) Raison d'État: motif d'intérêt public invoqué par l'État pour justifier une action contraire à la loi ou à la morale.
  • fait : Ce qui est ou ce qui arrive, et qui se donne ou même s'impose à nous dans l'expérience. On distingue souvent le fait brut, qui s'offre immédiatement à l'observation dans l'expérience ordinaire, et le fait construit (fait scientifique), qui résulte d'une élaboration théorique et expérimentale (Bachelard appelle «phénoménotechnique» cette construction du fait). Cependant, même le fait brut est imprégné de théorie, même s'il peut s'agir d'une théorie pré-scientifique, c'est-à-dire de préjugés. Le fait (ce qui est) se distingue par principe du droit (ce qui doit être). De même, une question de fait porte sur le pourquoi ou le comment, alors qu'une question de droit porte sur la valeur et la légitimité. On oppose l'état de fait à l'état de droit, c'est-à-dire conforme au droit (légal ou légitime).
  • nécessaire : * Est nécessaire ce qui ne peut pas ne pas être, ou être autrement. S'oppose à contingent. * Sur le plan logique, est nécessaire ce qui est universellement vrai, sans remise en cause possible.
  • usage : Action, fait de se servir de quelque chose, emploi. Ici : ce qu'il advient des découvertes des scientifiques, la façon dont l'humanité décide de les utiliser. L'usage peut tout aussi bien respecter la découverte et l'employer dans la direction pour laquelle elle a été créée ou bien, l'usage peut pervertir une découverte c'est-à-dire, la détourner du but premier, l'utiliser pour autre chose.
  • violence : Du latin violentia, "abus de la force". A l'origine, le terme désigne le fait "d'agir sur quelqu'un ou de le faire agir contre sa volonté, en employant la force ou l'intimidation.

Extrait du corrigé : Le contrat : «  L'ordre social ne vient pas de la nature. Il est fondé sur des conventions. » Du contrat social Un contrat ne peut être conclu qu'entre deux partis égaux et consentants, aucun parti ne doit être lésé, l'égalité est la seule garantie de la stabilité d'un ordre politique, cela exclut tout usage de la force. Le contrat social chasse ce qu'il y a de naturel dans l'homme, il a des exigences plus hautes, la liberté et la perfection de l'homme. B. Le rôle de l'Etat 1. La place centrale du peuple, des tâches partagées Le « souverain » est le peuple en acte (et non pas un individu). Cette souveraineté est inaliénable, toute aliénation de la souveraineté du peuple est destruction du corps politique. Il s'agit surtout d'une souveraineté législatrice (citoyen-magistrat) La loi est le rapport du peuple avec lui-même et non pas l'émanation arbitraire d'un despote. Le peuple statue sur lui-même, ce qui garantit sa liberté.

L'État fait-il nécessairement usage de la violence ?

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Définitions

  • état : 1) Avec une minuscule, manière d'être, disposition (un état d'esprit). 2) Avec une majuscule, un ensemble d'individus soumis à une même autorité politique, ou plus précisément cette autorité politique elle-même. L'État c'est le gouvernement et l'ensemble des structures par lesquelles il manifeste son autorité. 3) État de droit: tout État qui s'applique à respecter la personne et à garantir les libertés individuelles. 4) Raison d'État: motif d'intérêt public invoqué par l'État pour justifier une action contraire à la loi ou à la morale.
  • fait : Ce qui est ou ce qui arrive, et qui se donne ou même s'impose à nous dans l'expérience. On distingue souvent le fait brut, qui s'offre immédiatement à l'observation dans l'expérience ordinaire, et le fait construit (fait scientifique), qui résulte d'une élaboration théorique et expérimentale (Bachelard appelle «phénoménotechnique» cette construction du fait). Cependant, même le fait brut est imprégné de théorie, même s'il peut s'agir d'une théorie pré-scientifique, c'est-à-dire de préjugés. Le fait (ce qui est) se distingue par principe du droit (ce qui doit être). De même, une question de fait porte sur le pourquoi ou le comment, alors qu'une question de droit porte sur la valeur et la légitimité. On oppose l'état de fait à l'état de droit, c'est-à-dire conforme au droit (légal ou légitime).
  • nécessaire : * Est nécessaire ce qui ne peut pas ne pas être, ou être autrement. S'oppose à contingent. * Sur le plan logique, est nécessaire ce qui est universellement vrai, sans remise en cause possible.
  • usage : Action, fait de se servir de quelque chose, emploi. Ici : ce qu'il advient des découvertes des scientifiques, la façon dont l'humanité décide de les utiliser. L'usage peut tout aussi bien respecter la découverte et l'employer dans la direction pour laquelle elle a été créée ou bien, l'usage peut pervertir une découverte c'est-à-dire, la détourner du but premier, l'utiliser pour autre chose.
  • violence : Du latin violentia, "abus de la force". A l'origine, le terme désigne le fait "d'agir sur quelqu'un ou de le faire agir contre sa volonté, en employant la force ou l'intimidation.

Problématique

La question interroge les relations entre Etat et violence. La question porte ainsi sur l’essence même de L’Etat en tant que pouvoir suprême.

Il s’agit en réalité de définir la nature même de l’Etat, dans son concept, pour savoir si l’usage de la violence lui est nécessairement corrélatif ou au contraire simple fait accidentel et historique.

®C’est donc une relation de consubstantialité qui est ici mise à la question, ce qui, a fortiori, tend à se demander si la violence, en tant que c’est l’Etat qui en fait l’usage, est légitime ou non.

Problématique

La violence participe-t-elle de la définition même de l’Etat ? La violence est-elle consubstantielle à l’idée d’Etat ? La violence dont fait preuve l’Etat n’est-elle accidentelle, due à la personnalité de ceux qui ont le pouvoir à tel moment ? Est-ce que l’exercice du pouvoir qui s’accompagne nécessairement une certaine violence ? C’est bien la consubstantialité qui existe entre violence et Etat qui est ici mise à la question.



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