Faire son devoir, est-ce renoncer au bonheur ?

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Faire son devoir, est-ce renoncer au bonheur ?

Philosophie

Aperçu du corrigé : Faire son devoir, est-ce renoncer au bonheur ?



Publié le : 29/1/2004 -Format: Document en format FLASH protégé

Faire son devoir, est-ce renoncer au bonheur ?
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Si le bonheur est le but de l'homme et si le devoir est une obligation, ne peut-on être heureux en faisant son devoir ? N'entre-t-il pas dans le devoir d'être heureux (Épicure) ? Ou le devoir, envisagé comme contrainte, empêche-t-il d'être heureux ? Moralement, devoir et bonheur sont-ils incompatibles ? Si le devoir est un choix (reposant sur la liberté), est-ce que ce choix implique le renoncement au bonheur ? L'obligation par principe ne suppose-t-elle pas l'impossibilité de se laisser aller au bonheur qui se présente de manière contingente ? Le devoir n'est-il que pure contrainte ? S'il est choix, il est aussi adhésion à un choix, donc pas aussi antinomique qu'il n'y paraît avec le bonheur. Il peut exister aussi un plaisir de faire son devoir, voire le bonheur du devoir accompli. Le bonheur est-il forcément incompatible avec la modération, la réflexion dans ses choix ? N'existe-t-il pas un bonheur relevant de la raison, de la morale ? Kant refuse tout sentiment dans la définition du devoir, tout plaisir ou satisfaction à avoir face au devoir bien fait, car ensuite on pourrait faire son devoir pour retrouver cette sensation de joie. Pour lui, devoir et bonheur ne peuvent être en rapport, mais exister indépendamment.



b) Loin d'exclure totalement le bonheur, la raison pratique doit lui faire sa part, car le malheur ou la misère constituent autant de tentations d'enfreindre son devoir ; assurer son propre bonheur devient ainsi un devoir indirect. Certes, le bonheur n'est pas encore une fin, il reste le moyen légitime d'écarter les obstacles à la moralité.c) La morale ne vise donc pas à nous apprendre à être heureux, mais à nous rendre dignes du bonheur par la pratique de la vertu envisagée comme obéissance à la loi. Le morale est centrée sur le mérite, non point sur le bonheur ; mais ce dernier demeure, à titre d'objet de notre espérance.  Le bonheur chez Kant. « Pour l'idée du bonheur un tout absolu, un maximum de bien-être dans mon état présent et dans toute ma condition future, est nécessaire. Or il est impossible qu'un être fini, si perspicace et en même temps si puissant qu'on le suppose, se fasse un concept déterminé de ce qu'il veut ici véritablement. Veut-il la richesse ? Que de soucis, que d'envie, que de pièges ne peut-il pas par là attirer sur sa tête ! Veut-il beaucoup de connaissance et de lumières ? Peut-être cela ne fera-t-il que lui donner un regard plus pénétrant pour lui représenter d'une manière d'autant plus terrible les maux qui jusqu'à présent se dérobent encore à sa vue et qui sont pourtant inévitables, ou bien que charger de plus de besoins encore ses désirs qu'il a déjà bien assez de peine à satisfaire.


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    Problématique

    Plan détaillé

    I - Le bonheur comme souverain bien
    II - L'antinomie du bonheur et de la morale
    III - Le bonheur comme devoir indirect

    Textes / Ouvrages de référence

    Citations

    HTML clipboard  « Le devoir est la nécessité d'accomplir une action par respect pour la loi. » Kant, Fondements de la métaphysique des moeurs, 1785.
     « Par respect pour la loi » : une action accomplie en conformité apparente avec le devoir n'est pas nécessairement une action morale ; pour qu'elle le soit, il faut qu'elle ait été accomplie par devoir, c'est-à-dire par pur respect de la loi morale.
     
     
    « Celui qui sauve un de ses semblables en danger de se noyer accomplit une action moralement bonne, que son motif d'action soit le devoir ou l'espoir d'être payé de sa peine. » John Stuart Mill, L'Utilitarisme, 1861.
     
     
    « Devoir ! mot grand et sublime, [...] ou trouver la racine de ta noble lige [...] ? Ce ne peut être rien de moins que ce qui élève l'homme au-dessus de lui-même. » Kant, Critique de la raison pratique, 1788.
     
     
    « Il n'y a donc qu'un impératif catégorique, et c'est celui-ci : Agis uniquement d'après la maxime qui fait que tu peux vouloir en même temps qu'elle devienne une loi universelle. » Kant, Fondements de la métaphysique des moeurs, 1785.
     L'impératif kantien désigne un commandement de la raison pratique. Il est hypothétique quand il indique simplement les moyens d'atteindre un objectif extérieur (si tu veux ceci, fais cela) ; il est catégorique quand il ordonne absolument et sans condition.
     
     
    « L'obéissance au devoir est une résistance à soi-même. » Bergson, Les Deux Sources de la morale et de la religion, 1932.

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