l'expression « contemplation de l'oeuvre d'art » signifie-t-elle que nous soyons passifs dans le plaisir esthétique ?

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l'expression « contemplation de l'oeuvre d'art » signifie-t-elle que nous soyons passifs dans le plaisir esthétique ?

Philosophie

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Publié le : 2/8/2005 -Format: Document en format FLASH protégé

	l'expression « contemplation de l'oeuvre d'art » signifie-t-elle que nous soyons passifs dans le plaisir esthétique	?
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  • expression : Action d'exprimer, de dire, de manifester quelque chose. « L'expression de ma liberté » c'est la façon dont ma liberté se réalise et se montre, se donne à voir.
  • contemplation : En philosophie, attitude de l'esprit qui s'absorbe dans son objet ou qui accède à une réalité supérieure.
  • signifié : Désigne, en linguistique, ce dont on parle, ce que l'on nomme à l'aide du signifiant.
  • dans quelle mesure : Jusqu'à quel degré, jusqu'à quel point.
  • plaisir : Du latin placere, être agréable à .. a) Sensation ou émotion agréable, liée à la satisfaction d'un besoin, d'un désir. b) Principe de plaisir : chez Freud, principe primaire en vertu duquel nous cherchons d'abord à nous procurer du plaisir et à fuir le déplaisir.
  • esthétique : Notion philosophique qui désigne le jugement que l'on porte sur le beau. L'esthétique est une partie dela philosophie qui réfléchit sur l'art, son essence, sa fonction.

L'art devient, dit-on volontiers, objet de consommation. Si résonne encore dans ce terme ce que l'on nomme «contemplation de l'oeuvre d'art », cette expression signifie-t-elle que nous soyons passifs dans le plaisir esthétique, c'est-à-dire que ce plaisir spécifique suppose une totale absence d'activité intellectuelle ? L'expression « contemplation de l'oeuvre d'art » signifie-t-elle que nous soyons passifs dans le plaisir esthétique ?
 



Il est rare que l'accès à une oeuvre soit immédiat: lorsque l'esprit a brutalement la révélation d'un style ou d'une oeuvre jusqu'alors méconnu, on constate qu'il était déjà imprégné de culture artistique le préparant à accepter un tel inédit (les cubistes et l'art « nègre »). Mais l'esprit non cultivé rejettera plus volontiers l'oeuvre en la trouvant choquante (la réaction des contemporains des cubistes au même art « nègre »).

- Ainsi, même si l'on devait constater que le temps de la contemplation est passif, il faudrait souligner combien cette passivité résulte d'un travail antérieur.

II. COMMENT ET QUE CONTEMPLE-T-ON ?

- Pour savoir si la contemplation est en elle-même passive ou non, il faut l'analyser précisément. Que vise-t-elle et comment (dans quelles conditions) a-t-elle lieu?

- S'il y avait passivité, cela signifierait que l'oeuvre d'art vient combler simplement une attente préétablie - c'est-à-dire qu'elle n'apporte rien d'imprévu. Or l'oeuvre véritable propose au contraire - à la sensibilité et peut-être complémentairement à l'esprit - un dispositif qui, n'étant pas en permanence présent dans le quotidien, s'affirme comme singulier. En quoi réside cette singularité?




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Problématique

L'art devient, dit-on volontiers, objet de consommation. Si résonne encore dans ce terme ce que l'on nomme «contemplation de l'oeuvre d'art », cette expression signifie-t-elle que nous soyons passifs dans le plaisir esthétique, c'est-à-dire que ce plaisir spécifique suppose une totale absence d'activité intellectuelle?

Ce sont Homère et Hésiode qui ont inventé les dieux grecs. Cet âge d'or de l'art, que Hegel définit comme "classique", sera dépassé par l'art romantique avec l'apparition du christianisme. La religion chrétienne est essentiellement anthropomorphique : le divin est le Christ, soit une pure individualité charnelle, qui a souffert et qui est morte en croix. Seul l'art peut ici donner une représentation charnelle de ce divin, dont le passage historique a été fugitif, et si l'art est mort dans notre société moderne, c'est probablement pour la raison que la spiritualité chrétienne ne suffit plus tout à fait aux besoins de l'esprit. Le beau est une idée, soit l'unité d'un concept et de la réalité. Le concept est l'âme tandis que la réalité en est l'enveloppe charnelle. Le beau est donc la manifestation sensible de cette unité ; il exprime une réconciliation.

