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Sujet : L'expérience peut elle servir de fondement à la morale ?

Définitions des termes :
  • expérience : En philosophie, l'expérience est une connaissance acquise par le contact direct, par l'action directe d'un sujet sur un objet. Il s'agit donc de données concrètes et sensibles, à partir desquelles il est possible de construire une connaissance du monde. Cependant, si, pour la tradition empiriste, l'expérience est le fondement de toutes nos connaissances, pour les rationalistes, elle est peu fiable, voire mensongère, car donnée par les sens.
  • peut : Est-il possible, est-il légitime.
  • fondement : a) Ce sur quoi repose "en droit" une certaine connaissance. Qui sert de base à un édifice conceptuel. Synonyme de principe. b) Ce qui donne à quelque chose sa justification, sa légitimité.
  • morale : Ensemble des règles de conduite -concernant les actions permises ou défendues- tenues pour universellement et inconditionnellement valables.

Extrait du corrigé :     II.                L'expérience est première   Locke montre qu'il est nécessaire que la morale se serve de l'expérience comme fondement, car l'expérience est première. Avant l'expérience il n'y a rien. Le premier contact que l'homme a avec le monde est sensitif, ainsi l'expérience est ce par quoi l'homme comprend le monde qui l'entoure. Tout découle donc d'elle et la morale aussi. Cependant, l'on peut se demander : s'il est nécessaire que la raison découle de l'expérience, comment cela se fait-il que l'expérience soit aléatoire et passe par le concret, tandis que la morale soit abstraite et s'exprime sous la forme de règle (objectivité).     III.             L'expérience ne contrôle pas les idées morales.   Kant nous donne la solution à cette aporie. En effet, il explique que l'expérience est bel et bien nécessaire, car première : l'homme passe d'abord par elle avant toute chose.

	 L'expérience peut elle servir de fondement à la morale ?

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Définitions

  • expérience : En philosophie, l'expérience est une connaissance acquise par le contact direct, par l'action directe d'un sujet sur un objet. Il s'agit donc de données concrètes et sensibles, à partir desquelles il est possible de construire une connaissance du monde. Cependant, si, pour la tradition empiriste, l'expérience est le fondement de toutes nos connaissances, pour les rationalistes, elle est peu fiable, voire mensongère, car donnée par les sens.
  • peut : Est-il possible, est-il légitime.
  • fondement : a) Ce sur quoi repose "en droit" une certaine connaissance. Qui sert de base à un édifice conceptuel. Synonyme de principe. b) Ce qui donne à quelque chose sa justification, sa légitimité.
  • morale : Ensemble des règles de conduite -concernant les actions permises ou défendues- tenues pour universellement et inconditionnellement valables.

Problématique

En opposition à toute casuistique, le thème de cet extrait concerne une acception de type fondationnelle de la morale. Et une morale en quête de fondement (absolu) est ce qui seul peut prétendre à l’universalisation, par distinction avec le relativisme.

Le problème de cet énoncé consiste alors dans la tension entre une entreprise de fondation qui, comme toute aspiration au Fondement, vise l’absolu, et la relativité ou contingence apparemment intrinsèque à la notion même d’expérience. Comment dès lors penser la possibilité d’un empirisme qui soit fondateur, qui plus est fondateur de la morale, d’une morale dont la prétention est l’universel ? Le contextuel ne pouvant par définition d’essence être au principe du nécessaire universel, il s’agit de penser la possibilité d’un fondement universel de l’expérience dont la valeur soit transférable à la morale et y tiennent le rôle et le statut de principe. Ainsi, le développement du problème doit interroger la possibilité d’une continuité entre les universalités respectives de l’expérience et de la morale.



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