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Être conscient de soi, est-ce être maître de soi ?

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Être conscient de soi, est-ce être maître de soi ?

Philosophie

Aperçu du corrigé : Être conscient de soi, est-ce être maître de soi ?



Publié le : 16/8/2005 -Format: Document en format FLASH protégé

	Être conscient de soi, est-ce être maître de soi ?
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  • être : Du latin esse, « être ». 1) Verbe : exister, se trouver là. En logique, copule exprimant la relation qui unit le prédicat au sujet (exemple : l'homme est mortel). 2) Nom : ce qui est, l'étant. 3) Le fait d'être (par opposition à ce qui est, l'étant). 4) Ce qu'est une chose, son essence (exemple : l'être de l'homme). 5) Avec une majuscule (l'Être), l'être absolu, l'être parfait, Dieu.
  • conscience : La connaissance qu'a l'homme de ses pensées, de ses sentiments et de ses actes. La conscience, par cette possibilité qu'elle a de faire retour sur elle-même, est toujours également conscience de soi. C'est elle qui fait de l'homme un sujet, capable de penser le monde qui l'entoure. CONSCIENCE MORALE: Jugement pratique par lequel le sujet distingue le bien et le mal et apprécie moralement ses actes et ceux d'autrui. CONSCIENCE PSYCHOLOGIQUE : Aperception immédiate par le sujet de ce qui se passe en lui ou en dehors de lui.
  • maître : Du latin magister, «celui qui est plus » (sous-entendu « que les autres »), « le maître ». Personne qui exerce une autorité, une domination (notamment sur un esclave), un pouvoir. Chez Hegel, la conscience qui, dans la lutte à mort qui l'oppose à une autre conscience, préfère la liberté à la vie et s'affirme dans l'indépendance à l'égard d'autrui (dialectique du maître et de l'esclave). Chez Nietzsche, l'homme vaillant et sans scrupule, qui se moque de la morale du ressentiment.

Discussion :

Peut-on faire entrer en équivalence les notions de conscience et de maîtrise ? Si conscience n'implique pas maîtrise, l'inverse n'est pas vrai, il ne peut y avoir de maîtrise sans conscience.

Suggestion de plan :

Première partie : Que peut-on appeler conscience de soi ?

Ce qui s'éprouve soi-même se possède au point d'émerger comme un absolu, ce qui a sa raison d'être en soi. C'est ce qui permet d'affirmer je pense, je suis, j'existe, sans aucun doute, puisqu'il n'y a pas une distance à franchir, un écart creusé entre un sujet et un objet. C'est donc dans l'absence de distance que le soi est conscience de soi et qu'il s'éprouve comme conscience de soi : ce que je pense, ce que je connais, ce que je vois ..., s'accompagne d'un sentiment : je connais que je connais, je sais que je sais, je sens que je sens... La seule façon d'exister pour une conscience, c'est d'avoir conscience qu'elle existe affirme Sartre dans L'imagination.

Après avoir constaté mon existence, comme c'est le cas avec le cogito cartésien, je constate que j'ai constaté mon existence : je constate donc qu'il existe en moi une capacité de réflexion sur moi-même. Ce constat n'est pas réfutable car dès le cogito, le "je pense" est pensé par moi, et donc je me pense.

Deuxième partie : La conscience est agir

La pensée de soi nécessite la potentialité d'action sur soi, elle est d'autant plus grande que celle-ci est importante. En effet, si quelqu'un d'autre me pense, cela ne modifie pas mon état, mais si je me pense, cette pensée a lieu en moi, et donc modifie mon état. Comme je suis à l'origine de cette pensée de moi, j'agis sur moi ; si je n'avais pas cette possibilité d'action sur moi-même, je ne pourrais donc pas me penser, et mes pensées seraient une suite linéaire d'idées se succédant mécaniquement les unes aux autres sans que j'en suive le fil, et donc sans que j'en sois conscient. La conscience de soi nécessite donc la possibilité d'agir sur soi.

