Etre libre est-ce vraiment être seul et isolé dans la société ?
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Aperçu du corrigé : Etre libre est-ce vraiment être seul et isolé dans la société ?
Publié le : 9/9/2005 -Format:
- libre : sans entrave, en faisant ce que j'ai décidé de faire, maître de ma vie autant que je le veux.
- vraiment : Ce terme implique de prendre en compte qu'il s'agit d'interroger toute la profondeur de l'échange en ne se contentant pas d'une définition superficielle. Il va s'agir de définir l'échange dans ce qu'il a d'essentiel pour nous (on), c'est-à-dire les hommes.
- être : Du latin esse, « être ». 1) Verbe : exister, se trouver là. En logique, copule exprimant la relation qui unit le prédicat au sujet (exemple : l'homme est mortel). 2) Nom : ce qui est, l'étant. 3) Le fait d'être (par opposition à ce qui est, l'étant). 4) Ce qu'est une chose, son essence (exemple : l'être de l'homme). 5) Avec une majuscule (l'Être), l'être absolu, l'être parfait, Dieu.
- seul : Isolé, retiré du commerce des hommes.
- société : association d'individus qui constitue le milieu où chacun s'intègre. Toute espèce vivante est plus ou moins sociale ; mais tandis que les sociétés animales sont naturelles et gouvernées par l'instinct, les sociétés humaines, organisées selon des institutions mobiles, véhiculent une culture.
La société est un lieu artificiel crée par l’homme dans lequel les hommes sont en relation les uns avec les autres : ils sont en contact rapprochés et les actions des uns ont une influence sur les autres. Leur relation repose sur un pacte qu’ils ont passés ensembles dans lequel chacun se donnant à tous ne se donne à personne. Ainsi chaque homme a accepté, lorsqu’il est entré en société, de céder un petit peu de sa puissance et de sa liberté pour que la vie commune soit possible. Mais alors est-on vraiment libre en société ? Est-ce que l’autre n’est pas le représentant de la limite de la liberté ? L’essence de la liberté dépend-elle de la solitude ? Est-on libre parce qu’on est seul ou peut-on être libre avec les autres ? En effet, il semble dans le même temps que si notre liberté est garantie c’est aussi grâce à autrui. Alors est-ce que la solitude ne risque pas de briser toute liberté ? L’on pourrait penser que seule la solitude permette la liberté, mais alors la liberté est conçue comme l’absence d’obstacle. N’y a-t-il que la solitude qui me garantisse la liberté ? Et quelle solitude ? La solitude peut être physique comme le sage qui part réfléchir seul en haut de sa montagne (Chez Nietzsche c’est Zarathoustra), mais la solitude peut aussi se traduire, à l’égard de la société, par une indépendance d’esprit (chez Kant par exemple, ou Alain).
La liberté ne peut consister à asservir autrui. B) Les libertés, loin de se combattre, s'appellent et s'éveillent mutuellement. (Lévinas) 1) La liberté ne peut être conçue de façon quantitative. * Elle ne se « partage » pas, comme les parts d'un gâteau ou les parcelles d'un terrain entre les différents héritiers. On ne peut lui appliquer la formule : « plus l'un sera libre, moins l'autre le sera ». 2) Tout au contraire, la liberté est partagée par les différents individus. * Plus l'autre prend de liberté à mon égard, plus il m'ouvre un espace de liberté en retour. 3) Ma liberté et celle de l'autre ne peuvent se soustraire mais plutôt se conjuguer et s'éveiller mutuellement. * Rencontrer un homme libre (Gandhi, Jésus, etc.) n'est pas une menace pour ma liberté mais au contraire comme une invitation à vivre moi-même en homme libre.
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