L'être en tant que conscience et l'être en tant que réalité. Immanences et transcendances

banniere

EXEMPLES DE RECHERCHE


POUR LE SUJET: L'homme est-il réellement libre ?
TAPEZ LES MOTS-CLES: homme libre

POUR LE SUJET: En quel sens la société libère-t-elle l'homme de la nature ?
TAPEZ LES MOTS-CLES: homme nature ou homme nature société
»Créer un compte Devoir-de-philo
»
»125895 inscrits
<< LES CARACTÈRES DU FAIT PSYCHIQUE Husserl, Ideen I, p. 148 sqq : « Que la perce ... >>
Partager

L'être en tant que conscience et l'être en tant que réalité. Immanences et transcendances

Anthologie

Aperçu du corrigé : L'être en tant que conscience et l'être en tant que réalité. Immanences et transcendances



Document transmis par : ???


Publié le : 16/3/2011 -Format: Document en format FLASH protégé

L'être en tant que conscience et l'être en tant que réalité. Immanences et transcendances
Zoom
  • être : Du latin esse, « être ». 1) Verbe : exister, se trouver là. En logique, copule exprimant la relation qui unit le prédicat au sujet (exemple : l'homme est mortel). 2) Nom : ce qui est, l'étant. 3) Le fait d'être (par opposition à ce qui est, l'étant). 4) Ce qu'est une chose, son essence (exemple : l'être de l'homme). 5) Avec une majuscule (l'Être), l'être absolu, l'être parfait, Dieu.
  • conscience : La connaissance qu'a l'homme de ses pensées, de ses sentiments et de ses actes. La conscience, par cette possibilité qu'elle a de faire retour sur elle-même, est toujours également conscience de soi. C'est elle qui fait de l'homme un sujet, capable de penser le monde qui l'entoure. CONSCIENCE MORALE: Jugement pratique par lequel le sujet distingue le bien et le mal et apprécie moralement ses actes et ceux d'autrui. CONSCIENCE PSYCHOLOGIQUE : Aperception immédiate par le sujet de ce qui se passe en lui ou en dehors de lui.
  • réalité : 1) Réalité: * Caractère de ce qui a une existence concrète, par opposition aux apparences, aux illusions ou aux fictions de notre imagination. * Ensemble des choses et des faits réels. 2) Réel: * Comme adjectif : qui existe effectivement, et pas seulement à titre d'idée, de représentation ou de mot (exemple : un pouvoir réel). * Comme nom : l'ensemble des choses qui existent, le monde extérieur (synonyme : réalité).



Husserl 2, Ideen I § 42.

« Par principe l'essence régionale du vécu (et plus particulièrement la subdivision régionale constituée par la cogitatio) implique que le vécu puisse être perçu dans une perception immanente; l'essence d'une chose spatiale implique que celle-ci ne le soit pas... La chose comme telle et toute réalité au sens authentique du mot (ce sens restant d'ailleurs à élucider et à fixer, implique par essence et tout à fait par principe qu'on ne puisse en avoir une perception immanente et de façon générale la rencontrer dans l'enchaînement du vécu. C'est en ce sens qu'on appelle transcendance la chose prise en elle-même et absolument parlant. Du même coup se déclare la distinction de principe la plus radicale qui soit en général entre les modes de l'être, la distinction entre conscience et réalité naturelle.