Si je peux modifier mes pensées, je peux donc faire autre chose que d'obéir à des déterminismes naturels à l'instar de l'animal ; je connais donc les décisions que j'ai prises et peux les modifier (si je ne peux pas les modifier, je ne peux pas agir sur moi et suis donc dans un moment d'inconscience, d'action mécanique). Si je connais et peux modifier mes décisions, j'en suis responsable. Tout sujet conscient d'exister est donc responsable, c'est-à-dire capable de maîtriser ses actions. D'autre part, un être n'ayant pas cette possibilité d'action sur ses pensées ne peut pas se déclarer existant.

Troisième partie : Limites de l'action consciente

Au cours de son histoire, l'homme a tendu à contrôler de plus en plus son environnement et donc ses possibilités d'action sur ses pensées. Or on constate que cette augmentation (et une meilleure maîtrise) de l'action sur soi-même se fait toujours en corrélation avec les activités humaines appelées intelligentes. Cette action sur soi-même ne se réduit pas à une action sur le monde extérieur dont on voit les résultats, mais à une action sur le monde (ou sur notre pensée) dont on observe les résultats. L'homme a donc plus d'existence de soi que l'animal. Mais l'activité intellectuelle mécanique sans conscience de cette activité existe aussi : elle correspond à une modification de ses pensées par soi-même, mais sans que cette modification soit elle-même pensée.

D'un point de vue métaphysique, on modère cette affirmation de soi en faisant appel aux états mentaux que je ne contrôle pas, ce qui prouve qu'un élément extérieur (quel qu'il soit) est à leur origine. Beaucoup de ces pensées, beaucoup de parties de moi-même semblent m'échapper : mes réflexes, les associations d'idées automatiques, voire la mémoire (que j'ai souvent du mal à contrôler), sont en fait extérieurs et sont donc à exclure du "moi". La partie de mes pensées qui m'est présente à l'esprit est en fait très réduite et peut sembler insaisissable (argument de la psychanalyse avec Freud). Existe-t-elle vraiment, alors ?

Conclusion :

Sartre objecte, dans L'Être et le Néant : "Comment discernerait-elle (la censure) les impulsions refoulables sans avoir conscience de les discerner ? Peut-on concevoir un savoir qui serait ignorance de soi ?" L'intuition de ce qui se dérobe à moi prouve simultanément que je ne suis pas dans l'intégrale maîtrise de moi mais que mon sentiment de ne pas être dans cette maîtrise est une forme de cette dernière.




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Le corrigé du sujet " Être conscient de soi, est-ce être maître de soi ? " a obtenu la note de : aucune note

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  • DeeJayy-247251 (Hors-ligne), le 11/11/2014 à 11H18.
  • Jecom-247172 (Hors-ligne), le 11/11/2014 à 11H11.
  • marcle-219932 (Hors-ligne), le 11/11/2013 à 11H12.
  • mykp (Hors-ligne), le 12/11/2012 à 12H21.
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    Problématique

