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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- philosophie : La philosophie, selon Pythagore, auquel remonte le mot, ce n'est pas la sophia elle-même, science et sagesse à la fois, c'est seulement le désir, la recherche, l'amour (philo) de cette sophia. Seul le fanatique ou l'ignorance se veut propriétaire d'une certitude. Le philosophe est seulement le pèlerin de la vérité. Aujourd'hui, où la science constitue tout notre savoir et la technique, tout notre pouvoir, la philosophie apparaît comme une discipline réflexive. A partir du savoir scientifique, la visée philosophique se révèle comme réflexion critique sur les fondements de ce savoir. A partir du pouvoir technique, la sagesse, au sens moderne se présente comme une réflexion critique sur les conditions de ce pouvoir.
- démocratie : Doctrine politique selon laquelle la souveraineté appartient à l'ensemble des citoyen. Elle est directe ou représentative selon que le peuple exerce son pouvoir sans intermédiaire ou par l'intermédiaire de représentants élus.
Extrait du corrigé : Dans elles seules, le gouvernement est confié à chaque citoyen. Or, le gouvernement est comme toutes les choses du monde : pour le conserver, il faut l'aimer. On n'a jamais ouï dire que les rois n'aimassent pas la monarchie, et que les despotes haïssent le despotisme. Tout dépend donc d'établir, dans la république, cet amour ; et c'est à l'inspirer que l'éducation doit être attentive. Mais, pour que les enfants puissent l'avoir, il y a un moyen sûr ; c'est que les pères l'aient eux- mêmes. On est ordinairement le maître de donner à ses enfants ses connaissances ; on l'est encore plus de leur donner ses passions. Si cela n'arrive pas, c'est que ce qui a été fait dans la maison paternelle est détruit par les impressions du dehors. Ce n'est point le peuple naissant qui dégénère ; il ne se perd que lorsque les hommes faits sont déjà corrompus. III. La contribution de la philosophie à l'avènement du régime démocratique par un travail conceptuel Cette éducation philosophique à la démocratie apparaît enfin comme le symptôme d'une contribution de la philosophie à la démocratie dans sa conception même : la philosophie permettrait alors la construction de la démocratie dans son concept même, et validerait la possibilité d'un exercice excellent de la démocratie.
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Le corrigé du sujet " l'exercice de la philosophie contribue-t-elle à la démocratie ?" a obtenu la note de : aucune note
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Ce sujet invite à s’interroger sur une relation entre deux concepts qui ne semblent pas être liés d’une manière évidente : la philosophie et la démocratie.
La philosophie, c’est, en un sens très large, une forme d’exercice de la pensée rationnelle dans un but d’explication du monde assorti à une recherche de « sagesse ». La démocratie est à la fois un concept politique – et en ce sens la démocratie est du ressort de la philosophie – et une forme d’organisation politique en fonction de ce concept. Elle se caractérise par un octroi du pouvoir politique au peuple (« démos »), donc à la multitude des sujets politiques, sans égard pour la qualification intellectuelle de chacun ou pour la capacité de chacun à prendre part à l’exercice politique.
Le sujet précise qu’il faut envisager le rapport entre ces deux concepts sous le rapport particulier de la contribution : la philosophie comprise comme exercice, comme pratique, comme activité, contribue-t-elle à la démocratie prise ou bien comme concept ou bien comme système politique effectif ?
Il y a une première manière d’envisager le sujet en considérant que la démocratie comme concept découle de l’exercice de la philosophie.
Mais une deuxième manière d’aborder le problème posé semble s’opposer à cela : elle consisterait à envisager le fait que l’exercice de la philosophie est une démarche individuelle, qui pourrait même travailler à s’abstraire des cadres politiques : la philosophie correspondrait à une formation de l’individu par lui-même, d’une manière apolitique. Si l’on veut, en suivant cette voie, envisager le rapport des concepts de philosophie et de démocratie, on pourrait arriver à l’idée d’un refus philosophique de la démocratie dans la mesure où ceux qui pratiquent la philosophie auraient, seuls, la qualification requise pour exercer convenablement le pouvoir politique. (cf. par exemple le concept platonicien du « philosophe-roi »).
Deux voies opposées semblent donc s’ouvrir : celle d’une conception individualiste de la philosophie, et celle d’une portée collective de la pratique philosophique. Il faudra envisager ces deux voies, pour définir les conditions auxquelles l’exercice de la philosophie contribue à la démocratie.
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