Cette opposition entre immanence et transcendance enveloppe... une distinction de principe dans la façon dont l'une et l'autre se donnent. Perception immanente et transcendante ne se distinguent pas seulement en ce que l'objet intentionnel, offert dans son ipséité corporelle, est tantôt réellement (reell) immanent au percevoir, tantôt non; la distinction tient plutôt à la façon dont l'objet est donné; or dans toutes les modifications de la perception sous forme de présentification, dans les intuitions parallèles du souvenir et de l'imagination, on retrouve mutatis mutandis, ces modes différents avec leurs caractères distinctifs essentiels. La chose est l'objet de notre perception en tant qu'elle « s'esquisse » (Abschattung, sich abs chatten), ce caractère s'appliquant à toutes les déterminations qui « tombent » en chaque cas dans la perception de façon « véritable » et authentique. Un vécu ne se donne pas par esquisses. Ce n'est pas la propriété fortuite de la chose ou un hasard de « notre constitution humaine » que « notre perception » ne puisse atteindre les choses elles-mêmes que par l'intermédiaire de simples esquisses. Nous sommes au contraire sur le plan de l'évidence : l'essence même de chose spatiale (même pris au sens le plus large, qui inclut les « choses visuelles ») nous enseigne que ce type ne peut par principe être donné à la perception que par esquisses. (Note de Ricœur : Dieu lui-même percevrait par esquisses, cf. éd. allemande pp. 78, 81, 157); de même l'essence de la cogitatio, du vécu en général, nous enseigne que le vécu exclut cette façon d'être donné. En d'autres termes, dès qu'il s'agit d'existants appartenant à cette région, on ne peut conférer le moindre sens à des expressions telles que « apparaître », « être figuré par esquisses ». Là où l'être n'est plus d'ordre spatial, il est dénué de sens de dire qu'on le voit de différents points de vue, en changeant d'orientation, en considérant les différentes faces qui s'offrent à l'occasion de ces mouvements, en tenant compte des différentes perspectives, apparences et esquisses. D'autre part, c'est une nécessité d'essence, qui demande à être saisie comme telle sous le signe de l'évidence apodictique, que l'être spatial en général ne puisse être perçu par un moi (par tout moi possible) que selon la façon d'être donnée caractérisée plus haut. Il peut seulement « apparaître » sous la condition d'une certaine « orientation », chacune enveloppant nécessairement de nouvelles orientations dont la possibilité est systématiquement préfigurée dans la précédente; à chacune correspond à nouveau une certaine « manière d'apparaître » de la chose que nous exprimons en disant que tel ou tel « côté » se donne, etc., etc... Si nous prenons l'expression « manière d'apparaître » au sens de mode du vécu, (cette expression pouvant aussi, comme cela ressort avec évidence de la description précédente, avoir un sens ontique corrélatif) cela revient à dire : certains types du vécu, présentant une structure particulière, ou plus exactement certaines perceptions concrètes présentant une structure particulière impliquant dans leur essence que l'objet intentionnel enveloppé par elles accède à la conscience à titre de chose spatiale ; par essence, elles comportent la possibilité idéale de se déployer dans un divers ininterrompu de perceptions soumises à un ordre déterminé et susceptibles de se poursuivre indéfiniment, sans jamais par conséquent présenter une conclusion. De ce divers procède, en vertu de sa structure eidétique, l'unité d'une conscience qui donne son objet de façon concordante (einstimmig; note de Ricœur : cette concordance des esquisses est la base de la synthèse d'identification par laquelle la chose apparaît comme une et la même. C'est elle qui trahira la précarité de la perception : il est possible qu'elle cesse et que par là il n'y ait plus de monde); cette conscience est conscience d'une unique chose perçue qui apparaît avec une perfection croissante, en présentant des faces toujours nouvelles et selon des déterminations toujours plus riches. D'autre part, la chose spatiale se réduit à une unité intentionnelle qui par principe ne peut être donnée que comme l'unité qui lie ces multiples « manières d'apparaître ».




Signaler un abus

administration
Echange gratuit

Corrigé : L'être en tant que conscience et l'être en tant que réalité. Immanences et transcendances Corrigé de 795 mots (soit 2 pages) directement accessible

Le corrigé du sujet "L'être en tant que conscience et l'être en tant que réalité. Immanences et transcendances" a obtenu la note de : aucune note

