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Sujet : ÊTRE LIBRE EST CE NE PAS CONNAÎTRE CE QUI NOUS DETERMINE

Définitions des termes :
  • être : Du latin esse, « être ». 1) Verbe : exister, se trouver là. En logique, copule exprimant la relation qui unit le prédicat au sujet (exemple : l'homme est mortel). 2) Nom : ce qui est, l'étant. 3) Le fait d'être (par opposition à ce qui est, l'étant). 4) Ce qu'est une chose, son essence (exemple : l'être de l'homme). 5) Avec une majuscule (l'Être), l'être absolu, l'être parfait, Dieu.
  • libre : sans entrave, en faisant ce que j'ai décidé de faire, maître de ma vie autant que je le veux.
  • connaître : Savoir, être informé de.

Extrait du corrigé :     II. Mais la conscience de la détermination naturelle ne procède pas d'une quelconque connaissance rationnelle, qui constitue le même genre d'illusion que la croyance en la liberté   Chez Nietzsche, la liberté est une fiction forgée par la Volonté de puissance présente dans la nature pour tromper le Moi. Nos choix sont intégralement déterminés par les forces obscures du Soi, qui contiennent les raisons cachées de notre activité. Ainsi, la volonté apparemment libre de rechercher rationnellement la vérité, chez le philosophe, constitue selon Nietzsche une illusion forgée par la Volonté de puissance pour se retourner contre elle-même. Être libre procède donc de la même illusion qu'user de sa raison : il s'agit toujours de croire en une volonté libre, pour le philosophe, d'accéder à la vérité, alors même que celle-ci n'existe pas et qu'elle constitue une illusion forgée par la Volonté de puissance, sorte de puissance naturelle qui excède et fonde toute rationalité et toute conscience libre de soi possibles. Nietzsche radicalise donc le discours de Spinoza en le retournant contre lui-même.     III. Etre conscient du déterminisme naturel ne nous empêche pas d'être libre par nature : le dualisme kantien   Pour Kant, la connaissance est essentiellement produite par l'entendement, qui produit des concepts a priori, universels et nécessaires, à travers seulement peuvent être appréhendés les phénomènes de la nature. Nous ne pouvons donc appréhender l'expérience, et donc notre propre Moi en tant qu'empirique, qu'à travers les lois a priori de notre subjectivité. Or, en tant que condition de possibilité de l'expérience, le Moi ne saurait lui-même intégralement appartenir au monde des phénomènes : il existe un Moi nouménal, c'est-à-dire un moi moral qui détermine sa propre activité, au sein du monde sensible, à travers l'obéissance à la forme inconditionnée de la raison pure pratique.

	ÊTRE LIBRE EST CE NE PAS CONNAÎTRE CE QUI NOUS DETERMINE

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Définitions

  • être : Du latin esse, « être ». 1) Verbe : exister, se trouver là. En logique, copule exprimant la relation qui unit le prédicat au sujet (exemple : l'homme est mortel). 2) Nom : ce qui est, l'étant. 3) Le fait d'être (par opposition à ce qui est, l'étant). 4) Ce qu'est une chose, son essence (exemple : l'être de l'homme). 5) Avec une majuscule (l'Être), l'être absolu, l'être parfait, Dieu.
  • libre : sans entrave, en faisant ce que j'ai décidé de faire, maître de ma vie autant que je le veux.
  • connaître : Savoir, être informé de.

Problématique

L'homme, comme le dirait Rousseau dans la Profession de foi du vicaire savoyard, a le sentiment intime de sa propre liberté : l'on se sent libre dès lors que l'on prend conscience de sa propre conscience. Prendre conscience de soi et de sa propre activité d'être pensant, c'est donc avoir le sentiment irréductible de la structure inconditionnée de son propre être, qui ne dépend pas des choses extérieures au moi s'atteignant lui-même. Or, un acte ne peut être dit libre que s'il est effectif, et dans son effectivité, cet acte peut toujours être expliqué, c'est-à-dire que l'on peut toujours reconstituer a posteriori une chaîne causale ayant déterminé cette action prétendue libre. Ainsi, la liberté ne procèderait pas d'une connaissance de soi, mais bien d'une ignorance de ce qui n'est pas soi et qui détermine tout ce qui constitue le Moi. Mais la liberté procède-t-elle d'une connaissance rationnelle, ou bien d'un sentiment intime irréductible à tout raisonnement ou à toute démonstration possible ? Connaître ce qui nous détermine nous empêche-t-il d'être libre ? La liberté, en ce sens, excède-t-elle le déterminisme connaissable ?



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