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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- fait : Ce qui est ou ce qui arrive, et qui se donne ou même s'impose à nous dans l'expérience. On distingue souvent le fait brut, qui s'offre immédiatement à l'observation dans l'expérience ordinaire, et le fait construit (fait scientifique), qui résulte d'une élaboration théorique et expérimentale (Bachelard appelle «phénoménotechnique» cette construction du fait). Cependant, même le fait brut est imprégné de théorie, même s'il peut s'agir d'une théorie pré-scientifique, c'est-à-dire de préjugés. Le fait (ce qui est) se distingue par principe du droit (ce qui doit être). De même, une question de fait porte sur le pourquoi ou le comment, alors qu'une question de droit porte sur la valeur et la légitimité. On oppose l'état de fait à l'état de droit, c'est-à-dire conforme au droit (légal ou légitime).
- libre : sans entrave, en faisant ce que j'ai décidé de faire, maître de ma vie autant que je le veux.
- liberté : Ce mot, en philosophie a trois sens : 1° Libre arbitre. Pouvoir mystérieux de choisir entre les motifs qui me sollicitent sans être déterminé par aucun d'eux. 2° Liberté de spontanéité. S'oppose non plus au déterminisme mais à la contrainte : état de celui qui agit sans être contraint par une force extérieure. 3° Liberté du sage. État de celui qui est délivré des passions et agit à la lumière de la raison.
Extrait du corrigé : Pour ce qui est du sentiment de liberté, le sujet pense alors parvenir à l'absolu de la liberté : si je fais ce que je veux en vacances, je me crois absolument libre, je me sens parfaitement libre. Cependant, ce sentiment d'une absolue liberté correspond-il à la liberté elle-même ? Il serait faux de croire que la liberté correspond à la possibilité de faire tout ce que l'on veut. En effet, cela fait appel à ce que Kant désigne comme une détermination pathologique de la volonté : pathologique signifie que la volonté souffre d'une infirmité, c'est-à-dire qu'elle ne dépend pas d'elle-même, mais elle est conditionnée par autre chose, la sensibilité, autrement dit les affects, les pulsions ou les désirs. Une volonté qui ne veut que ce que veut la sensibilité est donc hétéro-nome (elle dépend d'autre chose, au lieu d'être auto-nome) ; elle est obligée de se soumettre aux désirs, qui changent sans cesse et qui n'ont rien de stable. En disant que l'on peut faire ce que l'on veut, on dit plutôt que l'on veut faire ce que l'on peut. On ne veut rien en propre, mais on se soumet aux désirs qui nous dictent leurs conditions. Le sentiment de liberté nous livre donc une impression fausse lorsqu'il nous rapproche d'une liberté comme pouvoir absolu de faire, comme sentiment d'omnipotence. Il n'est alors pas faux au sens où il nous donne l'impression d'être libre quand ce n'est pas le cas, mais parce qu'il nous trompe sur la liberté. Mais, si nous savons ce que celle-ci n'est pas, il nous reste encore à dire ce qu'elle est.
Corrigé de 1334 mots (soit 2 pages) directement accessible
Le corrigé du sujet " Le fait de se sentir libre nous apporte-t-il la liberté ?" a obtenu la note de : aucune note
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Notre sujet nous propose d’interroger le rapport entre le sentiment de (la) liberté et le fait d’être libre, c’est-à-dire la liberté effective. Or, il ne s’agit pas de se demander si le sentiment de la liberté équivaut à une liberté réellement éprouvée (je me sens libre, donc je suis libre), puisque l’on peut penser le sentiment sur le mode de l’illusion (je me sens libre, mais je ne le suis pas réellement) ; plutôt, il s’agit de savoir si le sentiment de la liberté nous apporte la liberté. Autrement dit, le sentiment de la liberté, le fait de se sentir libre peut-il nous conduire à la liberté ? En d’autres termes, se sentir libre, est-ce commencer d’être libre ?
Pour répondre à ces questions, nous devons examiner ce que peut être la liberté, mais également le sentiment qui l’accompagne : que signifie l’expression « se sentir libre » ? Une fois cela fait, nous serons en mesure d’éclairer les rapports entre les deux.
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