Etre heureux, est-ce satisfaire tous ses désirs?

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Etre heureux, est-ce satisfaire tous ses désirs?

Philosophie

Aperçu du corrigé : Etre heureux, est-ce satisfaire tous ses désirs?



Publié le : 10/1/2005 -Format: Document en format FLASH protégé

	Etre heureux, est-ce satisfaire tous ses désirs?
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  • être : Du latin esse, « être ». 1) Verbe : exister, se trouver là. En logique, copule exprimant la relation qui unit le prédicat au sujet (exemple : l'homme est mortel). 2) Nom : ce qui est, l'étant. 3) Le fait d'être (par opposition à ce qui est, l'étant). 4) Ce qu'est une chose, son essence (exemple : l'être de l'homme). 5) Avec une majuscule (l'Être), l'être absolu, l'être parfait, Dieu.
  • heureux : Qui jouit du bonheur, qui est durablement content de son sort.
  • tout : La totalité sans exception.
  • désir : Ensemble des phénomènes organiques et psychologiques qui me poussent à posséder un objet en vue d'en tirer plaisir. Cet objet peut être matériel ou non.

Etre heureux semble définit un état ressenti et vécu de bonheur. Or le bonheur est un état stable. Or si comme le note Kant dans la Critique de raison pratique : « Etre heureux est nécessairement ce que réclame tout être raisonnable mais fini ; c’est donc aussi un motif déterminant inévitable de la faculté de désirer »[1]. Le bonheur semble donc lier à la faculté de désirer. Dans ce cas, pour savoir ce qui ferait notre bonheur, il nous faudrait faire la liste des choses que nous désirons et chercher à les réaliser par tous les moyens possibles. Une fois tous réalisés nous serions heureux car nous aurions réalisés tous nos désirs, nous serions comblés. Or le désir exprime un rapport au manque, mais aussi une création authentique. Le désir est ce mouvement qui me porte vers un objet que j’imagine source de satisfaction ou pouvant constituer mon bonheur d’une manière ou d’une autre. Néanmoins, le désir ne se confond pas avec la volonté : vouloir ce n’est pas seulement désirer mais organiser les moyens en vue d’une fin poursuivie. Le désir n’est pas non plus le besoin. Le besoin est fondamentalement un manque matériel alors que le désir est déjà d’une certaine façon spirituel ou plus exactement d’ordre existentiel. Le problème dès lors c’est que le désir peut porter sur des objets inaccessibles comme le désir d’immortalité ; mais surtout, à la différence du besoin, le désir ne s’apaise pas lors de sa satisfaction : l’odyssée du désir ne s’arrête jamais, il s’agit d’un éternel recommencement, un cycle sans fin. Et c’est bien cela qui peut nous pousser à rejeter nos désirs, ou certains d’entre eux. En effet, l’absence de satisfaction complet et permanent peut entraîner la souffrance tant physique que psychologique ou un frein à notre activité comme la réflexion en tant qu’il contient en lui une part d’irrationnel. Dans ce cas nous avons affaire à une double interrogation à travers le sujet « pour être heureux faut-il satisfaire tous ses désirs ? » à savoir : N’y a-t-il pas une incompatibilité entre « être heureux » et désirer si l’un recherche un état stable et l’autre est sans cesse en mouvement ? et : La satisfaction complète de nos désirs est-elle simplement possible ?[2]

            S’il apparaît dans la tradition philosophique un véritable rejet du désir au nom de l’ascétisme voulant nous ouvrir une voie sûre vers le bonheur (1ère partie) il conviendra d’étudier et d’envisager les fondements et la valeur de ce conception négative du désir (2nd partie) afin sans doute de pouvoir envisager le désir dans toute sa positivité et à travers une hiérarchie des désirs, entreprendre une véritable définition de l’« être heureux » à partir du désir, c’est-à-dire d’atteindre l’ataraxie.

