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EXEMPLES DE RECHERCHE
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Définitions des termes :
- force : a) Principe de puissance ou d'action. b) Par opposition au droit: recours à la contrainte pour faire respect un pouvoir illégitime. c) Droit du plus fort: conception qui fait reposer l'autorité du chef sur sa supériorité physique. d) Fort: qui possède la force au sens fort ou au figuré. Opposé à faible.
- preuve : Tout ce qui peut être invoqué à l'appui d'une affirmation: une démonstration, un fait, une vérification, un témoignage, etc. Souvent synonyme de démonstration.
- violence : Du latin violentia, "abus de la force". A l'origine, le terme désigne le fait "d'agir sur quelqu'un ou de le faire agir contre sa volonté, en employant la force ou l'intimidation.
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Le corrigé du sujet "Exercer sa force, est-ce faire preuve de violence ? " a obtenu la note de : aucune note
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Le langage courant confond bien souvent ces deux concepts. Ils sont pourtant bien différents. Votre première tâche est donc d'en chercher les dissemblances.
Remarquez d'abord que la force est une notion physique : c'est la capacité que possède un être d'exercer une action sur une chose ou sur une personne.
La notion de « violence » appartient, elle, à la sphère de la vie humaine. L'attraction qu'exerce l'aimant sur le métal, ou la pression exercée sur mes mains par un jet d'eau peuvent être fortes ou puissantes, elles ne sont jamais violentes, si ce n'est métaphoriquement. La violence est, au contraire, une notion connotée moralement. Elle est une contrainte illégitime, une brutalité injuste.
Sans doute peut-on paradoxalement trouver, au fond de la violence, un aveu de faiblesse. Devenir violent est bien souvent le signe d'une incapacité à imposer ses volontés grâce à la persuasion, à la séduction ou au raisonnement. La violence apparaîtrait presque comme le contraire de la force, sûre, quant à elle, de son pouvoir et de ses effets.
Mais lorsqu'on considère la force dans le contexte de l'action humaine, on constate que la force n'est jamais très loin de la violence. Cela est montré par de nombreuses expressions qui dénotent des activités concrètes : du travail « forcé », en passant par les « forces » armées, il semble clair que la force a quelque rapport avec la violence.
De même concernant la notion physique : s'il ne subissait aucune force, selon la théorie de Newton, un corps poursuivrait sa course en ligne droite de manière continue. Une force, telle que la force d'attraction, ne fait-elle pas en un sens « violence » à cet état de chose ? On l'a présenté : il s'agit sans doute d'un usage métaphorique de la violence. Mais d'où la métaphore tire-t-elle sa légitimité ? N'y a-t-il pas, effectivement, dans les actions humaines, une dimension violente qui sous-tend toute expression de la force ?
Ainsi, il faut donc s'interroger quant au fait de savoir si, d'une manière ou d'une autre, une dimension de violence n'entre pas nécessairement dans la définition de la force.
Pour savoir à quel point force et violence sont liés, on peut aussi retourner la situation : toute violence n'est-elle pas une forme d'usage de la force ? Peut-être est-il possible de mettre à jour quelque chose comme une identité entre la force et la violence. Il y a en tout cas, entre force et violence, sans doute quelque chose comme un rapport.
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