Faut-il absolument être moderne ? *
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Aperçu du corrigé : Faut-il absolument être moderne ?
Qu’est-ce que la modernité ? Qu’est-ce que le « classicisme » appliqué à la science politique ainsi qu’à la philosophie politique mais pas seulement car, comme tout système de pensée, la modernité politique découle d’une conception ontologique de l’homme, c'est-à-dire une définition de l’essence de l’homme.
Sans que nous sachions véritablement ce que cela signifie, nous nous savons hommes modernes en ce que nos sociétés contemporaines et je parle là des sociétés occidentales car, pour ne pas faire d’ethnocentrisme, il convient de rappeler que la modernité est un concept occidental, nous nous savons modernes donc car nous nous savons vivre dans des sociétés marquées par le droit, les droits de l’homme (deux notions qui ne vont pas forcément de paire) et par une organisation politique en Etat souverain. Voilà donc les quatre traits fondamentaux de la modernité :
- le pouvoir politique, institutionnalisé et centralisé est exercé par ses détenteurs via un appareil administratif, fortement hiérarchisé et spécialisé que l’on appelle l’Etat et qui jouit de deux monopoles fondamentaux que sont les monopoles fiscal et militaire. Ce dernier monopole (celui de lever les armées et d’exercer la violence légitime à l’encontre des sujets ou des citoyens) fonde par ailleurs cette notion capitale pour la modernité qu’est la souveraineté de l’Etat (« la compétence de la compétence » ) qui s’exerce sur un territoire donné et délimité par des frontières.
- partant, les relations interindividuelles qui ne sont plus régies par des liens de féodalité puisque seuls les fonctionnaires spécialisés sont habilités à rendre justice, ces relations interindividuelles sont donc progressivement régies par le droit.
- quant à la norme suprême des sociétés modernes, il s’agit des droits de l’homme ; une notion corrélative à la notion de souveraineté. En effet, la souveraineté qui va à l’encontre des systèmes féodaux et impériaux, fonde le droit à la vie et à la sûreté qui reste le premier des droits de l’homme.
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I. L’Homme moderne, maître de toute chose.
II. Les impasses philosophiques et pratiques de la modernité
III. Les dangers politiques d’un retour aux « Anciens »
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