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Plan détaillé

Textes / Ouvrages de référence

Citations

(...) une fausse sculpture polynésienne n'est pas moins morte pour un amateur d'art polynésien qu'un faux Raphaël pour l'académiste le plus endurci. Nous voulons que l'oeuvre d'art soit l'expression de -celui qui l'a faite., MALRAUX, les Voix du silence, p. 278.

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Le rôle des musées dans notre relation avec les oeuvres d'art est si grand, que nous avons peine à penser qu'il n'en existe pas, qu'il n'en exista jamais, là où la civilisation de l'Europe moderne est ou fut inconnue (...) ils ont imposé au spectateur une relation toute nouvelle avec l'oeuvre d'art. Ils ont contribué à délivrer de leur fonction les oeuvres d'art qu'ils réunissaient (...) Les cabinets d'antiques et les collections existaient au XVIIËe siècle, mais ne modifiaient pas, à l'égard de l'oeuvre d'art, une attitude dont Versailles est le symbole. Le musée sépare l'oeuvre du monde «profane» et la rapproche des oeuvres opposées ou rivales. Il est une confrontation de métamorphoses., MALRAUX, les Voix du silence, p. 11.

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Parmi ces oeuvres, l'usage crée une catégorie dite des oeuvres d'art. Il n'est pas très facile de préciser ce terme, si toutefois il est besoin de le préciser. D'abord je ne distingue rien, dans la -production des oeuvres, qui me contraigne nettement à créer une catégorie de l'oeuvre d'art (...) Mais si l'on porte le regard sur les effets des oeuvres faites, on découvre chez certaines une particularité qui les groupe et qui les oppose à toutes les autres (...) L'oeuvre nous offre dans chacune de ses parties, à la fois l'-aliment et l'-excitant. Elle éveille continuellement en nous une soif et une source., VALÉRY, Variété V, Leçon inaug. cours Poétique, p. 317.

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Nous voulons que l'oeuvre d'art soit l'expression de celui qui l'a faite parce que le génie n'est, pour nous, ni fidélité à un spectacle, ni combinaison, et n'est originalité que parce qu'il est - classique ou non - invention., MALRAUX, les Voix du silence, p. 372.

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-(Une esthétique érudite) n'est qu'une connaissance stérile si elle ne se met pas au service d'une esthétique spirituelle qui, suivant l'expression que Ruskin nous a donnée de l'art, transforme, transmute nos perceptions en émotions, change ce qui s'offre à notre vision en nuances exquises de notre sensibilité., R. LE SENNE, Traité de morale générale, p. 292.

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Ce qu'une oeuvre d'art suscite en nous, c'est, en même temps qu'une jouissance directe, un jugement portant aussi bien sur le contenu que sur les moyens d'expression et sur le degré d'adéquation de l'expression au contenu. Esthétique (1832) Hegel, Georg Wilhelm Friedrich

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Ce qu'une oeuvre d'art suscite en nous, c'est, en même temps qu'une jouissance directe, un jugement portant aussi bien sur le contenu que sur les moyens d'expression et sur le degré d'adéquation de l'expression au contenu. Esthétique (1832) Hegel, Georg Wilhelm Friedrich

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Ce qu'une oeuvre d'art suscite en nous, c'est, en même temps qu'une jouissance directe, un jugement portant aussi bien sur le contenu que sur les moyens d'expression et sur le degré d'adéquation de l'expression au contenu. [ Esthétique (1832) ] Hegel, Georg Wilhelm Friedrich

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L'observation est active et volontaire. La contemplation involontaire et passive. Dans l'observation, le courant principal va de l'esprit à l'univers. Dans la contemplation, c'est le contraire. L'idée d'attention est liée à l'idée d'observation, elle s'accorde mal à l'idée de contemplation et voilà exactement en quoi la définition de Littré -(du mot contemplation) ne me semble pas exacte., G. DUHAMEL, Chronique des saisons amères, I, XXIV.

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