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Explication de texte : Aristote, Ethique de Nicomaque, livre III chap. II

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Explication de texte : Aristote, Ethique de Nicomaque, livre III chap. II

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Document transmis par : hugo41907


Publié le : 5/12/2010 -Format: Document en format HTML protégé

Explication de texte : Aristote, Ethique de Nicomaque, livre III chap. II
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   Dans l’extrait de l’Ethique de Nicomaque d’Aristote, l’auteur traite du ou des mobiles de l’action. En effet, les actions humaines ne sont pas toutes du même ordre, et n’ont pas toutes les mêmes mobiles ; le texte cherche à apporter des éléments de réponse à la question suivante : quels sont les ressorts, les mécanismes, les mobiles de l’action ? Qu’est-ce qui pousse les hommes à agir ?

Nous étudierons dans un premier temps l’opposition faite entre l’impulsion (volontaire) et la délibération intérieure (soit le choix) : les actes soudains seraient l’opposé des actes réfléchis, car le choix est contraire aux impulsions, aux sentiments, qui sont hors de notre contrôle ; le libre choix est en effet le fruit de la maîtrise de soi. Dans un deuxième temps, nous verrons que malgré cette opposition, la volonté et le libre choix sont complémentaires : la volonté concerne l’objectif de notre action et le choix concerne les moyens d’atteindre cet objectif, car « le choix s’exerce sur ce qui dépend de nous ».

 

          La première phrase du texte illustre l’idée suivante : les actions impulsives, décidées dans l’urgence et sans réflexion approfondie sont volontaires ; nous sommes en effet conscients de ce que nous sommes sur le point de faire. Mais on ne prend pas le temps d’y réfléchir, et de peser le pour et le contre : soit de faire un « choix délibéré » entre ce que nous sommes sur le point de faire et une action autre. On ne choisit donc pas délibérément d’agir comme nous sommes sur le point de faire ; c’est notre volonté qui nous pousse à agir. Ainsi, ces actions impulsives qu’Aristote nomme « actes soudains », s’opposeraient par définition aux actes réfléchis ; les actes réfléchis sont le fruit d’une réflexion approfondie, d’une délibération personnelle entre ce qui conviendrait le mieux et ce qui conviendrait le moins de faire. On se pose un problème à soi-même : on établit les besoins, les conséquences des actions que l’on met en concurrence entre elles, pour ensuite peser le pour et le contre, et finir par élire l’une d’entre elles afin d’écarter la ou les autres options. Aristote oppose donc la volonté et le libre choix par le biais des actions qu’ils entraînent respectivement.

Prenons l’exemple suivant : Je suis en ce moment même devant mon ordinateur, en train de taper sur mon clavier afin d’élaborer du mieux que je le peux mon explication de texte de philosophie. C’est bel et bien une action ; quel a donc été le mobile de cette action ? Est-ce un « acte soudain » ou un acte réfléchi ? Dans le cas présent, c’est bien évidemment la première réponse qui est la bonne ; ma volonté de faire ma philosophie étant terriblement puissante, je me suis jetée devant mon écran afin de faire mon travail, sans réfléchir réellement au reste de mes obligations journalières. J’aurais en effet pu prendre un temps de réflexion, pour solliciter ma raison, et faire ce qu’il convenait le mieux de faire : j’aurais pu faire un choix entre la rédaction de mon devoir de philosophie, source d’auto satisfaction et de plaisirs inégalables, et la dégustation d’un goûter copieux au coin d’un feu de bois, impératif pour tenir jusqu’au repas du soir ; mais je n’ai pas fait ce libre choix, car j’ai cédé à ma volonté et à mon impulsion du moment, ne me posant pas de questions à propos des conséquences de ce caprice sur le bon fonctionnement de mon estomac et l’état frigorifié de mes doigts de pieds. Selon Aristote, j’ai donc « exécuté volontairement » l’acte de faire ma philosophie, mais je n’ai pas fait de « choix délibéré ».

 

Pour suivre l’ordre de la pensée d’Aristote, l’idée suivante concerne la contradiction, le contraire de ce « choix » ; pour le philosophe, le choix est d’ordre rationnel, étant donné qu’il ne peut exister que grâce à la raison. Son contraire est donc tout ce qui relève de l’ordre de l’impulsif, du sentimental, de la sensibilité, soit finalement de notre affectivité, de notre émotivité : c'est ce qu'il nomme « désir ». Cela est donc par définition hors de notre contrôle : nous ne pouvons pas contrôler nos humeurs, nos &eacu...



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Problématique

Logiquement les hommes travaillent à être heureux, et ne font pas toute leur vie le contraire de ce qu’ils souhaitent. Si les hommes se donnent « du tracas et du mal pendant toute » leur vie c’est donc qu’ils cherchent autre chose que l’amusement. Par ailleurs, l - 16 « tout ce que nous choisissons est choisi en vue d’autre chose » puisque l’homme cherche par sa nature à être heureux et que le bonheur est une fin en soit. Aristote souligne cette contradiction et dit que l - 17, 18 « se dépenser avec tant d’ardeur et de peine en vue de s’amuser ensuite est, […] quelque chose d’insensé et de puéril à l’excès ». Remarquons l’emploi des termes ; « insensé », c'est-à-dire qui est dépourvu de « bon sens » soit qui n’a compris la démonstration que nous venons de faire, et « puéril » qui nous ramène à la métaphore de l’enfant ignorant et qui ne connait rien à la vertu.

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Textes / Ouvrages de référence

Citations

"La raison en est que toute loi est universelle et que, sur des cas particuliers, l'universalité ne permet pas de se prononcer avec justesse... La rectitude de la loi n'est pas en cause; car l'erreur ne lui pas imputable, ni imputable au législateur, mais résulte de la nature même de la chose." Aristote, Ethique de Nicomaque, Livre V. Chp. X.

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Le sage « est à un suprême degré l'homme qui ne relève que de lui-même ». Aristote, Éthique à Nicomaque, Ive s. av. J.-C.

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Plus une chose est difficile, plus elle exige d'art et de vertu. [ Ethique de Nicomaque ] Aristote

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Plus une chose est difficile, plus elle exige d'art et de vertu. Ethique de Nicomaque Aristote

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[...] Qui est maître de soi agit par choix délibéré et non sous l'impulsion du désir. ARISTOTE, Éthique à Nicomaque, Ive s. ay. J.-C.

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« La science souveraine et au plus haut point organisatrice [...], c'est la science politique. » Aristote, Éthique à Nicomaque, Ive s. av. J.-C.

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« Le juste [...] est ce qui est conforme à la loi et ce qui respecte l'égalité, et l'injuste ce qui est contraire à la loi et ce qui manque à l'égalité. » Aristote, Éthique à Nicomaque, Ive s. av. J.-C.

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"Une hirondelle ne fait pas le printemps, non plus qu'une seule journée de soleil; de même ce n'est ni un seul jour ni un court intervalle de temps qui font la félicité et le bonheur." Aristote, Éthique de Nicomaque, I, VII, 16

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« La loi est toujours quelque chose de général, et il y a des cas d'espèce pour lesquels il n'est pas possible de poser un énoncé général qui s'y applique avec rectitude. » Aristote, Éthique à Nicomaque, ive s. av. J.-C.

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