 


I – Philosophie, ascétisme et rejet du désir

II – Revendication du désir, refus de l’ascétisme : la puissance des forts

III – Positivité du désir & ataraxie



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    Problématique

     

    L'intempérant voit le bien, il le connaît, m désir l'emporte. De ce point de vue, la prédominance de la recherche du plaisir conduit à la perte de l'individu. Le drogué ne maîtrise plus ses passions même s'il sait les dangers que comporte la drogu conservation de soi suppose de se maîtriser pour pouvoir agir selon le meilleur lequel n'est pas toujours le plaisir. Le bonheur peut alors s'entendre au sens du bien-être, du contentement de soi, qui, comme le décrit Descartes dans une L ettre à Elisabeth , ne provient pas tant du fait d'avoir obtenu l'objet de notr que du fait d'avoir fait tout ce qui était en notre pouvoir pour l'obtenir. Autrement dit, contrairement au plaisir qui répond au désir, comme réalisation de ce désir, le désir de vivre ou le contentement de c onsiste pas dans un bien extérieur à la vie elle-même, mais dans le simple fait de s'efforcer sans que la réussite de l'effort importe.

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    Plan détaillé

    Textes / Ouvrages de référence

    Citations

    Blaise PASCAL / Pensées / OEuvres complètes / Bibliothèque de la Pléiade / nrf Gallimard 1954 « La nature nous rendant toujours malheureux en tous états, nos désirs nous figurent un état heureux, parce qu’ils joignent à l’état où nous sommes les plaisirs de l’état où nous ne sommes pas ; et, quand nous arriverions à ces plaisirs, nous ne serions pas heureux pour cela, parce que nous aurions d’autres désirs conformes à ce nouvel état. »

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    Il semblait guetter mes désirs pour les satisfaire aussitôt., A. MAUROIS, Climats, II, IV.

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    S'il avait pu conquérir le monde entier, il en aurait cherché un nouveau pour satisfaire l'avidité de ses désirs., ROLLIN, Oeuvres, VI, p. 583, -in POUGENS.

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    S'il avait pu conquérir le monde entier, il en aurait cherché un nouveau pour satisfaire l'avidité de ses désirs., ROLLIN, Histoire ancienne, OE., t. VI, p. 583, -in POUGENS.

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    Les ouvrages de futurologie et de science-fiction nous donnent beaucoup de détails sur les moyens techniques dont nous disposerons dans vingt ou trente ans, parfois dans cent ans, pour satisfaire nos besoins et nos désirs. Mais on se pose rarement la question de savoir quels seront nos besoins et quels seront nos désirs à cette étape nouvelle du développement humain., Roger GARAUDY, Parole d'homme, p. 168.

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    Ainsi abandonnez-vous à vos désirs; car cela est en même temps s'abandonner à tous les désirs de l'Époux céleste. Toutefois la dernière marque de la réalité de ce chaste mariage, de cette jouissance, de cette union, ce sera le changement de la vie; mais vous ne devez pas croire que cette marque puisse, ou doive vous être sensible. Votre Époux vous changera insensiblement (...), BOSSUET, Lettres, CXXVI, OE., t. XXVII, p. 612.

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    Quand l'homme se reconnaît trop faible pour réaliser ses désirs et satisfaire son orgueil, il les reporte, enfant, sur ses parents, homme vaincu par la vie, sur ses enfants à son tour., R. ROLLAND, Jean-Christophe, L'aube, II, p. 43.

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    C'est l'imagination qui étend pour nous la mesure des possibles, soit en bien, soit en mal, et qui, par conséquent, excite et nourrit les désirs par l'espoir de les satisfaire., ROUSSEAU, Émile, II.

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    - Souffrir!... Si tu crois que j'aime souffrir, moi!... Tu vas voir comment on va être heureux... J'ai pas été tellement heureux, t'sais... mais j'étais tout seul... -(Il fait un geste de résignation insouciante.) J'étais pas très verni... Tous les ennuis, les gros et les petits..., J. PRÉVERT, Le jour se lève, -in l'Avant-Scène, n° 53, p. 32 (1939).

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