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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- fait : Ce qui est ou ce qui arrive, et qui se donne ou même s'impose à nous dans l'expérience. On distingue souvent le fait brut, qui s'offre immédiatement à l'observation dans l'expérience ordinaire, et le fait construit (fait scientifique), qui résulte d'une élaboration théorique et expérimentale (Bachelard appelle «phénoménotechnique» cette construction du fait). Cependant, même le fait brut est imprégné de théorie, même s'il peut s'agir d'une théorie pré-scientifique, c'est-à-dire de préjugés. Le fait (ce qui est) se distingue par principe du droit (ce qui doit être). De même, une question de fait porte sur le pourquoi ou le comment, alors qu'une question de droit porte sur la valeur et la légitimité. On oppose l'état de fait à l'état de droit, c'est-à-dire conforme au droit (légal ou légitime).
- scientifique : Sens 1: Qui concerne la science. Qui est conforme aux procédés de recherche et d'observation des sciences. Sens 2: Personne spécialisée dans une ou plusieurs sciences.
Extrait du corrigé : * Pour Nietzsche, le langage atomise la pensée. Tandis que notre activité psychique est un « flux continu », les mots nous présentent constamment les choses comme plus simples qu'elles ne sont, séparées les unes des autres, et nous poussent à croire aux faits isolés, déformant du même coup notre vie psychique.* Pour Bergson, la pensée est incommensurable* avec le langage.- Le langage fige « ce que notre âme ressent » : si la pensée se déroule dans la durée d'un flux continu, le langage se déploie dans l'espace, le discontinu. Les flux de conscience sont donc dénaturés par les mots qui les découpent et les juxtaposent.- De plus, le langage impersonnalise : le langage est général, commun à tous, mais chaque vécu psychique est singulier, incomparable. Le langage est donc réducteur, pauvre à exprimer les nuances de la vie intérieure.- Enfin, le langage fait écran à l'intérieur de nous-même : les mots nous dérobent notre moi jaillissant et instable, pour le chosifier, l'objectiver. Ainsi, nos états se détachent-ils de nous, formant un "second moi", social et superficiel, un moi qui n'est plus moi.L'idée d'une langue universelle.
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