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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- accord : Etat qui résulte d'une communauté ou d'une conformité de pensées, de sentiments; c'est une entente. Être d'accord, c'est être du même avis, partager la même idée.
- avec : En compagnie de, en présence de.
- mort : Du latin mors, «mort». Cessation complète et définitive de la vie. Seul parmi les animaux, l'homme se sait mortel: cruelle certitude qui limite son horizon et l'oblige à composer avec sa propre disparition, comme avec celle des êtres auxquels il est attaché. Pour Platon, la mort est un «beau risque à courir». Dans le Phédon, Socrate définit la mort comme la séparation de l'âme et du corps; délivrée de sa prison charnelle, l'âme immortelle peut librement regagner le ciel des Idées, patrie du philosophe. Épicure tient la mort pour un non-événement, puisque jamais nous ne la rencontrons. Tant que nous sommes en vie, la mort n'est pas; et quand la mort est là, c'est nous qui ne sommes plus. Pour Heidegger au contraire, la vie humaine s'inscrit dans la finitude: «Dès qu'un humain vient à la vie, il est déjà assez vieux pour mourir».
- tout : La totalité sans exception.
Extrait du corrigé : Sujet : Êtes-vous d'accord avec cette formule de Dostoïevski : «Si Dieu est mort, tout est permis» ? Sérénité et union à Dieu Le dogme chrétien nous enseigne que l'homme est une créature déchue, chassée du paradis par sa propre faute, et que le Christ est venu vivre et mourir sur terre pour la rédemption de nos péchés. L'esprit humain aurait donc besoin, pour atteindre la vérité qu'il recherche, d'une aide que seule la Révélation pourrait lui apporter. «En nous reliant à Dieu, nous tendons vers lui par amour, afin qu'une fois parvenus au terme nous y trouvions le repos», déclarait saint Augustin, en ce sens. La religion comme instrument de contrôle social La religion console de la mort : elle promet, généralement, la survie personnelle dans l'au-delà. De là, on comprend qu'elle puisse fonder un système entier d'obligations et de sanctions qui assure l'équilibre et, d'un certain point de vue, la santé générale de la société. Aux hommes ordinaires, ajoute Nietzsche, la religion fait ce «don inestimable» : «elle justifie en quelque sorte la réalité quotidienne et toute la bassesse et l'indigence à demi bestiale de leur âme» (Par-delà le bien et le mal § 61 - 1886). L'homme non-religieux peut être vertueux On peut donc se demander si l'annulation des promesses concernant l'au-delà n'abolirait pas le rôle de garde-fou que paraît avoir la religion. La «corruption de l'homme non-régénéré», c'est-à-dire de celui qui n'a pas reconnu la vérité du christianisme, ne l'empêche nullement, reconnaît toutefois Leibniz, «d'avoir des vertus morales véritables et de faire quelquefois de bonnes actions dans la vie civile» (Essais de Théodicée). Au reste, la société ne manque pas de moyens de coercition pour contenir les instincts, et la mort des dieux n'empêche ni l'éthique ni la peur du châtiment de subsister.
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