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POUR LE SUJET: L'homme est-il réellement libre ?
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POUR LE SUJET: En quel sens la société libère-t-elle l'homme de la nature ?
TAPEZ LES MOTS-CLES: homme nature ou homme nature société
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Sujet : Être libre, est-ce seulement exercer son libre-arbitre ?

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Définitions des termes :
  • être : Du latin esse, « être ». 1) Verbe : exister, se trouver là. En logique, copule exprimant la relation qui unit le prédicat au sujet (exemple : l'homme est mortel). 2) Nom : ce qui est, l'étant. 3) Le fait d'être (par opposition à ce qui est, l'étant). 4) Ce qu'est une chose, son essence (exemple : l'être de l'homme). 5) Avec une majuscule (l'Être), l'être absolu, l'être parfait, Dieu.
  • libre : sans entrave, en faisant ce que j'ai décidé de faire, maître de ma vie autant que je le veux.
  • seulement : * Sans rien ou personne de plus que ceux qui sont indiqués : Il est resté deux jours seulement. * À l'exclusion de toute autre chose : J'ai fait cela seulement pour lui rendre service. * Marque l'opposition, la restriction : Je voudrais bien y aller, seulement je n'ai pas le temps.

Extrait du corrigé : L'homme est ainsi cet être qui, compte tenu de ce pouvoir d'auto-détermination qui définit sa liberté, n'est relatif à rien d'autre qu'à lui-même. Cette dernière proposition nous laisse toutefois assez circonspects : l'homme n'est-il pas toujours effet de quelque chose ? Pour voir le jour, il ne s'est pas tiré du néant comme le Baron de Münchhaussen se tirant par les cheveux pour sortir de son trou, il a été conçu, éduqué durant son âge juvénile, et cette éducation a sans doute déterminé pour une part les choix qu'il fera étant adulte. Or pourquoi ce qui vaut quant à son existence (elle est relative à quelque chose qui n'est pas lui et lui reste extérieur), ne vaudrait pas aussi en ce qui concerne ce qu'il veut ? En outre, l'immédiateté de l'évidence est suspecte : ce qui est immédiat est irréfléchi et certaines choses que nous prenons pour des évidences peuvent se révéler fausses (ainsi d'une évidence sensible par exemple). Spinoza insiste particulièrement sur ces différentes objections à la thèse du libre arbitre : « Il n'y a dans l'âme aucune volonté absolue ou libre ; mais l'âme est déterminée à vouloir ceci ou cela par une cause qui est aussi déterminée par une autre, et cette autre l'est à son tour par une autre, et ainsi à l'infini. »" En d'autres termes, nous croyons abusivement libres parce que nous sommes ignorants des causes qui nous font agir et vouloir : nous avons immédiatement conscience de ce que nous voulons, des fins que nous visons, et avons à prendre conscience de ce qui nous fait vouloir ceci ou cela, des causes de nos désirs. Notons en outre que ce manque de savoir n'est pas en fait susceptible d'être comblé puisque la recherche des causes va, comme le dit Spinoza, à l'infini. Pourquoi les hommes restent-ils la plupart du temps dans l'irréflexion et ne cherchent pas à connaître ces causes ? car ils aiment, explique Spinoza, se représenter comme un « empire dans un empire » : l'orgueil et la crainte de devoir subir sa vie plutôt que de la vouloir les inclinent à cette croyance en l'illusion du libre arbitre, étant entendu que nous croyons toujours davantage à ce que nous désirons.

Être libre, est-ce seulement exercer son libre-arbitre ?

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