    Le mot conscience vient du latin conscientia qui signifie « accompagné de savoir » ou « connaissance ». La conscience est la faculté qu'a l'homme à connaître sa propre réalité et de la juger. Mais cela lui permet-il pour autant d'avoir une totale maîtrise de ses actes ? Le fait de savoir ce qu'il se passe autour de nous, de savoir que nous pensons, d'être conscients de ce que nous faisons, voyons ou touchons fait-il de nous des individus possédant un total contrôle de ce que nous sommes ? On peut alors se poser la question : « Etre conscient de soi, est-ce être maître de soi ? » Pour répondre à cette problématique, il conviendra tout d'abord de définir plus précisément ce que l'on appelle la conscience de soi. Puis, nous exposerons comment la conscience de soi permet d'être maître de soi. Enfin nous démontrerons les limites de l'action consciente. Il existe trois degrés de conscience : la conscience spontanée, la conscience réfléchie et la conscience morale. Tout d'abord, la conscience spontanée en est le plus bas niveau et qui distingue l'homme de l'animal, qui est seulement instinctif. Ensuite, la conscience réfléchie est la capacité à s'identifier, à se représenter soi-même. Elle est fondatrice de l'identité de la personne et provient de la pensée. Enfin, la conscience morale est la capacité qu'a le sujet à juger du bien et du mal, à se fixer des interdits. Pour répondre à notre problématique nous ne considèrerons que la conscience réfléchie. La conscience réfléchie suppose une introspection et est indissociable de la pensée. Or, comme le dit Descartes « cogito ergo sum » c'est-à-dire : « je pense donc je suis ». En effet, le sujet constate qu'il a constaté son existence : il constate donc qu'il existe en lui une capacité de réflexion sur lui-même. Le sujet pensant est donc conscient de lui-même. D'autre part, Sartre explique que «Il n'y a pour une conscience qu'une façon d'exister, c'est d'avoir conscience qu'elle existe ». Ainsi, être conscient de soi implique de ne pas être enfermé dans une définition. Par exemple, un être jaloux peut toujours cesser d'être jaloux ; c'est en cela que c'est un sujet conscient. Il semble donc qu'être conscient de soi est une condition nécessaire pour être maître de soi. D'après notre définition de la conscience de soi, il semble évident de relier la conscience de soi à la maîtrise de soi. En effet, à moins d'être fous nous ne faisons pas des choses insensés sans savoir pourquoi car nous nous maîtrisons à l'aide de nos pensées. A la différence des animaux, nous savons contrôler nos pulsions, nos instincts et nous savons y faire face. La conscience est l'élément clé de notre être, et comme nous sommes conscients de ce que nous pensons, conscients de nos réactions vis-à-vis du monde qui nous entoure, nous savons ce qui se passe dans notre tête et ainsi nous pouvons nous maîtriser. La conscience de soi permet aussi la liberté des choix. Ainsi, lorsque l'on a nos propres pensées, on est en mesure de faire nos propres choix, suivant les valeurs morales que l'on possède. Bergson, a d'ailleurs dit : « parce que conscience signifie mémoire et anticipation, conscience est synonyme de choix ». Or choisir c'est être libre. On est donc libre de choisir et donc maître de nos actes. En effet, si dans le passé, on a commis une erreur, la conscience va nous permettre de nous souvenir de cette erreur et donc d'anticiper le futur en faisant un meilleur choix, qui nous conduira à une maîtrise de nous-mêmes. Enfin, la conscience de soi va permettre la liberté des actes. Ainsi, le fait de se connaître, de savoir qui nous sommes et ce que nous sommes nous permet de nous maîtriser et de trouver une règle de conduite harmonieuse pour résister aux différents troubles occasionnels comme le doute, l'angoisse de la mort, l'usure du temps. En somme, en temps qu'être conscients et supérieurs nous serions totalement maître de nous-mêmes. Mais, réduire notre esprit à ce dont nous sommes conscients uniquement n'est-il pas une simplification du fonctionnement de la nature humaine ? Cependant, nous avons parfois des intuitions qui demeurent inexpliquées. Nous ne maîtrisons donc pas leur apparition dans notre esprit et nous ne les contrôlons pas car nous ne savons pas d'où proviennent ces pensées subites. De mêmes, nous ne maîtrisons pas toujours toutes nos pensées, nous pouvons y renoncer sans pouvoir les empêcher d'exister : nous ne sommes donc pas maîtres de nous-mêmes. Les rêves sont aussi des messages de l'inconscient qui nous prouvent que nous ne sommes pas totalement maîtres de nous-mêmes. D'après Freud, le psychisme ne se réduit pas à la conscience. En effet, le psychisme humain est composé du « moi », du « ça » et du « surmoi ». Son hypothèse sur l'inconscient est qu'une bonne partie de ce qui ce passe dans l'homme ne lui est pas connu, lui échappe mais cependant influe sur lui. L'Homme aurait un réservoir de forces et de désirs ou pulsions dont il n'aurait pas conscience mais qui agirait sur lui. Il ne serait donc pas maître de lui. On peut citer d'autres limites à la maîtrise de soi. Par exemple, la conscience nous permet d'admettre nos défauts, la maîtrise serait de pouvoir les corriger, or ce n'est pas toujours le cas. En effet, nous pouvons avoir conscience que la colère ne résout rien et cependant se laisser aller à une crise de nerfs. De même, ce n'est pas parce que nous sommes conscients de la bêtise que nous sommes en train de faire que nous ne la faisons pas. En conclusion, la conscience de soi est une condition nécessaire pour être maître de soi mais pas une condition suffisante car nous sommes un corps et un inconscient qui détermine en partie ce que nous sommes. Cependant la psychanalyse peut peut-être nous permettre d'acquérir une meilleure maîtrise de nos actes par une analyse de notre inconscient.

