LE SITE D'AIDE À LA DISSERTATION ET AU COMMENTAIRE DE TEXTE EN PHILOSOPHIE
EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- conscience : La connaissance qu'a l'homme de ses pensées, de ses sentiments et de ses actes. La conscience, par cette possibilité qu'elle a de faire retour sur elle-même, est toujours également conscience de soi. C'est elle qui fait de l'homme un sujet, capable de penser le monde qui l'entoure. CONSCIENCE MORALE: Jugement pratique par lequel le sujet distingue le bien et le mal et apprécie moralement ses actes et ceux d'autrui. CONSCIENCE PSYCHOLOGIQUE : Aperception immédiate par le sujet de ce qui se passe en lui ou en dehors de lui.
Extrait du corrigé : - Certaine réalisation du phonème r (le r « roulé ») peut exprimer - involontairement - que l'on est paysan ou bourguignon. Il n'est nullement nécessaire, pour cela, d'en être conscient.- Même réflexion en ce qui concerne l'usage de tel ou tel « niveau de langue ».- La présupposition, dont parle Ducrot, est le plus souvent inconsciente. Et pourtant, en un certain sens, elle nous exprime. Cela peut être vrai même dans des oeuvres qui requièrent pourtant une grande vigilance critique et théorique (et donc, comme on serait tenté de le dire familièrement, un « haut niveau de conscience »). Par exemple pour Viète l'algèbre ne représentait en fait qu'un procédé de notation plus commode, sans plus, pour l'essentiel. Il ne mesurait pas (ses contemporains non plus) la différence entre elle et l'Arithmétique alors même qu'il en était l'« inventeur ».* Au niveau « gestuel ». On dit parfois que nos mains « parlent » et qu'il est tout particulièrement difficile de maîtriser cette expression (le plus souvent inconsciente) de nous-même.
Corrigé de 3033 mots (soit 5 pages) directement accessible
Le corrigé du sujet "N'exprime-t-on que ce dont on a conscience ?" a obtenu la note de : aucune note
faire dont n'a est-on être pas suis-je responsable conscience désirs l'homme aucune soi-même penser illusions question science "qui n'ai d'une corps exacte l'art mort claire réponse dévoilement vérité par n'exprime-t-on limites
Le verbe « exprimer » a pour racine étymologique le préfixe latin « ex » qui désigne toute activité d’extériorisation, un mouvement du dedans vers le dehors. Cette considération étymologique nous permet de voir qu’exprimer est l’activité qui désigne un passage de l’intérieur vers l’extérieur dans le domaine de la pensée : il s’agit de rendre public, mondain, nos vécus intérieurs, nos perceptions intimes, nos idées. Pour le dire d’une manière plus condensée, on appelle expression la mondanisation de l’intériorité d’un sujet (mondanisation : c'est-à-dire le mouvement qui rend mondain, public, extérieur). Prenons garde à une conclusion rapide que nous pourrions faire : l’expression n’a pas pour unique médium le langage oral. Il existe également une expression qui passe par le medium du corps, un langage tout aussi expressif qui peut être maitrisé (pensons à la danse) ou plus spontané (les expressions incontrôlées du visage). De plus, il existe une expression médiatisée, c'est-à-dire qui passe par l’intermédiaire d’objets que nous avons créés, tels les artefacts de l’art. En somme, l’expression est une activité qui passe par de multiples médiums : langage, langage du corps, productions artistiques du sujet.
Quand nous disons le mot « conscience » nous faisons référence à deux objets distincts dont le premier est le moyen de l’autre : d’une part, nous désignons la faculté qu’à notre esprit de saisir ce qui se passe en nous ou en dehors de nous, c’est ce que nous nommerons « conscience psychologique ». Et d’autre part, nous faisons référence à la conscience morale, qui vient après la conscience psychologique, quand le sujet juge de la valeur morale de son action ou de ses intentions.
Si nous nous demandons si l’on exprime uniquement ce dont on a conscience, cela signifie que nous sommes invités à réfléchir exclusivement sur le premier sens du mot conscience que nous venons de définir, à savoir l’aperception de nos propres représentations, ce savoir réflexif de nos représentations. A première vue, que l’on puisse exprimer uniquement ce dont on a conscience parait à ce point évident que la question qui nous est posée en devient presque illégitime : bien entendu que nous n’exprimons que ce dont on a conscience, car le langage n’est pas une activité spontanée, mais un effort d’extériorisation de ce dont nous savons que nous en avons connaissance. D’autre part, la conscience désigne la totalité de l’activité psychique pour certains auteurs, de sorte qu’il est en vérité impossible d’exprimer ce dont on n’a pas conscience, car en dehors de la conscience, il n’y a rien. Mais ne faisons-nous pas fausse route en prétendant une telle chose ? Il se peut en effet que la conscience n’épuise pas la totalité de notre activité psychique, que la conscience soit déterminée par autre chose qu’elle-même, à moins que cette autre chose lui-même s’exprime.
Nous nous demanderons donc si l’expression est commensurable à la conscience, ou si, au contraire, l’expression ne se limite pas aux étroites frontières de la conscience.
![]() | ![]() |
15000 corrigés de disseration en philosophie