Cacher les ressources gratuites

Problématique

Ainsi dans « l'ambiance mondaine » (Umwelt), le Dasein est « distrait » et « dispersé » car la société nous dicte ses lois, les us et coutumes par la mode, la publicité ou simplement le droit et les devoirs qui régissent toute constitution. La société projette sur nous ses désirs et nous ne pouvons nous en échapper où « chacun est l'Autre et personne n'est soi-même ». Dès lors, le « On » ne serait pas tant synonyme de foule, de masse, de peuple ou de communauté, qu'éponyme de celui que je suis couramment parmi les autres et, peut-être, antonyme de celui que j'ai à-être, puisque nous admettons tous qu'il faut être, ou du moins oser être soi, contre l'uniformité possible véhiculée par la société. Ainsi, la société est ce à quoi je dois faire référence et ce contre laquelle je dois me défendre pour maintenir ma singularité. Le sujet de la quotidienneté c'est le « On ». La société est donc le « référentiel de la significabilité ».

Ajouté par PROF

Plan détaillé

Textes / Ouvrages de référence

Citations

"Le désir est manque d'être, il est hanté en son être le plus intime par l'être dont il est désir. Ainsi témoigne-t-il de l'existence du manque dans l'être de la réalité humaine." Sartre, L'Être et le Néant. Gallimard. p.125

Ajouté par webmaster

(...) Même si mon présent est rigoureusement identique par son contenu au futur vers quoi je me projetais par-delà l'être, ce n'est pas ce présent vers quoi je me projetais car je me projetais vers ce futur en tant que futur, c'est-à-dire en tant que point de rejoignement de mon être., SARTRE, l'être et le Néant, cité par S. DE BEAUVOIR, -in Tout compte fait, p. 134.

Ajouté par webmaster

La France ne reniera point les nobles âmes qui réclamèrent contre sa servitude, lorsque tout était prosterné, lorsqu'il y avait tant d'avantages à l'être, tant de grâces à recevoir pour des flatteries, tant de persécutions à recueillir pour des sincérités., CHATEAUBRIAND, Mémoires d'outre-tombe, t. III, p. 292.

Ajouté par webmaster

Jean-Paul Sartre "Le désir est manque d'être, il est hanté en son être le plus intime par l'être dont il est désir. Ainsi témoigne-t-il de l'existence du manque dans l'être de la réalité humaine." > Jean-Paul Sartre, L'être et le néant (1943), II, 1, § 3, Gallimard, coll. "Tel", p. 126.

Ajouté par webmaster

« Il y a une science qui étudie l'Être en tant qu'être, et les attributs qui lui appartiennent essentiellement. » Aristote, La Métaphysique, Ive s. av. J.-C.

Ajouté par webmaster

(...) le terme d'en-soi, que nous avons emprunté à la tradition pour désigner l'être transcendant, est impropre. à la limite de la coïncidence avec soi (...) le soi s'évanouit pour laisser place à l'être identique., SARTRE, l'être et le Néant, p. 118.

Ajouté par webmaster

Ce qui nous fait aimer les nouvelles connaissances n'est pas tant la lassitude que nous avons des vieilles, ou le plaisir de changer, que le dégoût de n'être pas assez admirés de ceux qui nous connaissent trop, et l'espérance de l'être davantage de ceux qui ne nous connaissent pas tant., LA ROCHEFOUCAULD, Maximes, 178.

Ajouté par webmaster

Tant qu'à être innocent, il vaut mieux l'être tout à fait., M. AYMÉ, Travelingue, XIX.

Ajouté par webmaster

Lorsque Hegel écrit : «-(L'être et le néant) sont des abstractions vides et l'une d'elles est aussi vide que l'autre», il oublie que le vide est vide -de quelque chose. Or, l'être est vide -de toute détermination autre que l'identité avec lui-même; mais le non-être est vide d'-être (...) L'être -est et (...) le néant -n'est pas., SARTRE, l'être et le Néant, p. 51.

Ajouté par webmaster

Quelle est la couleur de la tomate ?

Avertissement de respect de copyright. Respect des règles orthographique (pas de langage SMS).



L'être en tant que conscience et l'être en tant que réalité. Immanences et transcendances

 Maths
 Philosophie
 Littérature
 QCM de culture générale
 Histoire
 Géographie
 Droit
Podcast philo