    Ajouté par Emmanuel9082

    Sa vie entière a de ce fait complètement été planifiée ! Le sujet peut être conscient de ces déterminismes qui module sa volonté comme ne pas s'en rendre compte, quoi qu'il en soit certaines de ses volontés sont en fait non-voulues par le sujet lui-même, il est donc impossible de dire qu'un tel sujet est maître de lui : « Nous somme maniés comme des pantins de bois par des fils étrangers » (Horace dans Satire). Qu'un individu puisse être totalement maître de lui-même apparaît donc comme illusoire, après l'étude de l'intériorité de l'être humain (présence d'une part obscure qui est source d'actes non voulus) et d'une confrontation à la réalité (dimension affective et conditionnement par l'environnement).

    Ajouté par PROF

    Plan détaillé

    Textes / Ouvrages de référence

    Citations

    (...) pour être le maître de l'enfant, il faut être assez son propre maître., ROUSSEAU, Émile, II.

    Ajouté par webmaster

    KANT: «Avoir des représentations, et pourtant n'en être pas conscient, constitue, semble-t-il, une contradiction...»

    Ajouté par webmaster

    On peut être le maître de ses muscles, on n'est pas le maître de ses vaisseaux, on n'est pas le maître des pensées et des images. Voilà tout le secret de la timidité., G. DUHAMEL, Chronique des Pasquier, VIII, IV.

    Ajouté par webmaster

    .2 Je m'étais mis dans la tête que ça pouvait être le gros coup (...) Des gens de cinéma peut-être, ou bien des peintres. Les millions ça leur brûle les doigts., François NOURISSIER, le Maître de maison, p. 30.

    Ajouté par webmaster

    L'insoumis rejette la servitude et s'affirme l'égal du maître. Il veut être maître à son tour., CAMUS, l'Homme révolté, p. 140.

    Ajouté par webmaster

    Peut-être y a-t-il en Don Alvaro une certaine pente à contredire. Si la société autour de nous était austère, peut-être affecterait-il d'être esprit fort., MONTHERLANT, le Maître de Santiago, II, 3.

    Ajouté par webmaster

    La première conception freudienne de l'appareil psychique a été formulée nettement dans la -Science des rêves (1900). En bref, elle distingue trois qualités ou manières d'être du psychique : le conscient, le préconscient, l'inconscient. Elle n'apporte rien d'essentiellement nouveau sur le conscient, dont elle souligne surtout qu'il n'est qu'une manière d'être du psychique. Le préconscient en est une première limitation; il s'agit de processus psychiques latents mais disponibles, c'est-à-dire pouvant être facilement appelés à la conscience, tels que la parole, les souvenirs, le savoir., Daniel LAGACHE, la Psychanalyse, 1955, p. 33-34.

    Ajouté par webmaster

    « Pour un être conscient, exister consiste à changer, changer à se mûrir, se mûrir à se créer indéfiniment soi-même. » Bergson, L'Évolution créatrice, 1907.

    Ajouté par webmaster

    .1 Maître, maître, le voilà le maître-mot de toutes nos soumissions à la grandeur de l'homme. La voilà la plus pernicieuse et la plus obscure de nos évidences : le meilleur est maître, et le maître est meilleur. Saurons-nous jamais penser hors de cette tyrannique loi du maître? (...) Il n'y a pas de maître de fait, il n'y a que des maîtres voleurs, violeurs et usurpateurs. Maître de la vie et de la mort, maître d'école et maître de famille, maître des arts et des lettres, maître de lois, maître de soi et maître-queue, il n'y a qu'un seul maître, c'est celui qui possède. Le maître n'est rien d'autre qu'un propriétaire., Annie LECLERC, Parole de femme, p. 29.

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