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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- libre : sans entrave, en faisant ce que j'ai décidé de faire, maître de ma vie autant que je le veux.
- fait : Ce qui est ou ce qui arrive, et qui se donne ou même s'impose à nous dans l'expérience. On distingue souvent le fait brut, qui s'offre immédiatement à l'observation dans l'expérience ordinaire, et le fait construit (fait scientifique), qui résulte d'une élaboration théorique et expérimentale (Bachelard appelle «phénoménotechnique» cette construction du fait). Cependant, même le fait brut est imprégné de théorie, même s'il peut s'agir d'une théorie pré-scientifique, c'est-à-dire de préjugés. Le fait (ce qui est) se distingue par principe du droit (ce qui doit être). De même, une question de fait porte sur le pourquoi ou le comment, alors qu'une question de droit porte sur la valeur et la légitimité. On oppose l'état de fait à l'état de droit, c'est-à-dire conforme au droit (légal ou légitime).
Extrait du corrigé : De même intellectuellement, on peut se contenter d'affirmer ce qu'affirme quelqu'un que l'on juge supérieur à nous, sans prendre la peine de réfléchir plus. D'ailleurs même en disant que l'homme peut renoncer à sa liberté, remettre sa vie entre les mains de quelqu'un autre, on admet que l'homme a en premier lieu, le choix de conserver sa liberté ou de la refuser. Cette possibilité de renoncer à sa liberté est énoncée par plusieurs philosophes tel Rousseau : « « renoncer à sa liberté, c'est renoncer à sa qualité de l'homme »( Du contrat social)C'est bien parce que l'homme est libre, qu'il peut choisir d'être esclave de quelqu'un d'autre. - Enfin, il semble bien que cette liberté première donne à l'homme qu'il est en tous lieux et en tout temps libre. S'il est vrai que l'homme à la capacité à être libre, il croit trop facilement qu'il est réellement. C'est pourquoi Spinoza dénonce l'illusion qu'ont tous les hommes : « Les hommes se trompent en ce qu'ils se croient libres ; et cette opinion consiste en cela seul qu'ils sont conscients de leurs actions et ignorants des causes par lesquelles ils sont déterminés. » ( Ethique) Tant que les hommes pensent qu'être libre, c'est faire naïvement ce qu'on le veut, ils sont victimes d'une illusion qui les rend esclaves aux déterminations extérieures et intérieures. La nature de l'homme, sa capacité première à la liberté rend donc l'homme dupe de lui-même et l'empêche de réfléchir à la réalisation effective de sa liberté. Freud d'ailleurs met en évidence cette illusion qui découle de la croyance en une apparente liberté : " Certains actes en apparence non intentionnels se révèlent, lorsqu'on les livre à l'examen psychanalytique, comme parfaitement motivés et déterminés par des raisons qui échappent à la conscience."( Freud, Psychopathologie de la vie quotidienne) Si l'homme est premièrement libre, il lui faut cependant toujours actualiser sa liberté - Si donc l'homme a la capacité à faire ce qu'il veut réellement, mais que sa liberté le transforme souvent en esclave, sans qu'il s'en aperçoive, comment doit-il faire pour que la liberté soit véritablement effective ?
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Le corrigé du sujet " Etre libres nous fait-il libres ou esclaves ?" a obtenu la note de : aucune note
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La liberté semble difficile à circonscrire et à définir : elle s’applique effectivement à des domaines divers tels que la liberté politique, la liberté de penser, de s’exprimer,… Pourtant nous avons tous une expérience, un désir de liberté. Descartes nous dit d’ailleurs qu’il s’agit d’une notion commune en ce que nous la connaissons tous en nous, nous l’éprouvons. Il est vrai que l’homme est de manière fondamentale libre, sûrement parce qu’il n’est pas prédéterminé ni par des instinct, ni par une nature. Etre libre, fondamentalement c’est pouvoir faire ce que l’on a envie de faire. C’est donc une capacité à choisir, à décider de nos actions. C’est pourquoi la formulation du sujet peut sembler paradoxale : comment la capacité d’être libre pourrait nous faire esclave ? Le verbe « rendre » semble sous-entendre que la liberté peut nous transformer. Si, comme le dit Sartre, nous sommes « condamnés à être libre », si nous ne pouvons pas choisir la liberté, ne sommes-nous pas esclave de la liberté ? N’est-ce pas cette liberté qui nous permet de nous faire esclave ? N’y a t il pas par suite une liberté première qu’il nous faut actualiser, pour laquelle nous devons nous battre pour qu’elle soit réellement liberté ?
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