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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- état : 1) Avec une minuscule, manière d'être, disposition (un état d'esprit). 2) Avec une majuscule, un ensemble d'individus soumis à une même autorité politique, ou plus précisément cette autorité politique elle-même. L'État c'est le gouvernement et l'ensemble des structures par lesquelles il manifeste son autorité. 3) État de droit: tout État qui s'applique à respecter la personne et à garantir les libertés individuelles. 4) Raison d'État: motif d'intérêt public invoqué par l'État pour justifier une action contraire à la loi ou à la morale.
- peut : Est-il possible, est-il légitime.
- force : a) Principe de puissance ou d'action. b) Par opposition au droit: recours à la contrainte pour faire respect un pouvoir illégitime. c) Droit du plus fort: conception qui fait reposer l'autorité du chef sur sa supériorité physique. d) Fort: qui possède la force au sens fort ou au figuré. Opposé à faible.
Extrait du corrigé : Hobbes, Le Léviathan : un pouvoir coercitif (=le Léviathan) est nécessaire pour contraindre également tous les hommes à l'exécution de leurs conventions (le châtiment infligé en cas de non respect de la convention doit être plus grand que l'avantage retiré de l'infraction) à La sécurité de l'Etat étant la priorité, le Léviathan qui a tous les pouvoirs, peut user de la force pour soumettre un individu qui, par son comportement met en danger la sécurité de l'Etat. II/ Les citoyens ne peuvent pas vouloir user de la force contre eux-mêmes : Si l'Etat a la possibilité d'user de la force sur les citoyens, c'est parce qu'il se considère comme supérieur à eux (les individus se sont dépossédés de leur droit de se gouverner eux-mêmes), comme n'étant pas soumis aux lois. * Or, comme l'explique Rousseau dans le Contrat social, peuple et souverain ne font qu'un. En effet, le contrat social lie la volonté particulière de chacun à la volonté de la communauté toute entière (=la volonté générale), si bien que l'engagement du public avec les particuliers est réciproque. Les individus sont donc à la fois les sujets de la loi, en tant qu'individus ils doivent lui obéir, et en tant que citoyens, ils sont partie de la souveraineté et font les lois. à Il serait contradictoire de penser que l'Etat puisse user de la force envers les citoyens, puisque les citoyens sont l'Etat, et que nul ne peut vouloir se nuire à soi-même. * L'usage de la force, entendue comme violence ou contrainte à l'égard des individus, est donc dans ce cas impossible logiquement ; l'Etat ne peut pas vouloir nuire aux individus, car le corps ne peut pas vouloir nuire à ses membres, et ne peut pas avoir d'intérêts contraires aux leurs. III/ La violence sournoise de l'Etat : Cependant, la force dont il est question depuis le début est une force visible. Soit cette force est absente et nous sommes alors dans un état de paix, soit au contraire elle s'exerce dans la domination ou la punition d'un ou plusieurs individus - à moins qu'elle ne serve tout simplement à assurer la sauvegarde de l'Etat - mais elle n'est jamais cachée. Or, il peut exister un autre type de force, celle sournoise et invisible, qui oeuvre au détriment des citoyens, et que l'on peut de ce fait appeler violence.
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Le corrigé du sujet " L'État peut il utiliser la force ? " a obtenu la note de : aucune note
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Bien définir les termes du sujet :
- « Etat » : c’est un ensemble organisé d’institutions, sous un gouvernement autonome et sur un territoire indépendant. Il est artificiel, c’est-à-dire qu’il a été créé par les individus (=on n’en trouve pas d’exemple dans la nature) pour permettre leur rassemblement, leur sécurité, et leur bien-être. L’Etat garantit une coexistence pacifique, en légiférant les rapports entre les hommes.
- « Force » : c’est un principe neutre de puissance ou d’action, une contrainte physique extérieure exercée par un individu ou une entité sur un autre individu ou entité. Lorsque ce pouvoir est associé à l’Etat, il semble s’apparenter à l’oppression ou à une forme de violence, car contraire au but recherché par l’Etat.
- « Peut-il » : il s’agit de savoir si l’Etat en a la possibilité et la capacité, et de manière plus précise, s’il en a le droit, si cela est légitime.
Construction de la problématique :
Le sujet demande de répondre à la question par non ou oui, mais ne précise pas quelle est la nature de la force, ni contre qui elle se dirige ; il faut donc envisager toutes les possibilités : la force utilisée contre l’individu mais aussi contre les autres Etats, et la force comme puissance physique (=combat visible) et comme pouvoir d’oppression (= combat invisible). L’emploi de l’article indéfini "la" force plutôt que "sa" souligne que la force n’est pas le propre de l’Etat, et que de ce fait, son usage pose problème.
Si l’on considère que l’Etat a été créé par les individus pour échapper à la violence de l’état de nature, il serait contradictoire de lui octroyer la possibilité d’utiliser la force contre ces mêmes individus. Il s’agit donc de voir contre qui l’Etat utilise la force, dans quelles circonstances, et si cet usage est légitime.
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